vendredi 8 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2311232 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | HATEGEKIMANA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 25 et le 31 août 2023, M. H, représenté par Me. Hategekimana, avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler les arrêtés du 23 août 2023 par lesquels le préfet des Hauts-de-Seine lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'assigné à résidence ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de séjour ou une autorisation provisoire de séjour dans un délai d quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; à défaut, de réexaminer sa situation personnelle dans le même délai et sous la même astreinte
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision en litige est signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée et atteste d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés publique et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation relative à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
- la décision est signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- la décision est signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés publique ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision est signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
- la décision est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français dont elle tient son fondement ;
- elle est signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'une erreur de droit.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 août 2023, le préfet des Hauts-de-Seine, conclut au rejet de la requête et soutient que ses moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Dupin en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 31 août 2023 :
- le rapport de M. Dupin, magistrat désigné, qui, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, a informé les parties de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen d'ordre public relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin de délivrance d'un titre de séjour ;
- les observations de Me.Hategekimana, avocat désigné d'office représentant M. H, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens ;
- les observations de M. H, assisté de Mme. Hakobyan, interprète en langue russe.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. I H, ressortissant géorgien né le 10 août 1975, est irrégulièrement entré sur le territoire français en 2013 selon ses déclarations. Suite à son interpellation par les services de police le 22 août 2023 pour des faits de recel de vols de produits cosmétiques et port d'armes prohibées de catégorie D ", le préfet des Hauts-de-Seine a édicté à son encontre, par deux arrêtés datés du 23 août 2023, une obligation de quitter le territoire français dans un délai d'un mois, a fixé le pays de renvoi, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'assigné à résidence. Par la présente requête, M. E demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions en litige :
2. En premier lieu, l'arrêté litigieux a été signé par Mme G, adjointe au chef du bureau des examens spécialisés et de l'éloignement de la préfecture des Hauts-de-Seine, qui disposait d'une délégation de signature aux fins de signer, notamment, les décisions portant assignation à résidence, consentie par un arrêté PCI n° 2023-042 du 25 mai 2023, pris par la préfète déléguée pour l'égalité des chances, et régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture des Hauts-de-Seine le 30 mai 2023. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Hauts-de-Seine n'aurait été ni absent ni empêché, lorsque cet arrêté portant délégation de signature a été signé, et aucun élément ne permet de remettre en cause l'authenticité de sa signature électronique. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué ne peut qu'être écarté.
3. En second lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées dans délai des motifs des décisions individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques, ou de manière générale, constituent une mesure de police (). " Aux termes de l'article L.211-5 du même code, " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
4. Les arrêtés contestés visent les textes dont ils font application, notamment les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les articles L. 611-1, L. 612-6, L. 612-10 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ils mentionnent également les circonstances de faits propres à la situation personnelle et familiale de M. H, dont les éléments sur lesquels le préfet des Hauts-de-Seine s'est fondé pour prendre l'arrêté contesté, notamment la circonstance qu'il est célibataire, sans enfant à charge, et qu'il n'allègue pas être dépourvu d'attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine où il déclare avoir vécu jusqu'à l'âge de 38 ans. Dès lors les arrêtés en litige apparaissent suffisamment motivés au regard des exigences des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il suit que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen de sa situation personnelle doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ". Par ailleurs, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
6. Pour contester la décision en litige, l'intéressé fait valoir qu'il est suivi au centre médical Marmottan en addictologie, qu'il doit suivre un traitement médical, notamment à base de Méthadone, circonstance attestée par un certificat médical signé par le docteur D. Toutefois, les pièces produites ne suffisent ni à caractériser la nature des conséquences auxquelles le défaut d'un traitement exposerait l'intéressé, ni à démontrer l'inexistence d'un traitement idoine dans son pays d'origine. Dans ces circonstances, le préfet des Hauts-de-Seine ne saurait être regardé comme ayant commis une erreur de droit ou une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'articles L. 611-3 du code précité, comme il ne peut être regardé comme ayant méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention précitée ou commis une erreur manifeste d'appréciation relative au conséquence d'une mesure d'éloignement sur la situation et la santé de l'intéressé. L'ensemble de ces moyens doivent donc être écartés.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
8. Si pour contester l'arrêté en litige l'intéressé fait valoir qu'il réside depuis près de 10 ans sur le territoire français et y a placé le centre de ses intérêts moraux et familiaux, il ne produit aucune pièce probante à l'appui de ces allégations, tant regardant la continuité du séjour allégué qu'au regard de l'intensité des liens privés et familiaux construits en France. En revanche, il demeure constant que M. H est célibataire, sans charge de famille et qu'il ne démontre pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. Par suite, le préfet des Hauts-de-Seine n'a nullement méconnu les stipulations précitées, en sorte que le moyen qui en est tiré ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
9. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. "
10. Il ressort des pièces du dossier que l'intéressé est entrée irrégulièrement sur le territoire français, qu'il n'a effectué aucune démarche pour régulariser sa situation, et qu'il a en outre déclaré, lors de son audition par les services de police en date du 22 août 2023, qu'il ne se conformerait pas à une éventuelle mesure d'éloignement. Dès lors, c'est sans erreur de droit et sans erreur manifeste d'appréciation que le préfet des Hauts-de-Seine a pu refuser à M. H un délai de départ volontaire. Le moyen ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
11. Il résulte de ce qui a été dit au point 6 du présent jugement, et pour les mêmes motifs, que le préfet des Hauts-de-Seine n'a nullement méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement contestée. Le moyen ne peut donc qu'être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
12. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français / Il en est de même pour l'édiction de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
13. En l'espèce, le préfet des Hauts-de-Seine a prononcé à l'encontre de M. H une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'une année aux motifs qu'il ne justifiait d'aucune circonstance humanitaire et que ses attaches sur le territoire français n'étaient pas intenses. En outre, M. H est célibataire, sans enfant, et ne démontre pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. Dans ces conditions, M. H n'est pas fondé à soutenir que, en prenant à son encontre une décision d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, le préfet des Hauts-de-Seine a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation ou d'une erreur de droit. Par suite le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
14. En premier lieu, la mesure d'éloignement en litige n'étant pas illégale, le moyen dirigé contre la décision portant assignation à résidence par la voie de l'exception d'illégalité manque en fait et ne peut donc qu'être écarté.
15. En deuxième lieu, l'arrêté litigieux a été signé par M. A C, adjoint au chef du bureau des examens spécialisés et de l'éloignement qui avait reçu par un arrêté n°2023-039 du 5 mai 2023 régulièrement publié au recueil spécial des actes administratifs de l'État dans les Hauts-de-Seine le 9 mai 2023, une délégation, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme B, directrice des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer les obligations de quitter le territoire assorties ou non d'un délai de départ volontaire et fixant le pays de renvoi, ainsi que les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français et les assignations à résidence. Il n'est pas établi que Mme B n'aurait pas été absente ou empêchée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté en litige doit être écarté.
16. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ". Aux termes de R. 733-1 du même code : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : / 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; / 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ; / 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside ".
17. Il ressort des pièces du dossier que M. H a fait l'objet d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai en date du 23 août 2023. En outre, ainsi qu'il a été dit au point 10 du présent jugement, l'intéressé n'apporte pas la preuve de la régularité de son entrée sur le territoire français et ne fournit pas des garanties de représentation suffisantes, la production d'une domiciliation postale et le suivi d'un traitement médical au centre Marmottan ne pouvant en constituer de suffisantes par elles-mêmes. Dès lors, c'est sans erreur de droit ni erreur d'appréciation que le préfet des Hauts-de-Seine a pu prendre la décision en litige.
18. Il résulte de ce qui précède que M. H n'est pas fondé à demander l'annulation des deux arrêtés du 23 août 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an et l'a assigné à résidence. Les conclusions à fin d'annulation de la présente requête doivent donc être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais du litige :
19. Les conclusions à fin d'annulation de la présente requête devant être annulé, il en va de même par voie de conséquence de celles à fin d'injonction et de celles relatives aux frais du litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. H est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. I H et au préfet des Hauts-de-Seine.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 8 septembre 2023.
Le Magistrat désigné,
signé
F. Dupin La greffière,
signé
M. F
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026