Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2310500
mercredi 22 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2310500 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 10ème Chambre |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 2 août 2023 et le 26 avril 2024, ce dernier n'ayant pas été communiqué, M. C, représenté par Me Dumont-Soleil, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 6 juillet 2023, par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois courant à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte et de le mettre en possession, dans l'attente, d'un récépissé de carte de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. C soutient que :
S'agissant de la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour :
- cette décision est insuffisamment motivée et procède d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle contrevient aux stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et procède d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est illégale pour être fondée sur une décision lui refusant un titre de séjour elle-même illégale ;
- elle contrevient aux stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme ;
- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 janvier 2024, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été fixée au 22 janvier 2024 par une ordonnance du 15 décembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention franco-ivoirienne relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Abidjan le 21 septembre 1992 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Charlery, rapporteure ;
- et les observations de Me Mafeuguemdjo, substituant Me Dumont Soleil, représentant M. C.
Une note en délibéré, enregistrée le 7 mai 2024, a été présentée pour M. C par Me Dumont-Soleil.,
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant ivoirien né le 18 juillet 1968, est entré en France le 13 juin 2017 muni d'un visa Schengen valable du 4 juin au 3 juillet 2017. Le 10 mars 2023, il a sollicité un titre de séjour pour soins sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 6 juillet 2023, le préfet du Val-d'Oise, se fondant sur un avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration en date du 6 juin 2023, a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays d'éloignement. M. C sollicite l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour :
2. En premier lieu, l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration dispose que : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Et l'article L. 211-5 du même code prévoit que : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
3. En l'espèce, la décision en litige vise les textes dont elle fait application, notamment la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la convention franco-ivoirienne relative à la circulation et au séjour des personnes, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et celui des relations entre le public et l'administration. Le préfet du Val-d'Oise souligne que M. C a sollicité un titre de séjour au regard de son état de santé, lequel lui est refusé au vu de l'avis rendu le 6 juin 2023 par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration aux termes duquel son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'il existe un traitement approprié dans son pays d'origine vers lequel il peut voyager sans risque. L'arrêté relève également que M. C est marié, mais que son épouse se trouve en situation irrégulière et qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident ses trois enfants mineurs et où il a vécu jusqu'à l'âge de 49 ans, circonstances dont il découle que la décision ne porte pas atteinte à son droit de mener une vie familiale normale conformément à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Dès lors, la décision litigieuse comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de la décision attaquée, en particulier au regard des éléments de motivation rappelés au point précédent, que le préfet du Val-d'Oise n'aurait pas procédé, avant son édiction, à l'examen particulier de la situation personnelle de M. C. La circonstance que le préfet n'ait pas détaillé les éléments précis au vu desquels le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a rendu son avis, ni n'ait fait état des pathologies dont souffre le requérant et du traitement dont il pourrait bénéficier dans son pays d'origine, ne saurait caractériser un examen insuffisant de sa situation, dès lors que de tels éléments sont couverts par le secret médical qui ne peut être levé que par l'intéressé lui-même. Par ailleurs, M. C ne peut utilement faire valoir que le préfet du Val-d'Oise se serait abstenu d'examiner sa situation dans le cadre de son pouvoir discrétionnaire d'appréciation, qui met en cause le bien-fondé de l'appréciation à laquelle cette autorité a procédé et non la suffisance de l'examen de sa situation. Il suit de là que le moyen tiré de l'insuffisance de l'examen auquel le préfet du Val-d'Oise aurait procédé ne peut qu'être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'État. / () ".
6. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle envisage de refuser la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade de vérifier, au vu de l'avis émis par le collège des médecins de l'OFII, que cette décision ne peut avoir de conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'état de santé de l'intéressé et, en particulier, d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la nature et la gravité des risques qu'entraînerait un défaut de prise en charge médicale dans le pays dont l'étranger est originaire. Lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé de l'intéressé, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le titre de séjour sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause dans son pays d'origine. Si de telles possibilités existent mais que l'étranger fait valoir qu'il ne peut en bénéficier, soit parce qu'elles ne sont pas accessibles à la généralité de la population, eu égard notamment aux coûts du traitement ou à l'absence de modes de prise en charge adaptés, soit parce qu'en dépit de leur accessibilité, des circonstances exceptionnelles tirées des particularités de sa situation personnelle l'empêcheraient d'y accéder effectivement, il appartient à cette même autorité, au vu de l'ensemble des informations dont elle dispose, d'apprécier si l'intéressé peut ou non bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine.
7. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'OFII allant dans le sens de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
8. Pour refuser à M. C la délivrance d'un titre de séjour pour soins, le préfet du Val-d'Oise s'est fondé sur l'avis rendu le 6 juin 2023 par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration aux termes duquel son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'il existe un traitement approprié dont il peut bénéficier dans son pays d'origine vers lequel il peut voyager sans risque. Pour contester cette appréciation, M. C indique qu'il souffre d'une cardiomyopathie hypertensive suite à un accident vasculaire cérébral ischémique avec monoparésie droite séquellaire. Il verse à l'instance un compte-rendu d'hospitalisation du 23 au 24 mars 2022 au service d'accueil des urgences du centre hospitalier René Dubos à Pontoise, suite à des céphalées et un comportement confus observé le 23 mars 2022, qui conclut à la découverte d'un diabète, une poussée hypertensive avec cardiomyopathie hypertensive à explorer et de multiples lacunes cérébrales séquellaires également à explorer. De la lettre de liaison du 2 juin 2022 adressée par le docteur A, praticien hospitalier à ce même centre hospitalier, à un médecin de l'espace santé insertion de Pontoise, il ressort une suspicion d'accident vasculaire cérébral et une prescription de séances de kinésithérapie en hôpital de jour, ainsi qu'une prescription de surveillance de la pression artérielle et de la glycémie à domicile complétée de la réalisation d'examens cardiaques. Les résultats de l'écho doppler cardiaque réalisé par la suite, en date du 2 septembre 2022, font apparaître un aspect de cardiopathie hypertensive du ventricule gauche. Le requérant produit également une lettre de liaison établie le 28 décembre 2022 par le docteur B, médecin en médecine physique et réadaptation au pôle de santé d'Ennery, qui indique qu'il souffre d'une pathologie chronique sévère nécessitant une prise en charge spécialisée dont il ne pourra bénéficier dans son pays d'origine, et un certificat médical, rédigé par le même praticien le 1er août 2023 postérieurement à l'édiction de la décision en litige, qui mentionne que l'état de santé du requérant nécessite en outre des soins de longue durée inexistants dans son pays d'origine, ainsi qu'une intervention chirurgicale urgente dont dépend son pronostic fonctionnel. Toutefois, alors que la gravité de la pathologie de M. C n'est pas remise en cause, seuls les deux derniers certificats médicaux produits, rédigés par le docteur B, affirment sans aucune précision que le traitement approprié à la pathologie, qui consiste en une prise en charge spécialisée et des soins de longue durée non détaillés, est inexistant dans son pays d'origine. Si le requérant indique dans sa requête que son état de santé nécessite un suivi et des analyses fréquentes prenant la forme d'un traitement tous les 6 mois pour son diabète de type 2, d'un suivi de la tension artérielle trois fois par semaine, des glycémies capillaires et une consultation cardiologique tous les ans, aucune des pièces médicales produites ne confirment ces assertions, lesquelles n'évoquent pas, en tout état de cause, l'impossibilité de la réalisation de ces examens et suivis au Nigéria. Enfin, le dernier certificat médical du docteur B, postérieur à l'édiction de la décision en litige, ajoute la nécessité d'une intervention chirurgicale urgente, dont il n'est pas allégué qu'elle ne pourrait être réalisée dans le pays d'origine du requérant. De sorte que les documents produits par l'intéressé ne sont pas susceptibles de renverser la présomption attachée à l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2°) Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Et aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
10. Pour soutenir avoir installé en France le centre de ses intérêts personnels et familiaux, M. C fait valoir que le suivi médical auquel il est astreint relève de sa vie privée et que, par ailleurs, il dispose d'attaches familiales en France en la personne de sa belle-fille et de sa belle-mère, toutes deux titulaires d'une carte de résident, et de son beau-frère et sa belle-sœur tous deux de nationalité française. Cependant, M. C ne conteste pas les mentions de la décision en litige aux termes desquelles son épouse, ressortissante ivoirienne, est également en situation irrégulière et qu'il est père de trois enfants mineurs résidant dans son pays d'origine où il a lui-même vécu jusqu'à l'âge de 49 ans. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige aurait porté au droit dont il dispose à mener une vie personnelle et familiale normale, une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise, et ainsi, méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni qu'elle contreviendrait aux dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il n'est pas davantage fondé, pour les mêmes motifs, à faire valoir qu'elle procèderait d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ou de ses conséquences sur sa situation.
En ce qui concerne la décision faisant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, la décision refusant à M. C un titre de séjour n'étant pas illégale, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, dirigé contre la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français, ne peut qu'être écarté.
12. En deuxième lieu, pour les motifs énoncés au point 10 du présent jugement, le requérant ne peut valablement faire valoir que la décision en litige procèderait d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation ou méconnaitrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de solliciter la communication du dossier médical sur lequel le collège des médecins s'est fondé pour rendre son avis, les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. C doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. C, n'implique aucune mesure particulière d'exécution.
Sur les frais de l'instance :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme que M. C demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens, soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D C et au préfet du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 6 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Ouillon, président,
Mme Charlery, première conseillère,
Mme Moinecourt, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 mai 2024.
La rapporteure,
signé
C. Charlery
Le président,
signé
S. OuillonLa greffière,
signé
M-J. Ambroise
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2310500
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