mardi 2 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2309493 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | GALLON-MAURY |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 12 juillet 2023, enregistrée le 13 juillet 2023, la vice-présidente de la 6ème section du tribunal administratif de Paris a renvoyé au présent tribunal la requête de la société civile immobilière (SCI) A.B., enregistrée le 25 juin 2023.
Par cette requête et un mémoire, enregistré le 17 septembre 2023, la SCI A.B. forme opposition à la contrainte du 12 mai 2021, signifiée voie de commissaire de justice le 15 juin 2023, par laquelle la caisse d'allocations familiales (CAF) de la Nièvre lui réclame paiement de la somme de 1 307,16 euros, correspondant à un indu d'allocation de logement sociale (ALS) pour la somme de 1 265 euros, versée à tort entre le 1er avril 2018 et le 31 août 2018, augmenté des frais de signification de l'acte.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 mars 2024, la CAF de la Nièvre, représentée par Me Gallon, conclut au rejet de la requête et que soit mise à la charge de la SCI A.B. la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- la décision par laquelle le président du tribunal administratif a désigné Mme Monteagle, première conseillère, pour signer les ordonnances visées à l'article R. 222-1 du code de justice administrative ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que (), des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".
Sur les conclusions d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation : " Les aides personnelles au logement comprennent : / 1° Les aides personnalisée au logement / 2° Les allocations de logement a) L'allocation de logement familiale ; b) L'allocation de logement sociale ". Aux termes de l'article L. 825-2 du même code : " Les contestations des décisions prises en matière d'aides personnelles au logement et de primes de déménagement par les organismes payeurs doivent faire l'objet d'un recours administratif préalable devant l'organisme payeur qui en est l'auteur, selon des modalités fixées par voie réglementaire ".
3. Aux termes de l'article L. 823-6 du code de la construction et de l'habitation : " Le bailleur auprès duquel l'allocation est versée signale le déménagement de l'allocataire et la résiliation de son bail () ". Aux termes de l'article R. 823-12 du même code : " Les aides personnelles au logement cessent d'être dues à partir du premier jour du mois civil au cours duquel les conditions d'ouverture du droit cessent d'être réunies () ".
4. Aux termes de l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation : " Les articles L. 161-1-5 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale sont applicables au recouvrement des montants d'aide personnelle au logement indûment versés ". Aux termes de l'article L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale : " Pour le recouvrement d'une prestation indûment versée () le directeur d'un organisme de sécurité sociale peut, dans les délais et selon les conditions fixées par voie réglementaire, délivrer une contrainte qui, à défaut d'opposition du débiteur devant la juridiction compétente, comporte tous les effets d'un jugement et confère notamment le bénéfice de l'hypothèque judiciaire ". Aux termes de l'article R. 133-3 du même code : " Si la mise en demeure ou l'avertissement reste sans effet au terme du délai d'un mois à compter de sa notification, les directeurs des organismes créanciers peuvent décerner, dans les domaines mentionnés aux articles L. 161-1-5 ou L. 244-9, une contrainte comportant les effets mentionnés à ces articles. () / Le débiteur peut former opposition par inscription au secrétariat du tribunal compétent dans le ressort duquel il est domicilié () par lettre recommandée avec demande d'avis de réception adressée au secrétariat dudit tribunal dans les quinze jours à compter de la notification ou de la signification. L'opposition doit être motivée ; une copie de la contrainte contestée doit lui être jointe. Le secrétariat du tribunal informe l'organisme créancier dans les huit jours de la réception de l'opposition. / La décision du tribunal, statuant sur opposition, est exécutoire de droit à titre provisoire ".
5. Dans le cadre de sa déclaration de loyer effectuée le 27 août 2018, la SCI A.B., propriétaire de logements situés à Cosne-sur-Loire dans la Nièvre, a déclaré que l'un de ses locataires, bénéficiaire de l'ALS, avait quitté les lieux depuis le 3 mars 2018. En conséquence et en application des dispositions précitées au point 3, la CAF a mis à la charge de la société un indu d'ALS d'un montant de 1 265 euros correspondant aux versement indus entre le 1er avril 2018 et le 30 août 2018 de 253 euros d'allocation chaque mois.
6. Pour contester le bien-fondé de cet indu, la société soutient que son locataire a fait des fausses déclarations à la CAF quant à sa date de départ, qu'elle ne s'est pas rendue compte du départ de son locataire, qui n'a jamais rompu le bail, dès lors que le loyer continuait à lui être versé et que son locataire s'est arrangé avec un autre locataire pour que ce dernier reprenne le bail. Toutefois, aucune de ces circonstances, qui sont relatives à d'éventuelles litiges que la société pourrait avoir avec ses locataires, n'est de nature à remettre en cause le bien-fondé de l'indu, la société ne contestant aucunement avoir continué à percevoir à tort une allocation entre avril et août 2018 alors que le bénéficiaire de ladite aide avait quitté le logement. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que le locataire partant n'a fait aucune déclaration erronée auprès de la CAF, la SCI étant responsable de ces déclarations à cet organisme et ayant déclaré elle-même le 27 août 2018 le départ de son locataire depuis le 3 mars 2018.
7. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de la contrainte, au soutien desquelles la SCI A.B. n'a fait valoir que des moyens inopérants ou qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien, doivent être rejetées sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Sur les frais liés au litige :
8. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la SCI A.B. la somme de 1 000 euros à verser à la CAF de la Nièvre en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sur le fondement du 5° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Par ces motifs, le tribunal ordonne :
Article 1er : La requête de la SCI A.B. est rejetée.
Article 2 : La SCI A.B. versera à la CAF de la Nièvre la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière A.B. et à la caisse d'allocations familiales de la Nièvre.
Fait à Cergy, le 2 avril 2024.
La magistrate désignée,
signé
M. Monteagle
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
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