lundi 25 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2304543 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Pole Social (JU) |
| Avocat requérant | BOUMEDIENE THIERY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 31 mars 2023, Mme C A B, représentée par Me Boumediene-Thiery, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 24 septembre 2021 par laquelle la commission de médiation du département du Val-d'Oise a rejeté son recours tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement ;
2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de faire reconnaître par la commission de médiation du département du Val-d'Oise le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision est entachée d'une erreur de fait, dès lors qu'elle a bien renouvelé sa demande de logement social le 27 avril 2021, qui était donc valable à la date à laquelle la commission a statué ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen et d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que le logement n'est pas adapté à son handicap.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 octobre 2023, le préfet des Val-d'Oise conclut au rejet de la requête, faisant valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.
Vu :
- la décision du 3 octobre 2022 par laquelle le président du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Pontoise a admis Mme A B à l'aide juridictionnelle totale ;
- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme Monteagle, première conseillère, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative ;
- la décision par laquelle le rapporteur public a été, sur sa proposition, dispensé de prononcer des conclusions à l'audience ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Monteagle, magistrate désignée, a été entendu au cours de l'audience publique.
A l'issue de l'audience, la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 24 septembre 2021, la commission de médiation du département du Val-d'Oise a rejeté le recours amiable présenté par Mme A B tendant à voir reconnaitre sa demande de logement comme prioritaire et devant être satisfaite en urgence. Mme A B demande l'annulation de cette décision.
2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation : " Le droit à un logement décent et indépendant () est garanti par l'Etat à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière () n'est pas en mesure d'y accéder par ses propres moyens ou de s'y maintenir ". Aux termes du premier alinéa du II de l'article L. 441-2-3 : " La commission de médiation peut être saisie par toute personne qui, satisfaisant aux conditions réglementaires d'accès à un logement locatif social, n'a reçu aucune proposition adaptée en réponse à sa demande de logement () ". Aux termes du IV ter de ce même article : " Un demandeur ne peut saisir qu'une commission de médiation en application du présent article ". Ces dispositions sont complétées par celle du deuxième alinéa de l'article R. 441-14-1 du même code, qui dispose que " Peuvent être désignées par la commission comme prioritaires et devant être logées d'urgence en application du II de l'article L. 441-2-3 les personnes de bonne foi qui satisfont aux conditions réglementaires d'accès au logement social () ".
3. En premier lieu, la commission de médiation du département du Val-d'Oise a estimé que la demande de Mme A B était irrecevable, dès lors que sa demande de logement social avait été radiée le 13 juin 2021 en l'absence de renouvellement. Il ressort des pièces du dossier que Mme A B a déposé une première demande de logement social de 5 mars 2016 qu'elle a régulièrement renouvelée, pour la dernière fois le 12 mai 2020, expirant donc le 12 mai 2021, qu'elle a été informée par un courrier du 18 mars 2021 de la nécessité de renouveler cette demande, information réitérée par un courrier du 15 avril 2021, que Mme A B produit au demeurant à l'instance, et qu'elle n'a pas donné de suite à cette demande, ce qui a eu pour conséquence la radiation de sa demande de logement social le 13 juin 2021. Pour contester ce motif, la requérante se borne à soutenir avoir rempli et déposé un formulaire CERFA de renouvellement de sa demande de logement social le 27 avril 2021, sans préciser le destinataire de ce formulaire, les modalités d'envoi, ni attester de son envoi ou de sa réception. En outre, elle produit une nouvelle demande de logement social enregistrée le 18 mai 2022. Dans ces conditions, la commission de médiation du département du Val-d'Oise a pu à bon droit se fonder sur la radiation de sa demande de logement social pour rejeter pour irrecevabilité son recours amiable. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait ne peut qu'être écarté.
4. En second lieu, si la requérante se prévaut de l'inadaptation de son logement actuel à son handicap, cette circonstance est inopérante au regard du motif d'irrecevabilité qui lui a été opposé par la commission de médiation, qui faisait obstacle à l'examen au fond de sa demande.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de Mme A B ne peuvent qu'être rejetées. Il en va de même par voie de conséquence de ses conclusions présentées à fin d'injonction ainsi que de celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par ces motifs, le tribunal décide:
Article 1er : La requête de Mme A B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A B, à Me Boumediene-Thiery et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée au préfet du Val-d'Oise.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mars 2024.
La magistrate désignée
signé
M. Monteagle
La greffière,
signé
C. MasLa République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme,
La greffière
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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