LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2309353

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2309353

lundi 22 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2309353
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantUGGC AVOCATS PARIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 juillet 2023 sous le n° 2309353, Mme A C, représentée par Me Heurton, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner une expertise, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, aux fins d'évaluer le possible lien de causalité entre la vaccination contre la Covid 19 et la détérioration de l'état de santé de Mme A C des suites d'une dermatomyosite sévère ;

2°) de statuer sur les dépens.

Elle soutient que :

- après deux vaccinations par le vaccin Comirnaty (Pfizer BioNtech) en date des 23 juillet et 13 août 2021, elle a contracté une dermatomyosite sévère et invalidantes ;

- l'expertise ordonnée par l'ONIAM qui a conclu à l'absence de lien causal entre la vaccination par Comirnaty et la dermatomyosite ne revêt pas le caractère d'impartialité et d'exhaustivité scientifique requis, alors que d'autres cas d'apparition soudaine consécutifs à la vaccination par des vaccins à ARNm tels que le Comirnaty sont documentés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2023, l'office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) représenté Me Welsch conclut :

1°) principalement au rejet de la requête ;

2°) ou subsidiairement formule les protestations et réserves d'usage et demande au juge des référés de compléter la mission.

Il fait valoir que la mesure d'expertise n'est pas utile dès lors qu'une expertise portant sur le même objet a été réalisé selon une procédure contradictoire s'est déjà prononcé sur le lien entre le vaccin Comirnaty et la survenue de la dermatomyosite de Mme C.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné M. Beaufaÿs, premier vice-président du tribunal, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande d'expertise :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".

2. D'une part, l'utilité d'une mesure d'expertise ou d'instruction qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 précité doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher.

3. D'autre part, l'article L. 3131-1 du code de la santé publique prévoit que : " I. - En cas de menace sanitaire grave appelant des mesures d'urgence, notamment en cas de menace d'épidémie, le ministre chargé de la santé peut, par arrêté motivé, dans l'intérêt de la santé publique et aux seules fins de prévenir et de limiter les conséquences de cette menace sur la santé de la population, prescrire : / 1° Toute mesure réglementaire ou individuelle relative à l'organisation et au fonctionnement du système de santé ; (.) ". L'article L. 3131-4 du même code prévoit que : " Sans préjudice des actions qui pourraient être exercées conformément au droit commun, la réparation intégrale des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales imputables à des activités de prévention, de diagnostic ou de soins réalisées en application de mesures prises conformément aux articles L. 3131-1 ou L. 3134-1 est assurée par l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales mentionné à l'article L. 1142-22. () ". Aux termes de l'article R. 3131-3-1 du même code : " Si l'acte a été réalisé dans le cadre de mesures prises pour l'application des articles L. 3131-1, L. 3134-1 ou L. 3135-1, le directeur de l'office diligente, s'il y a lieu, une expertise, le cas échéant collégiale, afin d'apprécier l'importance des dommages et de déterminer leur imputabilité. / Le ou les médecins chargés de procéder à l'expertise sont choisis, en fonction de leur compétence dans les domaines concernés, sur la liste nationale des experts en accidents médicaux mentionnée à l'article L. 1142-10 ou une des listes instituées par l'article 2 de la loi n° 71-498 du 29 juin 1971 relative aux experts judiciaires ou, à titre exceptionnel, en dehors de ces listes. / L'office informe alors le demandeur, quinze jours au moins avant la date de l'examen, de l'identité et des titres du ou des médecins chargés d'y procéder et de la mission d'expertise qui leur est confiée. / L'office fait également savoir au demandeur qu'il peut se faire assister d'une personne de son choix. / Le ou les experts adressent le projet de rapport au demandeur qui dispose alors d'un délai de quinze jours pour leur faire parvenir ses éventuelles observations. / Dans les trois mois suivant la date de sa désignation, le ou les experts adressent à l'office le rapport d'expertise comprenant leur réponse aux observations du demandeur. /L'office adresse sans délai ce rapport au demandeur qui dispose d'un délai de quinze jours pour lui faire parvenir ses éventuelles observations. ". Aux termes de l'article R. 3131-3-3 du même code : " I. - L'office se prononce :/ 1° Sur le fait que l'acte en cause a été réalisé dans le cadre des articles L. 3131-1, L. 3134-1 ou L. 3135-1 ;/ 2° Sur l'existence d'un lien de causalité entre le dommage subi par la victime et l'acte de prévention, de diagnostic ou de soins réalisée en application de mesures prises dans le cadre des dispositions des articles L. 3131-1, L. 3134-1 ou L. 3135-1 , auquel il est imputé./ Lorsque l'office estime que le dommage est indemnisable au titre des articles L. 3131-4 ou L. 3135-3, sa décision énumère les différents chefs de préjudice et en détermine l'étendue. La décision précise également si, à la date à laquelle elle est rendue, l'état de la victime est consolidé ou non. Les décisions de l'office rejetant totalement ou partiellement la demande sont motivées. / II. - Sous réserve qu'une première décision de rejet n'ait pas donné lieu à une décision juridictionnelle irrévocable, une nouvelle décision peut être prise par l'ONIAM, le cas échéant après une nouvelle expertise, si les dommages constatés sont susceptibles, au regard de l'évolution des connaissances scientifiques, d'être imputés à l'acte réalisé dans le cadre des articles L. 3131-1, L. 3134-1 ou L. 3135-1. ".

4. Il résulte de l'instruction que Mme D a reçu deux doses du vaccin Comirnaty (Pfizer BioNtech) les 23 juillet et 13 août 2021 en prévention de la maladie COVID-19. À partir d'août 2021, Mme C consultait son médecin traitant pour un développement de lésions cutanée douloureuses et inflammatoires au niveau du bras droit puis des cuisses avec faiblesse musculaire. Elle était hospitalisé au service de médecine interne au centre hospitalier Rives de Seine du 3 au 5 novembre 2021 et placée en congé maladie. Elle a pris rendez-vous avec divers spécialistes avant d'être diagnostiquée le 2 décembre 2021 d'une dermatomyosite. Elle a saisi l'Oniam d'une demande d'indemnisation le 25 mars 2022 qui, sur le fondement des articles L. 3131-1 précité du code de la santé publique, a chargé le 12 août 2022, le professeur B, interniste, d'une expertise. Le rapport sur cette expertise a été rendu le 14 février 2023 et a conclu à l'absence de lien de causalité entre les injections de vaccin Comirnaty Pfizer BioNtech et la survenue d'une dermatomyosite.

5. Pour demander au juge des référés du tribunal, sur le fondement des dispositions précitées du code de justice administrative, une mesure d'expertise ayant un objet semblable à celle précédemment ordonnée par l'ONIAM, la requérante soutient que l'expertise ne revêtirait pas les caractéristiques d'une expertise judiciaire dès lors qu'elle a été réalisée par des médecins missionnés par l'ONIAM et manquerait d'exhaustivité.

6. Toutefois, la requérante ne se prévaut, ni ne produit aucun élément médical permettant d'établir un lien entre sa maladie et la vaccination au Comirnaty dont l'expert déjà missionné n'auraient pas eu connaissance. Compte tenu du rapport de l'expert du 14 février 2023, lequel s'est prononcé, dans le respect du principe du contradictoire et a retenu pour exclure un lien de causalité entre les vaccinations Comirnaty et la survenue d'une dermatomyosite chez Mme C, d'une part, que la littérature internationale ne rapporte que 6 cas isolés de dermatomyosite survenues dans les suites de l'infection de Sars Cov2, d'autre part, aucun pic d'incidence de dermatomyosite n'a été observé dans le monde, ni en France depuis 2020 et jusqu'en juin 2021, sur les populations observées ayant reçu le vaccin Comirnaty.

7. La demande de Mme C doit ainsi être regardée comme se bornant à critiquer les conclusions des experts rendues à l'issue d'une procédure présentant les mêmes garanties procédurales qu'une expertise juridictionnelle. Une telle contestation relève du tribunal saisi du fond du litige devant lequel, d'ailleurs, l'expertise déjà réalisée pourra être discutée par chacune des parties et à qui il reste loisible, s'il l'estime nécessaire, d'ordonner toutes mesures utiles d'instruction. Par suite, les conclusions de Mme C ne présentent pas, en l'état de l'instruction, le caractère d'utilité requis par les dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative et doivent, par suite, être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C à l'office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) et à la caisse primaire d'assurance maladie des Hauts de Seine.

Fait à Cergy-Pontoise, le 22 avril 2024.

Le juge des référés,

Signé

F. BEAUFAŸS

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions