Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2313980
mardi 23 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2313980 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 octobre 2023, M. A B, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 25 septembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours à destination du pays dont il a la nationalité.
Il soutient que la décision lui refusant un titre de séjour est entachée d'une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
La requête a été communiquée au préfet du Val-d'Oise qui a produit le 30 novembre 2023 des pièces.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Edert a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant serbe a sollicité, le 27 mars 2023 son admission au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 25 septembre 2023, le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours à destination du pays dont il a la nationalité. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de ces décisions.
2. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ".
3. M. B fait valoir sa présence en France depuis plus de dix ans et indique suivre des cours de français et entretenir de bonnes relations avec ses voisins. Toutefois, les trois pièces produites au titre de 2013, le relevé bancaire de novembre et un courrier administratif produits au titre de l'année 2014, les cinq courriers administratifs et les relevés bancaire d'octobre et décembre produits au titre de l'année 2015, les copies de sa déclaration sur le revenu pour 2016 à zéro, d'un avenant à un contrat à durée déterminée et des relevés bancaires, le relevé bancaire de décembre 2017 et la copie de la déclaration sur le revenu au titre à zéro produits au titre de l'année 2017, la facture de soins dentaire et la copie de la déclaration sur le revenu faisant état de 7153 euros produits au titre de l'année 2018, ainsi que les attestations de pass navigo et les copies d'impôt sur le revenu ne comportant aucun revenu pour les années 2019 et 2020 et les factures de soins dentaires pour l'année 2021, si elles attestent de la présence sporadique de l'intéressé sur le territoire national quelques mois pendant cette période, n'établissent pas que M. B y aurait établi sa résidence habituelle depuis plus de dix ans. Dans ces conditions, le préfet du Val-d'Oise n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'admission exceptionnelle au séjour de M. B ne répondait pas à des considérations humanitaires, ni ne se justifiait au regard de motifs exceptionnels.
4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée.
5.
D É C I D E :
Article 1er :La requête de M. B est rejetée.
Article 2 :Le présent jugement sera notifié à M. B et au préfet du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 2 avril 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Edert, présidente,
M. Baude premier conseiller,
Mme Chaufaux, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 avril 2024.
La Présidente- rapporteure,
signé
S. EdertL'assesseur le plus ancien
signé
F.E. Baude La greffière,
signé
S. Le Gueux
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
2313980
Décisions similaires
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600300
01/10/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2612179
01/10/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2604311
01/10/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603832
01/10/2026