Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2302904

mercredi 24 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2302904
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation7ème Chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, des pièces complémentaires et un mémoire, enregistrés le 3 mars, le 6 juillet et le 12 septembre 2023, Mme D B, représentée par Me Pierre, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 11 février 2022 par lequel le préfet du Val-d'Oise lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays d'éloignement ;

2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un certificat de résidence algérien dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le même délai ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des articles

L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 à verser à Me Pierre, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché de vices de procédure dès lors que :

. le médecin rapporteur n'a pas fait état, dans son rapport adressé au collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), du risque élevé de récidive de sa pathologie, ce qui est susceptible d'avoir influé le sens de l'avis rendu par ce collège ;

. en l'absence de production de l'avis du collège des médecins de l'OFII par le préfet, il n'est pas établi que celui-ci comporte les mentions prévues à l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 ;

. il n'est pas établi que le médecin ayant rédigé le rapport médical n'a pas siégé au sein du collège ayant émis l'avis, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

. il n'est pas établi que l'avis a été adopté après une délibération tenue en formation collégiale ;

. l'avis ne comporte pas la signature authentifiée, conformément aux dispositions de l'article L. 212-3 du code des relations entre le public et l'administration et du paragraphe I de l'article 9 de l'ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005, des médecins du collège ;

- l'arrêté attaqué méconnaît les stipulations de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de l'arrêté attaqué sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 septembre 2023, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par une décision du 24 octobre 2022, le bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Pontoise a accordé à Mme B, le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Fléjou,

- et les conclusions de Mme David-Brochen, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante algérienne née le 25 mars 1967, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 11 février 2022 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être reconduite.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont les dispositions de procédure sont applicables aux ressortissants algériens : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé () ". Selon l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. Le médecin de l'office () transmet son rapport médical au collège de médecins () ". L'article R. 425-13 du même code dispose que : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège () ". Aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le collège de médecins à compétence nationale de l'office comprend trois médecins instructeurs des demandes des étrangers malades, à l'exclusions de celui qui a établi le rapport. () ". Et aux termes de l'article 6 de cet arrêté : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : / a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement. / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. () / L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège. "

3. Il ressort des pièces du dossier que le rapport médical prévu à l'article R. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été établi par le docteur E et transmis à un collège de médecins composé des docteures Levy-Attias, Vanderhenst et De-Prin, qui se sont prononcées sur la situation de Mme B. L'avis du 30 décembre 2021 de ce collège, établi conformément aux dispositions précitées de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016, mentionne clairement l'identité des trois médecins le composant, permettant ainsi d'établir que le médecin rapporteur n'y appartenait pas. Par suite, les moyens tirés des vices de procédure liés à l'absence des mentions prévues à l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016, à la composition irrégulière du collège et à l'absence de délibération en formation collégiale de trois médecins doivent être écartés.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 212-3 du code des relations entre le public et l'administration : " Les décisions de l'administration peuvent faire l'objet d'une signature électronique. Celle-ci n'est valablement apposée que par l'usage d'un procédé, conforme aux règles du référentiel général de sécurité mentionné au I de l'article 9 de l'ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives, qui permette l'identification du signataire, garantisse le lien de la signature avec la décision à laquelle elle s'attache et assure l'intégrité de cette décision. "

5. A supposer que l'avis du collège de médecins de l'OFII du 30 décembre 2021 ait fait l'objet de signatures électroniques par les trois médecins membres du collège médical, cet avis n'est, en tout état de cause, pas au nombre des actes relevant du champ d'application de l'article L. 212-3 précité du code des relations entre le public et l'administration dont le respect ne s'impose qu'aux décisions administratives. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de l'avis en ce que l'authenticité des signatures des médecins du collège ne serait pas démontrée doit être écarté.

6. En troisième lieu aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Au vu du certificat médical et des pièces qui l'accompagnent ainsi que des éléments qu'il a recueillis au cours de son examen éventuel, le médecin de l'Office établit un rapport médical, conformément au modèle figurant à l'annexe B du présent arrêté. ".

7. En l'espèce, le rapport médical du 13 décembre 2021 fait état des traitements à mettre en œuvre en cas de récidive du cancer du pancréas dont la requérante a souffert par le passé. En particulier, le rapport précise qu'une chimiothérapie devra être initiée en cas de récidive et qu'une chirurgie de totalisation pourra être envisagée en cas de récidive locale. Ces mentions permettaient ainsi au collège des médecins de l'OFII d'être informé qu'il existait un risque de récidive de la pathologie dont souffrait la requérante. Dans ces conditions, la seule circonstance que la mention " haut risque de récidive ", figurant sur le certificat médical complété par le docteur A le 18 août 2021 à l'attention de l'OFII, ne figure pas dans le rapport du docteur E, ne peut être regardée comme ayant eu une influence sur le sens de la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure résultant de ce que le rapport médical transmis au collège des médecins de l'OFII était incomplet doit être écarté.

8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () / 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays. () ".

9. Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l'une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier, et compte-tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si l'état de santé d'un étranger nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.

10. Pour prendre l'arrêté attaqué, le préfet du Val-d'Oise s'est fondé sur l'avis émis le 30 décembre 2021 par le collège des médecins de l'OFII qui indique que l'état de santé de Mme B nécessite une prise en charge médicale et peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont elle est originaire, elle peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et qu'au vu des éléments de son dossier à la date de l'avis, l'état de santé de Mme B peut lui permettre de voyager sans risque vers le pays d'origine. Mme B soutient qu'elle ne pourrait pas bénéficier effectivement d'un traitement approprié à son état de santé en Algérie en raison tant de l'état des structures médicales publiques et de la disponibilité des traitements dans ce pays que du coût des soins dans le secteur médical privé.

11. Il ressort des pièces du dossier que Mme B est atteinte d'un cancer du pancréas, qu'elle a été opérée en 2016 et qu'une récidive pulmonaire a été diagnostiquée en 2019 et traitée par chimiothérapie puis radiothérapie. Il ressort du certificat médical confidentiel adressé au médecin rapporteur de l'OFII dans le cadre de la demande de titre de séjour en litige que l'état de santé de Mme B nécessite de réaliser des scanners thoraco-abdomino-pelviens tous les trois mois mais que ce n'est qu'en cas de récidive que sera proposée soit une chimiothérapie par Folfirinox soit une totalisation de la pancréatectomie. A cet égard, ni les articles de presse produits par Mme B, ni le certificat médical rédigé par le docteur A le 1er décembre 2020 faisant état de la nécessité de " soins non disponibles dans [le pays d'origine de Mme B] " ne permettent de démontrer qu'elle ne pourrait réaliser les scanners, IRM et écho-endoscopie nécessaires au suivi de sa pathologie dans son pays d'origine. Si un article de presse du 26 septembre 2022 fait apparaître que la technique de la radiothérapie stéréotaxique n'a été introduite en Algérie que postérieurement à la date de l'arrêté attaqué, il ne ressort pas des certificats médicaux produits qu'à cette date, la requérante avait encore besoin de ce traitement qui avait été utilisé pour traiter sa rechute, ainsi que cela ressort du certificat rédigé le 28 février 2022 par le docteur C. Les éléments dont se prévaut Mme B ne permettent ainsi pas de remettre en cause l'appréciation portée par le collège des médecins de l'OFII sur la possibilité pour elle de bénéficier effectivement d'un traitement approprié à son état de santé en Algérie, lequel ne requiert actuellement qu'une surveillance par divers examens d'imagerie. Est sans incidence à cet égard la circonstance selon laquelle elle a bénéficié de plusieurs autorisations provisoires de séjour avant de faire l'objet de l'arrêté attaqué. Au surplus, en opposant le coût des traitements dans le secteur privé par rapport au salaire moyen en Algérie pour un traitement dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il lui était nécessaire à la date de l'arrêté attaqué et sans apporter de précision sur sa situation personnelle ou celle de son mari qui réside en Algérie, Mme B n'établit pas qu'elle serait dans l'impossibilité financière de poursuivre en Algérie le suivi et la prise en charge nécessaire à son état de santé, dans le secteur privé. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 doit être écarté.

12. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "

13. Si Mme B soutient demeurer en France depuis le mois d'avril 2016, cette seule circonstance, à la supposer établie, ne suffit pas à elle seule à établir qu'elle dispose en France du centre de ses intérêts personnels et familiaux alors que son époux et ses enfants résident en Algérie. Dans ces conditions et eu égard à ce qui a été énoncé au point 11 du présent jugement, le préfet du Val-d'Oise n'a pas, en prenant l'arrêté attaqué, porté une atteinte disproportionnée au droit de Mme B au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. En sixième et dernier lieu, pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste qu'aurait commise le préfet du Val-d'Oise dans l'appréciation des conséquences de l'arrêté attaqué sur la situation personnelle de Mme B doit être écarté.

14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B doivent être rejetées.

Sur les conclusions accessoires :

15. Par voie de conséquence du rejet de ses conclusions à fin d'annulation, les conclusions de Mme B à fin d'injonction ainsi que celles relatives aux frais exposés et non compris dans les dépens doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B, à Me Aurélia Pierre et au préfet du Val-d'Oise.

Délibéré après l'audience du 26 mars 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Drevon-Coblence, présidente,

Mme Fléjou, première conseillère et Mme Moinecourt, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 avril 2024.

La rapporteure,

signé

V. Fléjou

La présidente,

signé

E. Drevon-CoblenceLa greffière,

signé

D. Charleston

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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