Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2315317

mardi 19 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2315317
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 novembre 2023, M. A C B, représenté par Me Jean, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article

L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'ordonner au préfet des Hauts-de-Seine ou à toute administration compétente de lui délivrer, à titre principal, un récépissé de première demande de titre de séjour dans l'attente de la fabrication de sa carte de séjour et, à titre subsidiaire, une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande, dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'en l'absence de récépissé, il est maintenu dans une situation précaire ;

- la mesure sollicitée est utile, dès lors que depuis le 5 août 2023, il est démuni de tout document lui permettant de justifier de la régularité de son séjour dans l'attente de la délivrance de son titre de séjour, alors que son dossier est toujours en instruction en dépit des relances.

- la mesure sollicitée ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 novembre 2023, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au non-lieu à statuer, dès lors que le requérant s'est vu délivrer, le 31 octobre 2023, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour valable jusqu'au 30 janvier 2024.

Par un mémoire, enregistré le 18 décembre 2023, le requérant déclare se désister purement et simplement de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Poyet, premier conseiller, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes en référés.

Considérant ce qui suit :

1. M. A C B, ressortissant Afghan né le 1er janvier 1991 à Chaknouri Nangarhar en Afghanistan, est placé sous la protection juridique et administrative de l'office français des réfugiés et des apatrides depuis 2020. Il a déposé une première demande de titre de séjour, le 5 août 2022, et a obtenu deux attestations de prolongation d'instruction dont la dernière a expiré le 5 août 2023. Son dossier étant en cours d'instruction, il a relancé, à plusieurs reprises, en vain, la préfecture des Hauts-de-Seine pour en obtenir le renouvellement. Par la présente requête, M. B demande au juge des référés, en application des dispositions de l'article

L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".

3. Par un mémoire, enregistré le 18 décembre 2023, M. B déclare se désister des conclusions de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

O R D O N N E :

Article 1err : Il n'y a pas lieu d'admettre provisoirement M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera transmise au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy, le 19 décembre 2023.

Le juge des référés,

signé

M. Poyet

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.