lundi 14 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2316454 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | Pole Social (JU) |
| Avocat requérant | DESFARGES |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 décembre 2023 et 10 mai 2024 sous le n° 2316454, ainsi que des pièces, enregistrées le 27 septembre 2024, M. C A, représenté par Me Desfarges, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'avis des sommes à payer émis par la paierie départementale du Val-d'Oise le 20 novembre 2023 en vue du recouvrement de la somme de 1 008,20 euros ;
3°) de le décharger du paiement de cette somme ;
4°) à titre subsidiaire, de lui accorder une remise totale de sa dette ;
5°) de mettre à la charge du département du Val-d'Oise la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
s'agissant du titre exécutoire :
- les mentions des bases de liquidation de la créance sont insuffisantes, ne lui permettant pas de comprendre son bien-fondé ;
- l'avis de sommes à payer méconnaît les dispositions de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales dès lors qu'il n'est pas justifié de la signature du bordereau de recettes ;
- le bien-fondé de la créance n'est pas établi, dès lors qu'il n'a pas eu de vie de couple comme la caisse d'allocations familiales (CAF) le lui a reproché ;
s'agissant de la remise de dette :
- il n'a effectué aucune fausse déclaration et se trouve dans une situation précaire, justifiant une remise de dette.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 septembre 2024, le département du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un courrier du 3 septembre 2024, M. A a été invité à régulariser sa requête en produisant la preuve du dépôt d'une demande de remise de dette et, le cas échéant, d'une décision statuant sur cette demande, à peine d'irrecevabilité de ses conclusions à fin de remise de dette.
II. Par une requête, enregistrée le 8 décembre 2023 sous le n° 2316458, M. C A, représenté par Me Desfarges, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'avis des sommes à payer émis par la paierie départementale du Val-d'Oise le 20 novembre 2023 en vue du recouvrement de la somme de 16 666,32 euros ;
3°) de le décharger du paiement de cette somme ;
4°) à titre subsidiaire, de lui accorder une remise totale de sa dette ;
5°) de mettre à la charge du département du Val-d'Oise la somme de 2 000 euros au bénéfice de son conseil sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
s'agissant du titre exécutoire :
- les mentions des bases de liquidation de la créance sont insuffisantes, ne lui permettant pas de comprendre son bien-fondé ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales dès lors qu'il n'est pas justifié de la signature du bordereau de recettes ;
- le bien-fondé de la créance n'est pas établi, dès lors qu'il n'a pas eu de vie de couple comme la CAF le lui a reproché ;
s'agissant de la remise de dette :
- il n'a effectué aucune fausse déclaration et se trouve dans une situation précaire, justifiant une remise de dette.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 septembre 2024, le département du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un courrier du 3 septembre 2024, M. A a été invité à régulariser sa requête en produisant la preuve du dépôt d'une demande de remise de dette et, le cas échéant, d'une décision statuant sur cette demande, à peine d'irrecevabilité de ses conclusions à fin de remise de dette.
Vu :
- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme Monteagle, première conseillère, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative ;
- la décision par laquelle la rapporteure publique a été, sur sa proposition, dispensée de prononcer ses conclusions à l'audience ;
- les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- l'arrêté du 27 juin 2007 portant application de l'article D. 1617-23 du code général des collectivités territoriales relatif à la dématérialisation des opérations en comptabilité publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Monteagle, magistrate désignée, a été entendu au cours de l'audience publique.
A l'issue de l'audience, la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Le département du Val-d'Oise a émis à l'encontre de M. A le 20 novembre 2023 deux avis de sommes à payer portant respectivement sur les sommes de 16 666,32 euros et de 1 008,20 euros, en raison d'indus de revenu de solidarité active (RSA) versé entre le 1er mars 2020 et le 28 février 2023. Par les requêtes enregistrées sous les numéros 2316454 et 2316458, M. A demande l'annulation de ces deux titres exécutoires.
2. Les requêtes nos 2316454 et 2316458 ont été introduites par le même requérant et présentent à juger des questions communes. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un même jugement.
Sur les conclusions d'annulation des titres exécutoires :
3. En premier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. () Après la mise en œuvre de la procédure de recouvrement sur prestations à échoir, l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active transmet, dans des conditions définies par la convention mentionnée au I de l'article L. 262-25 du présent code, les créances du département au président du conseil départemental. La liste des indus fait apparaître le nom de l'allocataire, l'objet de la prestation, le montant initial de l'indu, le solde restant à recouvrer, ainsi que le motif du caractère indu du paiement. Le président du conseil départemental constate la créance du département et transmet au payeur départemental le titre de recettes correspondant pour le recouvrement ".
4. Aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci ". Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " () le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif mentionne les nom, prénom et qualité de la personne qui l'a émis ainsi que les voies et délais de recours. / Seul le bordereau de titres de recettes est signé pour être produit en cas de contestation () ". Il résulte de ces dispositions que le titre de recettes individuel adressé au redevable doit mentionner les nom, prénom et qualité de la personne qui l'a émis et qu'il appartient à l'autorité administrative de justifier, en cas de contestation, que le bordereau de titre de recettes comporte la signature de l'émetteur.
5. Aux termes de l'article L. 212-3 du code des relations entre le public et l'administration : " Les décisions de l'administration peuvent faire l'objet d'une signature électronique () ". Aux termes de l'article D. 1617-23 du code général des collectivités territoriales : " Les ordonnateurs des organismes publics, visés à l'article D. 1617-19, lorsqu'ils choisissent de transmettre aux comptables publics, par voie ou sur support électronique, les pièces nécessaires à l'exécution de leurs dépenses ou de leurs recettes, recourent à une procédure de transmission de données et de documents électroniques, dans les conditions fixées par un arrêté du ministre en charge du budget pris après avis de la Cour des comptes, garantissant la fiabilité de l'identification de l'ordonnateur émetteur, l'intégrité des flux de données et de documents relatifs aux actes mentionnés en annexe I du présent code et aux deux alinéas suivants du présent article, la sécurité et la confidentialité des échanges ainsi que la justification des transmissions opérées. / () / La signature manuscrite, ou électronique conformément aux modalités fixées par arrêté du ministre en charge du budget, du bordereau récapitulant les titres de recettes emporte attestation du caractère exécutoire des pièces justifiant les recettes concernées et rend exécutoires les titres de recettes qui y sont joints conformément aux dispositions des articles L.252 A du livre des procédures fiscales et des articles R. 2342-4, R. 3342-8-1 et R. 4341-4 du présent code ". Aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 27 juin 2007 portant application de l'article D. 1617-23 du code général des collectivités territoriales relatif à la dématérialisation des opérations en comptabilité publique : " La signature électronique de l'ordonnateur est portée, selon les modalités prévues à l'article 4 du présent arrêté, soit sur chaque bordereau de mandats de dépenses et chaque bordereau de titres de recettes, soit sur le fichier contenant de tels bordereaux transmis au comptable public conformément au protocole d'échange standard dans sa version 2 ou dans une version ultérieure ".
6. Si le titre exécutoire en litige, qui mentionne les nom, prénom et qualité de la personne qui l'a émis, n'est pas signé, il résulte de l'instruction que le bordereau du titre de recettes n° 00400-2023-3083-18876 du 20 novembre 2023 a été signé par Mme E B, chef du service de la comptabilité au sein du département du Val-d'Oise, dûment habilitée par un arrêté de délégation de signature n° DRH 23-22 du 6 juin 2023, régulièrement publié et transmis au contrôle de légalité. En outre, il ne résulte pas de l'instruction que la signature électronique de l'ordonnateur n'aurait pas été portée sur le bordereau dans les conditions prévues par l'arrêté du 27 juin 2007 portant application de l'article D. 1617-23 du code général des collectivités territoriales, et notamment son article 4. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut de signature par l'ordonnateur es titres litigieux doit être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " La liquidation a pour objet de déterminer le montant de la dette des redevables. Les recettes sont liquidées pour leur montant intégral, sans contraction avec les dépenses. / Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation ". En application de ce principe, l'administration ne peut mettre en recouvrement une créance sans indiquer, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur, les bases et les éléments de calcul sur lesquels elle se fonde pour mettre les sommes en cause à la charge de ce débiteur.
8. Les avis de somme à payer litigieux précisent, pour chacun d'eux, que leur créance résulte de versements indus du RSA, en indiquant les périodes où ces versements indus ont été effectués, et mentionnent la somme totale de chacun de ces indus. Dans ces conditions, les titres litigieux indiquent bien les bases de liquidation des créances permettant au requérant d'utilement les contester. Le moyen tiré de l'insuffisance dans les mentions des bases de liquidation ne peut dès lors qu'être écarté.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. (.) ". L'article L. 262-15 du même code prévoit que : " L'instruction administrative de la demande est effectuée à titre gratuit, dans des conditions déterminées par décret, par les services du département ou l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active. [] ". L'article L. 262-3 du même code dispose que : " [] L'ensemble des ressources du foyer, y compris celles qui sont mentionnées à l'article L. 132-1, est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active [] ". Aux termes de l'article L. 262-9 du même code : " Le montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 est majoré, pendant une période d'une durée déterminée, pour : 1° Une personne isolée assumant la charge d'un ou de plusieurs enfants ; () / Est considérée comme isolée une personne veuve, divorcée, séparée ou célibataire, qui ne vit pas en couple de manière notoire et permanente et qui notamment ne met pas en commun avec un conjoint, concubin ou partenaire de pacte civil de solidarité ses ressources et ses charges.() ". L'article R. 262-37 du même code précise que : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments ".
10. Pour le bénéfice du revenu de solidarité active, le foyer s'entend du demandeur, ainsi que, le cas échéant, de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin et des enfants ou personnes de moins de vingt-cinq ans à charge qui remplissent les conditions précisées par l'article R. 262-3 du code de l'action sociale et des familles. Pour l'application de ces dispositions, le concubin est la personne qui mène avec le demandeur une vie de couple stable et continue. Une telle vie de couple peut être établie par un faisceau d'indices concordants, au nombre desquels la circonstance que les intéressés mettent en commun leurs ressources et leurs charges.
11. D'une part, il ressort du rapport d'enquête, établi le 20 février 2023 par un agent assermenté de la CAF que Mme D a déclaré le 2 décembre 2018 être séparée depuis le 26 octobre 2018 de M. A, avec laquelle elle a eu six enfants nés entre 2002 et 2010. Il ressort toutefois de ce même rapport que l'indu en litige a été mis à la charge de M. A au motif que la CAF a estimé que la vie commune n'avait jamais cessé entre M. A et Mme D, dès lors, notamment, que ce couple était resté co-titulaire du bail, qu'il avait conservé une même adresse auprès de diverses administration, que M. A et Mme D avaient des relations financières étroites sans pour autant que ne soit mise en place une pension alimentaire et que Mme D avait soudainement déclaré, à l'occasion de la notification du contrôle en février 2023, que la vie commune avec M. A avait repris depuis le 3 septembre 2022. Si, pour contester ce motif, M. A, soutient qu'il était séparé de Mme D qui, souffrant d'une dépression, aurait été hébergée chez sa mère pendant la période de séparation, il ne produit aucune pièce attestant du bien-fondé de son allégation et ne conteste pas sérieusement les éléments de faits relevés dans le rapport d'enquête étayant l'existence d'une vie commune.
12. D'autre part, il ressort de ce même rapport que l'indu en litige résulte également de la réintégration par la CAF dans les ressources du foyer de M. A de la pension d'invalidité perçue par Mme D pour les années 2018 à 2021, des salaires perçus par leurs enfants majeurs ainsi que des dépôts d'espèces figurant sur les relevés bancaires de M. A, ressources n'ayant pas été déclarées à la CAF. M. A ne conteste aucunement ce second point.
13. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la créance ne serait pas fondée ne peut qu'être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées dans les instances n° 2316454 et n° 2316458 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquences, celles présentées à fin de décharge.
Sur les conclusions à fin de remise de dette :
15. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Sauf en matière de travaux publics, la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ". Aux termes de l'article R. 412-1 de ce code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () ".
16. Dans les deux instances, M. A demande, à titre subsidiaire, que lui soit accordée une remise totale de ses dettes. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction qu'il ait formé auprès du département du Val-d'Oise une demande de remise de dette qui aurait été implicitement ou explicitement rejetée, avant de saisir le tribunal, y compris après avoir été mis à même de régulariser sa requête sur ce point. Il ne ressort pas davantage des décisions produites par le requérant que l'administration ait statué d'office sur une telle demande. Par suite, les conclusions de M. A à fin de remise de dette présentées dans les deux instances sont irrecevables et doivent, pour ce motif, être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Le présent jugement rejetant l'ensemble des conclusions présentées par M. A, ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne pourront par voie de conséquence qu'être rejetées.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : Les requêtes nos 2316454 et 2316458 de M. A sont rejetées.
Article 2: Le présent jugement sera notifié à M. C A, au département du Val-d'Oise et à la caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 octobre 2024.
La magistrate désignée,
M. MonteagleLa greffière,
C. Mas
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2316454 et 2316458
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026