LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2304450

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2304450

vendredi 30 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2304450
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
FormationPole Social (JU)
Avocat requérantCHARLUET-MARAIS FLORENCE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C contestant trois indus de prime exceptionnelle de fin d'année (152,45 € chacun) pour 2017, 2018 et 2019, réclamés par la CAF des Hauts-de-Seine. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de notification de l'indu de 2017 était inopérant, car les conditions de notification sont sans incidence sur la légalité de la décision. Il a également écarté le moyen relatif à l'absence de signature des décisions pour 2018 et 2019, en application des articles L. 212-1 et L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration, qui dispensent de signature les décisions notifiées via un téléservice conforme.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 26 mars 2023 et 5 mai 2024, Mme A C, représentée par Me Bapceres, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision révélée par son compte en ligne sur le site Internet de la caisse d'allocations familiales (CAF) par laquelle la CAF des Hauts-de-Seine a mis à sa charge un indu de 152,45 euros de prime exceptionnelle de fin d'année au titre de l'année 2017 ;

2°) d'annuler la décision du 17 octobre 2020 par laquelle la CAF des Hauts-de-Seine a mis à sa charge un indu de 152,45 euros de prime exceptionnelle de fin d'année au titre de l'année 2018 ;

3°) d'annuler la décision du 18 octobre 2020 par laquelle la CAF des Hauts-de-Seine a mis à sa charge un indu de 152,45 euros de prime exceptionnelle de fin d'année au titre de l'année 2019 ;

4°) de la décharger du paiement de ces sommes ;

5°) d'enjoindre à la CAF des Hauts-de-Seine de lui rembourser les sommes déjà prélevées ;

6°) de mettre à la charge de l'État et de la CAF des Hauts-de-Seine au bénéfice de son conseil la somme de 1 200 euros chacun sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

s'agissant de la prime exceptionnelle de fin d'année pour 2017 :

- la décision relative à l'indu de prime exceptionnelle de fin d'année pour 2017 ne lui a jamais été notifiée, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale ;

- l'action en recouvrement de la prime exceptionnelle de fin d'année pour 2017 est prescrite ;

s'agissant de la prime exceptionnelle de fin d'année pour 2018 et 2019 :

- les décisions ne sont revêtues d'aucune signature, en méconnaissance de L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elles sont entachées d'un défaut de motivation en méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, en ce qu'elles ne comportent aucune motivation en droit ;

s'agissant de l'ensemble des indus :

- les indus ne sont pas fondées, faute pour la CAF d'établir le versement effectif des sommes en cause, de justifier qu'elle ne remplissait pas les conditions d'attribution de ces prestations et d'établir qu'il a été mis fin au préalable à ses droits au revenu de solidarité active (RSA) sur les années en cause.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 3 avril 2024 et 4 juillet 2024, la CAF des Hauts-de-Seine, représentée par Me Charluet-Marais, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme C la somme de 500 euros ainsi que les entiers dépens.

Elle soutient qu'en raison de l'autorité de la chose jugée qui s'attache au jugement n° 2206852 du tribunal de Cergy-Pontoise, qui présente une identité de cause et de parties, la requête ne peut qu'être rejetée.

Vu :

- la décision du 28 novembre 2022 par laquelle le président du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Pontoise a admis Mme C au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;

- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme Monteagle, première conseillère, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative ;

- la décision par laquelle le rapporteur public a été, sur sa proposition, dispensé de prononcer ses conclusions à l'audience ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2017-1785 du 27 décembre 2017 ;

- le décret n° 2018-1150 du 14 décembre 2018 ;

- le décret n° 2019-1323 du 10 décembre 2019 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Monteagle, magistrate désignée, a été entendu au cours de l'audience publique.

A l'issue de l'audience, la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Après un contrôle de sa situation par la CAF des Hauts-de-Seine, Mme C s'est vu réclamer trois indus de prime exceptionnelle de fin d'année d'un montant de 152,45 euros chacun, versée à tort au titre des années 2017, 2018 et 2019 par deux décisions des 17 et 18 octobre 2020 ainsi que par une décision révélée par la consultation de son compte en ligne sur le site Internet de la CAF. Elle conteste l'ensemble de ces décisions.

Sur les conclusions d'annulation :

2. En premier lieu, les conditions de notification d'une décision administrative, qui n'ont d'effet que sur les délais de recours à l'encontre desdites décisions, sont sans incidence sur leur légalité. Dès lors, Mme C ne peut utilement soutenir que la décision relative à l'indu de prime exceptionnelle de fin d'année pour 2017 ne lui a jamais été notifiée, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale. Le moyen, inopérant, ne peut qu'être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signaturede son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. / () ". Selon l'article L. 212-2 du même code : " Sont dispensés de la signature de leur auteur, dès lors qu'ils comportent ses prénom, nom et qualité ainsi que la mention du service auquel celui-ci appartient, les actes suivants : 1° Les décisions administratives qui sont notifiées au public par l'intermédiaire d'un téléservice conforme à l'article L. 112-9 et aux articles 9 à 12 de l'ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives ainsi que les actes préparatoires à ces décisions () ".

4. Il résulte de l'instruction que les décisions des 17 et 20 octobre 2020 comportent l'initial du prénom, le nom et la qualité de son auteur, Mme B, directrice de la CAF des Hauts-de-Seine et qu'elles ont été notifiées à Mme C par l'intermédiaire du téléservice mis en œuvre par la CAF, étant ainsi dispensées de comporter la signature manuscrite de leur auteur. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, inopérant, doit être écarté.

5. En troisième lieu, la décision par laquelle l'autorité administrative procède à la récupération de sommes indûment versées au titre du revenu de solidarité active est au nombre des décisions imposant une sujétion et doit, par suite, être motivée en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il en résulte qu'une telle décision doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. A ce titre, l'autorité administrative doit faire figurer dans la motivation de sa décision la nature de la prestation et le montant des sommes réclamées, ainsi que le motif et la période sur laquelle porte la récupération. En revanche, elle n'est pas tenue d'indiquer dans cette décision les éléments servant au calcul du montant de l'indu.

6. En l'espèce, il ressort des termes mêmes des décisions des 17 et 20 octobre 2020, qu'elles comportent l'ensemble des mentions requises, citées au point précédent, tenant à la nature des prestations concernées, au montant réclamé, au motif et à la période sur laquelle porte la récupération. Ainsi, elles sont suffisamment motivées. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

7. En quatrième lieu, si la requérante soutient que les indus ne sont pas fondés, faute pour la CAF d'établir le versement effectif des sommes en cause, elle se borne à une allégation générale sans produire aucune pièce de nature à mettre en doute la réalité de ces versements, en ne joignant ni relevé bancaire, ni ses relevés de prestations pour les années 2017 à 2020, permettant sérieusement de remettre en cause qu'elle a bénéficié de ces sommes.

8. En cinquième lieu, et d'une part, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. () ". Aux termes de l'article R. 262-5 du même code : " Pour l'application de l'article L. 262-2, est considérée comme résidant en France la personne qui y réside de façon permanente ou qui accomplit hors de France un ou plusieurs séjours dont la durée de date à date ou la durée totale par année civile n'excède pas trois mois. () En cas de séjour hors de France de plus de trois mois, l'allocation n'est versée que pour les seuls mois civils complets de présence sur le territoire ". Aux termes de l'article R. 262-37 du même code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments. ". Et aux termes de l'article L. 121-7 du même code : " Sont à la charge de l'Etat au titre de l'aide sociale : () 3° Les aides de fin d'année qui peuvent être accordées par l'Etat aux allocataires du revenu de solidarité active ainsi qu'aux bénéficiaires de certaines allocations mentionnées à l'article L. 5423-24 du code du travail ou se substituant à ces dernières ; () ".

9. D'autre part, il résulte des décrets des 27 décembre 2017, 14 décembre 2018 et 10 décembre 2019 portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année aux bénéficiaires du revenu de solidarité active et aux bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique, de la prime forfaitaire pour reprise d'activité et de l'allocation équivalent retraite qu'une aide exceptionnelle, à la charge de l'État et versée par la caisse d'allocations familiales, est attribuée aux allocataires du RSA qui ont, sous certaines réserves, droit à cette allocation au titre du mois de novembre de l'année en cours ou, à défaut, du mois de décembre.

10. Au cas particulier, il résulte de l'instruction, et en particulier du rapport d'enquête du 2 octobre 2020, que l'agent assermenté en charge du contrôle des droits de Mme C au RSA a conclu, en se fondant sur l'examen des relevés bancaires du seul compte actif dont Mme C est la titulaire exclusive, que celle-ci avait résidé hors de France 252 jours au cours de l'année 2017, 280 jours au cours de l'année 2018, 239 jours au cours de l'année 2019 et 242 jours au cours de l'année 2020. Mme C ne conteste pas avoir séjourné à l'étranger au cours de ces différentes périodes, et ne fournit d'ailleurs aucune pièce ou justification susceptible de justifier de sa présence en France. Passant plus de trois mois par année civile à l'étranger, elle ne pouvait donc prétendre au versement du RSA. Mme C ne pouvant percevoir le RSA entre 2017 et 2020, elle ne remplissait dès lors pas les conditions d'octroi de la prime exceptionnelle de fin d'année pour ces trois années. Il s'ensuit que Mme C n'est pas fondée à contester le bien-fondé des indus en litige.

11. En dernier lieu et d'une part, aux termes de L'article L. 553-1 du code de la sécurité sociale : " L'action de l'allocataire pour le paiement des prestations se prescrit par deux ans. Cette prescription est également applicable à l'action intentée pas un organisme payeur en recouvrement des prestations indûment payées, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausse déclaration. / () ". La notion de manœuvre frauduleuse ou de fausse déclaration doit s'entendre comme visant les inexactitudes ou omissions délibérément commises par l'allocataire dans l'exercice de son obligation déclarative. D'autre part, aux termes de l'article 2224 du code civil : " Les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire d'un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l'exercer ".

12. Il résulte des énonciations du présent jugement que Mme C a délibérément omis de déclarer ses absences répétées et durables du territoire français auprès de la CAF des Hauts-de-Seine pendant trois années, ce qui traduit une manœuvre frauduleuse. Ainsi, elle ne peut se prévaloir de la prescription biennale de l'action en recouvrement des sommes indument payées visée par l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles. En outre, l'indu de prime exceptionnelle de fin d'année pour 2017, à l'encontre duquel Mme C invoque la prescription, doit être regardé comme ayant été mis à la charge de Mme C au plus le tard le 31 décembre 2020, date à laquelle la requérante a déposé une demande d'aide juridictionnelle en vue de le contester. Dès lors, la CAF a respecté le délai de prescription de cinq ans en mettant à la charge de la requérante le 31 décembre 2020 un indu d'une allocation versée en décembre 2017. Le moyen tiré de ce que la créance serait prescrite ne peut qu'être écarté.

13. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner l'exception de chose jugée opposée en défense, que les conclusions d'annulation présentées par Mme C doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin de décharge et à fin d'injonction.

Sur les frais liés au litige :

14. Dès lors que ni l'État, ni la CAF des Hauts-de-Seine ne sont les parties perdantes dans la présente instance, il y a lieu de rejeter la demande de Mme C présentée sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 susmentionnée.

15. En revanche et dans les circonstances particulières de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de Mme C la somme de 500 euros réclamée par la CAF des Hauts-de-Seine sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

16. Enfin, l'instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées par la CAF des Hauts-de-Seine sur ce point.

Par ces motifs, le tribunal décide :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Mme C versera à la CAF des Hauts-de-Seine la somme de 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions relatives aux dépens présentées par la CAF des Hauts-de-Seine sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, à Me Bapceres et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.

Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 août 2024.

La magistrate désignée,

Signé

M. MonteagleLa greffière,

Signé

C. Mas

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition

La greffière

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions