mercredi 29 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2304037 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | CABINET BONNEAU LE QUINTREC |
Vu les procédures suivantes :
I°) Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 15 février 2023 et 29 février 2024, sous le n° 2302212, la société EURIS HEALTH CLOUD représentée par Me Le Quintrec, demande au tribunal :
1°) d'une part, d'annuler la décision du 5 décembre 2022 par laquelle le collège territorial de Nanterre a pris position en ce sens que les travaux présentés par la société au titre de l'année 2021 ne peuvent être considérés comme relevant d'une activité de recherche et développement et ne sont donc pas éligibles au dispositif prévu par l'article 244 quater B du code général des impôts et, d'autre part, de prononcer le remboursement de la créance de crédit d'impôt pour dépenses de recherche dont elle est bénéficiaire au titre de l'année 2021 à hauteur de 519 994 euros, assorti des intérêts moratoires ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires, enregistrés les 3 mai 2023 et 5 avril 2024, le directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise conclut, dans le dernier état de ses écritures au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête, en raison du remboursement, le 19 mars 2024, du crédit d'impôt recherche sollicité.
Par un mémoire en réplique, enregistré le 18 avril 2024, la société Euris Health Cloud prend acte du remboursement intervenu et porte à 4000 euros sa demande présentée en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
II°) Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 mars 2023 et 29 février 2024, sous le n° 2304037, la société Euris Health Cloud, représentée par Me Le Quintrec, demande au tribunal :
1°) de prononcer le remboursement de la créance de crédit d'impôt pour dépenses de recherche dont elle est bénéficiaire au titre de l'année 2021 à hauteur de 519 994 euros, assorti des intérêts moratoires ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires, enregistrés les 6 octobre 2023 et 5 avril 2024, le directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer sur la demande de la requérante en raison du remboursement prononcé en cours d'instance.
Par un mémoire, enregistré le 18 avril 2024, la société Euris Health Cloud prend acte du remboursement intervenu et porte à 5 500 euros sa demande présentée en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n° 2302212 et n° 2304037 formées par la même contribuable présentent à juger des questions identiques. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par une seule ordonnance.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
3. En premier lieu, par une décision en date du 19 mars 2024, ainsi postérieure à l'introduction de la requête, l'administration fiscale a prononcé le remboursement de la somme de 519 994 euros correspondant au montant du crédit impôt recherche qui a fait l'objet de la décision défavorable du 5 décembre 2022 du collège territorial de Nanterre et dont la société Euris Health Cloud a demandé la restitution au titre de l'année 2021. Par suite, les conclusions tendant, d'une part, à l'annulation de ladite décision et d'autre part, au remboursement de cette créance sont devenues sans objet, de sorte qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.
4. En deuxième lieu, en l'absence de litige né et actuel relatif à un refus de paiement des intérêts moratoires éventuellement dus au contribuable au titre de l'article L. 208 du livre des procédures fiscales, les conclusions présentées à ce titre sont sans objet. Par suite, elles ne peuvent qu'être rejetées comme manifestement irrecevables.
5. En dernier lieu, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat, au titre des deux présentes instances, une somme globale de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et de restitution présentées par Euris Health Cloud.
Article 2 : L'Etat versera une somme de 2 000 euros à la société Euris Health Cloud en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Euris Health Cloud et au directeur départemental des finances publiques du Val d'Oise.
Fait à Cergy-Pontoise, le 29 mai 2024.
Le président de la 2ème chambre,
signé
C. Huon
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N° 2302212 - 2304037
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026