mardi 16 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2313413 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SEBAN ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 octobre 2023, M. A, représentée par Me Pitcher, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) à lui verser la somme de 4 000 euros au titre de la subvention " MaPrimeRénov " qui lui a été accordée le 8 mars 2022 ;
2°) de mettre à la charge de l'ANAH la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- il a sollicité le versement d'une prime de transition énergétique pour une somme de 4 665,50 euros ;
- il a été destinataire d'une notification d'acceptation de ladite subvention par l'ANAH ;
- il est fondé à demander le versement d'une somme de 4 724,40 euros correspondant au montant de la prime de transition énergétique, les travaux ont été réalisés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mars 2024, la directrice de l'agence nationale de l'habitat, représentée par Me Aderno, conclut au non-lieu à statuer sur la requête et à ce que soit mise à la charge de la requérante une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal , les conclusions de la requête, qui doivent être regardées comme tendant à l'annulation de la décision rejetant le recours administratif préalable obligatoire formé par le requérant à l'encontre de la décision du 22 novembre 2023 portant retrait partiel de la subvention de 7 000 euros qui lui avait été initialement octroyée et lui octroyant un montant de 4 000 euros, sont sans objet dès lors que postérieurement à l'enregistrement de la requête n°2313413, une prime de 4 000 euros a finalement été versée à M. A, le 24 novembre 2023.
- à titre subsidiaire, la requête est irrecevable dès lors que :
* les conclusions indemnitaires porte sur une subvention de sorte que ces conclusions ne peuvent être portées que devant le juge de l'excès de pouvoir ;
* le requérant ne justifie d'aucun intérêt à agir dans la mesure où la société DRAPO qu'il a consenti à mandater, a avancé les frais relatifs aux travaux à exécuter ; dès lors la prime de transition énergétique doit être versée à son mandataire ;
- à titre infiniment subsidiaire, les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°2019-1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020 ;
- le décret n°2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Zaccaron Guérin, rapporteure,
- et les conclusions de M. Louvel, rapporteur public.
Les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a déposé le 3 mars 2022 sur le site dédié " maprimerenov.gouv.fr " une demande de subvention en vue de financer des travaux de rénovation énergétique d'un logement sis 29 rue Dauphine à Argenteuil. Par une décision du 8 mars 2022, la directrice générale de l'agence nationale de l'habitat lui a accordé une subvention de 7 000 euros qui a été partiellement retirée par une décision du 22 novembre 2023, lui accordant une subvention d'un montant de 4 000 euros. Par la présente requête, M. A demande au tribunal la condamnation de l'Anah au versement d'une somme de 4 000 euros au titre de la subvention " MaPrimeRénov' ".
Sur l'exception de non-lieu à statuer opposée en défense par la directrice générale de l'ANAH :
2. D'une part, un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite de la requête dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution. Dans le cas où l'administration se borne à procéder à l'abrogation de l'acte attaqué, cette circonstance prive d'objet la requête formée à son encontre, à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution pendant la période où il était en vigueur et que la décision procédant à son abrogation soit devenue définitive.
3. D'autre part, l'article 9 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique dispose : " L'introduction d'un recours afférent aux décisions relatives à la prime de transition énergétique est subordonnée à l'exercice préalable d'un recours administratif par le bénéficiaire auprès du directeur général de l'Agence nationale de l'habitat. / Ce recours administratif est régi par les dispositions des chapitres Ier et II du titre Ier du livre IV du code des relations entre le public et l'administration. " En outre, aux termes de l'article L. 412-7 du code des relations entre le public et l'administration : " La décision prise à la suite d'un recours administratif préalable obligatoire se substitue à la décision initiale. ".
4. En l'espèce, l'Anah justifie avoir versé à M. A une somme de 4 000 euros au titre de la subvention " MaPrimeRénov' " en date du 24 novembre 2023. Dans ces conditions, les conclusions tendant à la condamnation de l'agence nationale de l'habitat au paiement de cette prime ont perdu leur objet. Par suite, il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mises à la charge du requérant qui n'est pas la partie perdante, les sommes demandées par l'Anah.
6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'ANAH les sommes demandées par le requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais non compris dans les dépens qu'elle a exposés.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant à ce que l'ANAH soit condamnée à verser à M. A une somme de 4 000 euros au titre de la subvention " MaPrimeRénov' ".
Article 2 : Les conclusions présentées par l'agence nationale de l'habitat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'agence nationale de l'habitat.
Délibéré après l'audience du 18 juin 2024 à laquelle siégeaient :
Mme Edert, présidente,
Mme Chaufaux, première conseillère,
Mme Zaccaron Guérin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 juillet 2024.
La rapporteure,
signé
C. Zaccaron Guérin La présidente,
signé
S. Edert
Le greffier,
signé
F. Lux
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 23134132
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026