mardi 7 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2307322 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CABINET COUDRAY |
Vu la procédure suivante :
I. Par un déféré, enregistré le 31 mai 2023 sous le numéro 2307322, le préfet des Hauts-de-Seine demande au tribunal, en application des dispositions de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, d'annuler l'arrêté n° ARG-2023-054 du 17 janvier 2023 par lequel la maire de la commune de Puteaux a instauré sur le territoire communal une règlementation relative à la pollution sonore et lumineuse.
Il soutient que :
- les dispositions de l'article 7 de l'arrêté attaqué, relatives au bruit, présentent un caractère manifestement disproportionné par rapport à l'objectif recherché et que leurs imprécisions les rendent inapplicables ;
- les dispositions de l'article 8 de l'arrêté attaqué, relatives à la pollution lumineuse, présentent un caractère manifestement disproportionné par rapport à l'objectif recherché.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er mars 2024, la commune de Puteaux, représentée par le cabinet d'avocats Coudray, conclut au non-lieu à statuer sur le déféré du préfet des Hauts-de-Seine et à ce que soit mise à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, l'arrêté attaqué a été abrogé par arrêté n°ARG-2023-371 du 30 mai 2023 ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par le préfet des Hauts-de-Seine ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, qu'en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, le tribunal était susceptible de fonder son jugement sur un moyen soulevé d'office.
II. Par un déféré n° 2308724, enregistré le 27 juin 2023, le préfet des Hauts-de-Seine demande au tribunal, en application des dispositions de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, d'annuler l'article 7 de l'arrêté n°ARG-2023-371 du 30 mai 2023 de la maire de Puteaux.
Il soutient que :
- les dispositions de l'article 7 de l'arrêté attaqué, relatives au bruit, présentent un caractère disproportionné par rapport à l'objectif recherché et que leurs imprécisions les rendent inapplicables.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er mars 2024, la commune de Puteaux, représentée par le cabinet d'avocats Coudray, conclut au non-lieu à statuer sur le déféré du préfet des Hauts-de-Seine et à ce que soit mise à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par le préfet des Hauts-de-Seine ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Zaccaron Guérin, rapporteure,
- les conclusions de M. Louvel, rapporteur public,
- et les observations de Me Laprand, représentant la commune de Puteaux.
Le préfet des Hauts-de-Seine n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Le préfet des Hauts-de-Seine défère au tribunal, en application des dispositions de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, l'arrêté n°ARG-2023-054 du 17 janvier 2023 par lequel la maire de la commune de Puteaux a instauré sur le territoire communal une " règlementation relative à la pollution sonore et lumineuse " ainsi que l'arrêté n°ARG-2023-371 du 30 mai 2023 par lequel la maire de Puteaux a notamment abrogé l'arrêté du 17 janvier 2023 et réglementé la pollution sonore sur le territoire communal. Par la présente requête, le préfet des Hauts-de-Seine demande au tribunal l'annulation de l'arrêté du 17 janvier 2023 et de l'article 7 de l'arrêté du 30 mai 2023.
Sur la jonction :
2. Les requêtes susvisées enregistrées sous les numéros 2307322 et 2308724 présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour y statuer par un seul et même jugement.
Sur l'exception de non-lieu à statuer opposée en défense par la commune de Puteaux sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 17 janvier 2023 :
3. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors la disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait pas lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du recours dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution. Dans le cas où l'administration se borne à procéder à l'abrogation de l'acte attaqué, cette circonstance prive d'objet le recours formé à son encontre, à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution pendant la période où il était en vigueur et que la décision procédant à son abrogation soit devenue définitive. Il en va toutefois différemment lorsque cette même autorité reprend, dans un nouveau règlement, les dispositions qu'elle abroge, sans les modifier ou en ne leur apportant que des modifications de pure forme.
4. En l'espèce, l'arrêté n°ARG-2023-371 du 30 mai 2023, a dans son article 1 abrogé l'arrêté n°ARG-2023-054 du 17 janvier 2023. Toutefois la ville de Puteaux n'a apporté, dans son arrêté du 30 mai 2023 que des modifications de pure forme. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 17 janvier 2023 conservent leur objet et il y a toujours lieu d'y statuer. Au surplus, l'arrêté du 17 janvier 2023 attaqué, a produit des effets entre le 17 janvier et le 29 mai 2023 et l'arrêté du 30 mai 2023 procédant à son abrogation n'est pas devenu définitif.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 17 janvier 2023 :
5. Aux termes de l'article L. 2212-1 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est chargé, sous le contrôle administratif du représentant de l'Etat dans le département, de la police municipale () ". L'article L. 2212-2 du même code dispose que : " La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Elle comprend notamment : () 2° Le soin de réprimer les atteintes à la tranquillité publique telles que les rixes et disputes accompagnées d'ameutement dans les rues, le tumulte excité dans les lieux d'assemblée publique, les attroupements, les bruits, les troubles de voisinage, les rassemblements nocturnes qui troublent le repos des habitants et tous actes de nature à compromettre la tranquillité publique () ". Aux termes de l'article R. 1336-4 du code de la santé publique : " Les dispositions des articles R. 1336-5 à R. 1336-11 s'appliquent à tous les bruits de voisinage à l'exception de ceux qui proviennent des infrastructures de transport et des véhicules qui y circulent, des aéronefs, des activités et installations particulières de la défense nationale, des installations nucléaires de base, des installations classées pour la protection de l'environnement ainsi que des ouvrages des réseaux publics et privés de transport et de distribution de l'énergie électrique soumis à la réglementation prévue à l'article 19 de la loi du 15 juin 1906 sur les distributions d'énergie. / Lorsqu'ils proviennent de leur propre activité ou de leurs propres installations, sont également exclus les bruits perçus à l'intérieur des mines, des carrières, de leurs dépendances et des établissements mentionnés aux articles L. 4111-1 et L. 4111-3 du code du travail à l'exclusion de ceux exerçant une activité définie à l'article R. 1336-1. / () ". Aux termes de l'article R. 1336-5 du même code : " Aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l'homme, dans un lieu public ou privé, qu'une personne en soit elle-même à l'origine ou que ce soit par l'intermédiaire d'une personne, d'une chose dont elle a la garde ou d'un animal placé sous sa responsabilité. ".
6. Il appartient au maire, en vertu des dispositions précitées du code général des collectivités territoriales et du code de la santé publique, de prendre les mesures appropriées pour empêcher ou faire cesser, sur le territoire de sa commune, les bruits excessifs de nature à troubler le repos des habitants. Par ailleurs, les limitations apportées aux libertés par l'autorité de police ne sont légales que si et dans la mesure où le maintien de l'ordre public les rend nécessaires.
7. En premier lieu, aux termes de l'article 7 de l'arrêté susvisé : " Dans le cadre de chantiers (publics ou privés), à l'extérieur ou à l'intérieur de bâtiments ou locaux, les travaux produisant un bruit supérieur à 65 décibels dans le périmètre de l'opération d'intérêt national et 40 décibels sur le reste du territoire de la ville de Puteaux sont interdits : / - Les jours ouvrés entre 19 heures et 7h30 ; / - Les samedis, dimanches et jours fériés, sauf en cas d'intervention urgente. / Des dérogations peuvent être accordées, si les travaux considérés s'avèrent nécessaires au maintien de la sécurité des personnes et des biens. / Les engins de chantier doivent répondre à la réglementation spéciale concernant la limitation de leur niveau sonore et leur homologation. / Toutes les mesures limitant la propagation du bruit doivent être prises par les responsables des chantiers ouverts sur le territoire de la commune. ".
8. Le préfet des Hauts-de-Seine fait valoir que ces dispositions ne précisent pas à quelle distance de la source le bruit des chantiers doit être mesurée, ni pendant quelle durée et précise que les limites fixées interdisent toute activité de chantier sur la commune. Si la commune indique avoir été alertée par des plaintes sur le niveau sonore de certains chantiers portant atteintes à la santé des riverains, seules deux plaintes ont donné lieu à des poursuites. Par ailleurs, les valeurs relatives aux effets du bruit sur la santé, retenues par la commune sont relatives aux bruits à l'intérieur et sont mesurées en décibels pondérées. Dès lors, en fixant à 65 et 40 décibels les seuils au-delà desquels les travaux sont interdits, sur de larges plages horaires, et ce alors que de tels seuils seront obligatoirement dépassés par tous travaux de chantiers susceptibles d'être engagés sur le territoire communal, la maire de Puteaux a édicté une mesure de police disproportionnée eu égard à l'objectif de lutte contre les nuisances sonores et les atteintes à la tranquillité publique poursuivi. La seule circonstance que cet article prévoit la possibilité d'obtenir une dérogation à cette interdiction, " pour les travaux nécessaires au maintien de la sécurité des personnes et des biens ", eu égard à son caractère particulièrement limité, est à cet égard sans incidence. Par suite, le moyen tiré du caractère disproportionné de l'article 7 de l'arrêté du 17 janvier 2023 doit être accueilli.
9. En second lieu, aux termes de l'article 8 de l'arrêté du 17 janvier 2023 : " Dans le cadre de chantiers (publics ou privés), à l'extérieur ou à l'intérieur de bâtiments ou locaux, les éclairages sont éteints entre 19 heures et 7 heures 30 (hors éclairage de sécurité ou gardiennage de chantier). ". Aux termes de l'article R. 4534-9 du code du travail : " Les lieux où sont exécutés des travaux, ainsi que leur accès, sont convenablement éclairés. ".
10. Il s'ensuit qu'en imposant, dans le cadre de chantiers publics ou privés, l'extinction de l'éclairage à l'extérieur ou à l'intérieur de bâtiments ou locaux, entre 19 heures et 7 heures 30, à l'exception de l'éclairage de sécurité ou de gardiennage, la maire de Puteaux a entendu interdire, au demeurant sans justifier de l'existence de circonstances locales particulières, la réalisation de tous travaux de chantiers, y compris ceux générant moins de 40 ou 65 décibels, sur son territoire. Dans ces conditions, la mesure d'interdiction édictée par la maire de Puteaux est disproportionnée eu égard à l'objectif de lutte contre les nuisances lumineuses et les atteintes à la tranquillité publique poursuivi. Dès lors, le moyen tiré du caractère disproportionné de l'article 8 de l'arrêté du 17 janvier 2023 doit également être accueilli.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les articles 7 et 8 de l'arrêté du 17 janvier 2023 de la maire de Puteaux doivent être annulés.
Sur les conclusions en annulation de l'article 8 de l'arrêté du 30 mai 2023 :
12. Aux termes de l'article 7 de l'arrêté du 30 mai 2023 : " Dans le cadre de chantiers (publics ou privés), à l'extérieur ou à l'intérieur de bâtiments ou locaux, les travaux produisant un bruit supérieur à 65 décibels dans le périmètre de l'opération d'intérêt national et 40 décibels sur le reste du territoire de la ville de Puteaux sont interdits : / - Les jours ouvrables entre 19 heures et 7h30 ; / - Les samedis, dimanches et jours fériés, sauf en cas d'intervention urgente. / Des dérogations peuvent être accordées, si les travaux considérés s'avèrent nécessaires au maintien de la sécurité des personnes et des biens. / Les engins de chantier doivent répondre à la réglementation spéciale concernant la limitation de leur niveau sonore et leur homologation. / Toutes les mesures limitant la propagation du bruit doivent être prises par les responsables des chantiers ouverts sur le territoire de la commune. ".
13. Dès lors que l'article précité ne comporte qu'une modification de forme de l'article 7 de l'arrêté du 17 janvier 2023, il y a lieu de l'annuler pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points précédents.
14. Il résulte de ce qui précède que l'article 7 de l'arrêté du 30 mai 2023 doit être annulé.
Sur les frais du litige :
15. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante à l'instance, la somme demandée par la commune de Puteaux dans les requêtes n°2307322 et 2308724, au titre des frais qu'elle a exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les articles 7 et 8 de l'arrêté du 17 janvier 2023 de la maire de Puteaux sont annulés.
Article 2 :L'article 7 de l'arrêté du 30 mai 2023 de la maire de Puteaux est annulé.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Puteaux sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative dans les requêtes n°2307322 et 2308724 sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié au ministre de l'intérieur et des Outre-mer et à la commune de Puteaux.
Copie en sera délivrée au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 23 avril 2024 à laquelle siégeaient :
Mme Edert, présidente,
Mme Chaufaux, première conseillère,
Mme Zaccaron Guérin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mai 2024.
La rapporteure,
signé
C. Zaccaron Guérin La présidente,
signé
S. Edert
La greffière,
signé
S. Le Gueux
La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2307322,23087242
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026