Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2314960

mercredi 3 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2314960
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation10ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral du 12 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation, notamment au regard des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 8 novembre 2023 et le 28 mars 2024, M. C, représenté par Me Orum, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 12 octobre 2023, par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays d'éloignement ;

2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise ou au préfet territorialement compétent, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dès la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. C soutient que les décisions en litige :

- sont insuffisamment motivées et procèdent d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;

- sont intervenues à l'issue d'une procédure irrégulière faute de saisine préalable de la commission du titre de séjour ;

- méconnaissent les dispositions des articles L. 423-7 et 8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- contreviennent aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et procèdent d'une erreur de fait ainsi que d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- méconnaissent l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- la menace à l'ordre public que son comportement représenterait n'est pas caractérisée ;

- la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français méconnait l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 mars 2024, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Charlery, rapporteure ;

- et les observations de Me Orum représentant M. C.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant turc né le 24 décembre 1998, déclare être entré en France le 15 juin 2017 démuni de tout visa. Le 1er juin 2022, il a sollicité son admission au séjour en qualité de conjoint de français et de parent d'enfant français sur le fondement des articles L. 423-1 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 12 octobre 2023, le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays d'éloignement. M. C sollicite l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration dispose que : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". L'article L. 211-5 du même code prévoit que : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ". Et aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. (). ".

3. En l'espèce, l'arrêté en litige vise les textes dont il fait application, notamment la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et celui des relations entre le public et l'administration. Le préfet du Val-d'Oise souligne que M. C a sollicité son admission au séjour en qualité de conjoint de français et de parent d'enfant français, laquelle ne peut lui être accordée dès lors, d'une part, qu'il ne justifie pas de la production d'un visa de long séjour ni d'une entrée régulière en France et d'une communauté de vie de six mois avec son épouse, d'autre part, qu'il n'apporte pas la preuve de contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant de nationalité française. L'arrêté relève également que l'intéressé ne peut davantage bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour en ce que les conditions de son séjour ne caractérisent aucune circonstance humanitaire ou motif exceptionnel, qu'il n'est pas isolé dans son pays d'origine où résident ses parents et sa fratrie et qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement le 4 septembre 2019 qu'il n'a pas mise à exécution, circonstances dont il découle que la décision ne porte pas non plus atteinte à son droit de mener une vie familiale normale conformément à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par ailleurs, la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français n'avait pas à faire l'objet d'une motivation spécifique, pas plus que celle fixant à trente jours le délai de départ volontaire, qui est le délai de principe susceptible d'être accordé. Dès lors, l'arrêté litigieux comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement sans être rédigé de manière stéréotypée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.

4. En deuxième lieu, M. C soutient que le préfet du Val-d'Oise n'aurait pas procédé à un examen suffisamment personnalisé de sa situation pour ne pas avoir fait état de la durée de son séjour de six ans en France ni des éléments révélant son intégration professionnelle. Toutefois, d'une part, l'arrêté en litige indique la date d'entrée déclarée de l'intéressé en France, dont il découle nécessairement la durée de son séjour, d'autre part, le préfet n'avait pas à faire état de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé portés à sa connaissance, d'autant plus lorsqu'ils n'interviennent pas directement au soutien des fondements principaux de la demande de titre de séjour qui avait été présentée, en l'espèce, au titre de conjoint de français et de parent d'enfant français. D'une manière générale, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de l'arrêté attaqué, en particulier des éléments de motivation rappelés au point précédent, que le préfet du Val-d'Oise n'aurait pas procédé, avant son édiction, à l'examen particulier de la situation personnelle de M. C. Le moyen ne peut donc qu'être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. " Et aux termes de l'article L. 423-8 du même code : " Pour la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article L. 423-7, lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, doit justifier que celui-ci contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ou produire une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant. " Il résulte de ces dispositions que pour obtenir un titre de séjour en qualité de parent d'un enfant français, l'étranger qui se prévaut de cette qualité, doit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de cet enfant depuis sa naissance ou depuis au moins deux ans.

6. M. C est père d'un enfant français, A D C, née le 1er septembre 2022 à Gonesse de son union avec une ressortissante française, Mme B D, épousée le 29 janvier 2021. Pour justifier de sa contribution à l'entretien et à l'éducation de son enfant, M. C produit quelques photographies avec sa fille, neuf tickets d'achats dans des commerces d'habillement et de chaussures réalisés en janvier 2023, décembre 2023 et février 2024, le récépissé d'une demande de virement d'un montant de 200 euros effectué le 26 mars 2024 au profit du compte bancaire de Mme B D et deux attestations de cette dernière certifiant recevoir une pension alimentaire mensuelle de 200 euros depuis septembre 2022. Cependant, d'une part, ces pièces restent peu nombreuses, d'autre part, si certains des tickets d'achats versés à l'instance font apparaître des acquisitions de vêtements pour bébé, ils ne précisent pas, pour la plupart, la nature des objets acquis, circonstances qui ne permet pas de déterminer avec certitude si les achats ont été effectués au bénéfice de l'enfant. Par ailleurs, les deux attestations produites par la mère de l'enfant, comme la convention de divorce signée le 4 janvier 2024, qui fixe à 200 euros la contribution mensuelle de l'intéressé à l'entretien et à l'éducation de son enfant et lui reconnait un droit de visite et d'hébergement à compter de la rentrée scolaire de septembre 2024, sont postérieures à la décision attaquée et ne sont étayées, s'agissant des virements allégués depuis septembre 2022, d'aucune autre pièce que le reçu de virement cité ci-dessus. Par ailleurs, la contribution du requérant à l'éducation de sa fille n'est illustrée d'aucune pièce. Il résulte de ce qui précède que M. C ne peut être regardé comme ayant, à la date de la décision attaquée, contribué effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant depuis sa naissance ou depuis au moins deux ans, à la date d'édiction de l'arrêté en litige. Dans ces conditions, le préfet du Val-d'Oise pouvait légalement considérer qu'à la date de l'arrêté attaqué, l'intéressé ne remplissait pas les conditions posées par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : () 2° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer la carte de résident prévue aux articles L. 423-11, L. 423-12, L. 424-1, L. 424-3, L. 424-13, L. 424-21, L. 425-3, L. 426-1, L. 426-2, L. 426-3, L. 426-6, L. 426-7 ou L. 426-10 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; "

8. M. C ne remplissant pas effectivement les conditions susceptibles de permettre la délivrance d'un titre de séjour en qualité de parent d'un enfant français, comme il a été dit au point 6 du présent jugement, la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie. Le moyen du vice de procédure ne peut donc qu'être écarté.

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2°) Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Enfin, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".

10. Pour justifier avoir fixé en France le centre de ses intérêts personnels et familiaux et contribuer effectivement à l'entretien et l'éducation de son enfant, M. C se prévaut de la durée de son séjour en France depuis le 15 juin 2017, de son mariage le 29 janvier 2021 avec Mme D dont est issue leur fille A, née le 1er septembre 2022, et de son insertion professionnelle qui se traduit par l'exercice à temps partiel d'un emploi d'employé polyvalent au sein des effectifs de la société " Chez Memo ", sous contrat à durée indéterminée depuis le 9 avril 2019. Toutefois, à la date de la décision attaquée, l'épouse de M. C avait adressé aux services préfectoraux une lettre, en date du 31 janvier 2022, informant de leur séparation depuis le 10 août 2022 du fait de violences conjugales qu'elle aurait subies pendant sa grossesse, faits pour lesquels elle a déposé plainte au commissariat de police de Gonesse le 11 août 2022 et qui ont suscité le placement de M. C sous contrôle judiciaire à compter du 13 août 2022, assorti d'une interdiction de paraître au domicile de son épouse. A cette même date, M. C ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant, comme il a été dit au point 6 du présent jugement. Par ailleurs, le requérant ne conteste pas les mentions de l'arrêté attaqué dont il ressort qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident ses parents et sa fratrie. Dans ces conditions, M. C n'est pas fondé à soutenir que les décisions en litige auraient porté au droit dont il dispose à mener une vie personnelle et familiale normale, une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elles ont été prises, et ainsi, méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni qu'elles contreviendraient aux dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni enfin qu'elles méconnaitraient l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. Il n'est pas davantage fondé, pour les mêmes motifs, à faire valoir qu'elles procèderaient d'une erreur de fait ou d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ou de leurs conséquences sur sa situation.

11. En sixième lieu, tout en reconnaissant qu'aucun motif de trouble à l'ordre public n'est mentionné dans la décision attaquée, M. C fait valoir que la menace à l'ordre public qu'il représenterait n'est pas caractérisée. Dans ces conditions, et alors que la décision en litige ne comporte aucune mention d'une quelconque menace à l'ordre public, le moyen ne peut qu'être écarté.

12. En septième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en vigueur à la date de la décisions attaquée : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans () "

13. M. C n'établissant pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant, à la date d'édiction de la décision en litige, comme il a été dit au point 6 du présent jugement, ne peut valablement se prévaloir de ces dispositions. Le moyen ne peut donc qu'être écarté.

14. Il résulte de tout ce qui précède, que les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. C doivent être rejetées. Il en est de même, par voie de conséquence, des conclusions à fin d'injonction et de celles relatives aux frais de procédure.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E C et au préfet du Val-d'Oise.

Délibéré après l'audience du 19 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Ouillon, président,

Mme Charlery, première conseillère,

Mme Fabas, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2024.

La rapporteure,

signé

C. Charlery

Le président,

signé

S. OuillonLa greffière,

signé

M-J. Ambroise

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2314960