Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2311703
lundi 11 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2311703 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 septembre 2023, M. B A, représenté par Me Djemaoun, demande au juge des référés, statuant en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé avec autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler jusqu'au réexamen de sa situation administrative en application du jugement n° 2301048 du tribunal administratif de Cergy-Pontoise du 9 février 2023, dans un délai de deux semaines à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est caractérisée, dès lors que le jugement n° 2301048 du tribunal administratif de Cergy-Pontoise du 9 février 2023 annule les arrêtés du préfet du Val-d'Oise du 25 janvier 2023 portant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, interdiction de retour sur le territoire français et assignation à résidence de M. A et enjoint au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, et de lui restituer son permis de conduire ; seul son permis de conduire lui a été restitué le 10 février 2023 mais aucune autorisation provisoire de séjour ne lui a été délivrée et aucun nouvel examen de sa situation administrative n'a été effectué par les services de la préfecture du Val-d'Oise ;
- la mesure demandée est utile dès lors qu'elle représente la seule et unique façon pour lui d'obtenir la remise de l'autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler et ne s'oppose pas à l'exécution d'une décision administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le jugement n° 2301048 du 9 février 2023 du tribunal administratif de Cergy-Pontoise.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné M. Poyet, premier conseiller, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Le juge des référés, saisi sur le fondement de ces dispositions, peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures, autres que celles régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative, notamment sous forme d'injonctions adressées tant à des personnes privées que, le cas échéant, à l'administration, à condition que ces mesures soient utiles, justifiées par l'urgence et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
2. Aux termes de son article L. 522-1 : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale ". Aux termes de son article L. 522-3 : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
3. Il résulte de l'intitulé et des termes de la requête de M. B A qu'il a entendu saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, afin qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé avec autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
4. Il ressort des pièces du dossier que la demande de M. A à qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé avec autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, suite au jugement n° 2301048 du tribunal administratif de Cergy-Pontoise du 9 février 2023, ne relève pas de l'office du juge des référés mesures utiles mais des mécanismes tendant à assurer l'exécution des décisions du juge administratif du livre IX du code de justice administrative.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête de M. A doivent être rejetées, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, en ce inclus celles présentées sur le fondement de son article L. 761-1.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Cergy, le 11 septembre 2023.
Le juge des référés
signé
M. Poyet
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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