Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2316819
mardi 13 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2316819 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 décembre 2023, M. D, représenté par
Me Debazac, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 7 décembre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, à titre principal, de procéder à l'enregistrement de sa demande d'asile et de lui délivrer l'attestation prévue par les dispositions de l'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le formulaire de demande d'asile, dans un délai de 15 jours courant à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet compétent de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à son conseil, au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle, ou à lui-même en cas de rejet de la demande d'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- aucune tardiveté ne peut lui être opposée, dès lors qu'il s'est vu notifier l'arrêté en litige sans être assisté d'un interprète, alors qu'il ne comprend que l'ourdou ;
S'agissant de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière, faute qu'il ait pu être entendu préalablement, en méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- elle est insuffisamment motivée et procède d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnait l'article 31 de la convention internationale relative aux réfugiés de 1951 ;
- elle méconnait le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision lui refusant un délai de départ volontaire :
- cette décision est illégale pour être fondée sur une décision lui faisant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- cette décision est illégale pour être fondée sur une décision lui faisant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- elle méconnait les dispositions combinées de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision d'interdiction de retour pour une durée d'un an :
- cette décision est illégale pour être fondée sur une décision lui faisant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 janvier 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la requête est tardive.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de Genève du 28 juillet 1951 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Charlery, conformément à l'article
R. 776-13-3 du code de justice administrative, pour statuer en qualité de juge du contentieux de l'éloignement sur les requêtes instruites selon les dispositions de l'article
L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Charlery, magistrate désignée, a été entendu au cours de l'audience publique du 8 février 2024, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant pakistanais né le 13 juin 1998, entré en France en 2022, a déposé une demande d'asile le 5 juillet 2022. Une attestation de demande d'asile en procédure Dublin lui a été délivrée, valable jusqu'au 24 décembre 2022. Il a fait l'objet d'un arrêté de remise aux autorités roumaines en date du 25 août 2022. Le 7 décembre 2023, M. D a fait l'objet d'un contrôle d'identité au cours duquel il n'a pu justifier de la régularité de son séjour. Par un arrêté du même jour, dont l'intéressé sollicite l'annulation, le préfet des
Hauts-de-Seine a obligé M. D à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire pendant une durée d'un an.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
S'agissant de la décision faisant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme C E, adjointe à la cheffe du bureau des examens spécialisés et de l'éloignement de la préfecture des Hauts-de-Seine, qui a reçu du préfet de ce département délégation à l'effet de signer les obligations de quitter le territoire français assorties ou non d'un délai de départ volontaire et les décisions d'interdiction de retour, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme B, cheffe du bureau des examens spécialisés et de l'éloignement, par un arrêté n°2023-072 du 31 octobre 2023 régulièrement publié au recueil spécial des actes administratifs de l'État dans les Hauts-de-Seine du même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté en litige doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, les mesures de police doivent être motivées et " comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Et aux termes du 1er alinéa de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée ".
4. La décision faisant à M. D obligation de quitter le territoire français vise les dispositions légales sur lesquelles elle se fonde, notamment les dispositions de l'article
L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il est fait application et les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le préfet mentionne également les éléments de fait propres à la situation personnelle de M. D, en énonçant notamment que l'intéressé est entré irrégulièrement sur le territoire en 2022, qu'il ne démontre pas s'y être maintenu continuellement depuis cette date et qu'il n'a accompli aucune démarche en vue de régulariser sa situation. Il précise également que le requérant s'est déclaré célibataire et sans charge de famille et n'a pas allégué être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a résidé jusqu'à l'âge de 24 ans. Ainsi, la décision attaquée répond aux exigences de motivation posées par l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté en litige doit être écarté.
5. En troisième lieu, il ne ressort d'aucune pièce du dossier, en particulier des éléments de motivation de la décision en litige, tels qu'ils ont été rappelés au point précédent du présent jugement, que le préfet des Hauts-de-Seine n'aurait pas procédé à un examen circonstancié de la situation personnelle de M. D. Le moyen tiré du défaut d'examen de cette situation ne peut donc qu'être écarté.
6. En quatrième lieu, si les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement telle qu'une obligation de quitter le territoire français, celui-ci peut néanmoins utilement invoquer le principe général du droit de l'Union, relatif au respect des droits de la défense, et qui implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
7. Il résulte de l'instruction que M. D a été entendu par les services de police lors de son interpellation le 7 décembre 2023, suite au contrôle d'identité dont il a fait l'objet, dont le procès-verbal a été versé au dossier par le préfet des Hauts-de-Seine. Il ressort des mentions de ce procès-verbal que M. D, assisté d'un interprète en langue ourdou, a pu indiquer être célibataire et sans charge de famille, toute sa famille résidant au Pakistan, être entré en France en juin 2022 dépourvu de tout document de voyage et de circulation, en vue d'exercer une activité professionnelle et avoir déposé une demande d'asile en France. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. D aurait détenu des informations supplémentaires relatives à sa situation personnelle qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance du préfet des Hauts-de-Seine avant que ne soit pris l'arrêté contesté, ni qu'il aurait sollicité, sans réponse, un entretien avec les services préfectoraux. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve du troisième alinéa de l'article L. 571-1, l'étranger dont l'examen de la demande d'asile relève de la responsabilité d'un autre Etat peut faire l'objet d'un transfert vers l'Etat responsable de cet examen. () ". Et aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () "
9. M. D soutient que le préfet des Hauts-de-Seine ne pouvait prononcer à son encontre une obligation de quitter le territoire, dès lors qu'il a déposé une première demande d'asile en Roumanie en juillet 2022. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le requérant, entré en France irrégulièrement en juin 2022, a fait l'objet d'une décision de transfert aux autorités roumaines en qualité de demandeur d'asile, par un arrêté du préfet de police de Paris du 25 août 2022, dont il ressort des pièces du dossier et dont il n'est pas contesté qu'il n'a pas été exécuté. Le requérant n'allègue pas avoir déposé une nouvelle demande asile en France. Dans ces conditions, le préfet des Hauts-de-Seine a pu, sans entacher sa décision d'une erreur de droit, obliger M. D à quitter le territoire français sur le fondement des dispositions de l'article L. 611-1, 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Tout étranger présent sur le territoire français et souhaitant demander l'asile se présente en personne à l'autorité administrative compétente qui enregistre sa demande et procède, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat, à la détermination de l'Etat responsable () ". Et aux termes de l'article L. 521-7 du même code : " Lorsque l'enregistrement de sa demande d'asile a été effectué, l'étranger se voit remettre une attestation de demande d'asile () / Elle ne peut être refusée que dans les cas prévus aux c ou d du 2° de l'article L. 542-2. ".
11. Ces dispositions ont pour effet d'obliger l'autorité de police à transmettre au préfet, et ce dernier à enregistrer, une demande d'admission au séjour lorsqu'un étranger, à l'occasion de son interpellation, formule une demande d'asile. Hors les cas visés tant aux articles L. 754-2 et L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant l'hypothèse d'un ressortissant étranger placé en rétention, qu'aux c ou d du 2° de l'article L. 542-2 du même code, le préfet saisi d'une demande d'asile est ainsi tenu de délivrer au demandeur l'attestation mentionnée à l'article L. 521-7 précité de ce code. Il résulte, en outre, de ces dispositions que le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à la notification de la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et, le cas échéant, de celle de la Cour nationale du droit d'asile. Par voie de conséquence, les dispositions précitées font obstacle à ce que le préfet fasse usage des pouvoirs que lui confère le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en matière d'éloignement des étrangers en situation irrégulière tant que l'étranger, demandeur d'asile, bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français.
12. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. D aurait fait une demande d'asile en France postérieurement à l'édiction de l'arrêté de transfert aux autorités roumaines en date du 25 août 2022 produit par le préfet des Hauts-de-Seine, ni davantage au cours de son interrogatoire par les services de police suite à son interpellation le 7 décembre 2023. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 521-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
S'agissant de la décision refusant de fixer un délai de départ volontaire :
13. En premier lieu, la décision faisant à M. D obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le moyen tiré de l'illégalité de cette décision, dirigé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision lui refusant un délai de départ volontaire ne peut qu'être écarté.
14. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. D ait présenté une demande d'asile en France. Par suite, le moyen tiré de ce qu'en ne tenant pas compte de son statut de demandeur d'asile, le préfet des Hauts-de-Seine aurait entaché la décision lui refusant un délai de départ volontaire d'erreur manifeste d'appréciation ne peut qu'être écarté comme inopérant.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
15. En premier lieu, la décision faisant à M. D obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le moyen tiré de l'illégalité de cette décision, dirigé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision fixant le pays de destination ne peut qu'être écarté.
16. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Et aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
17. Si M. D allègue que sa vie est menacée au Pakistan, il ne fait état d'aucune circonstance particulière à ce titre et, a fortiori, n'établit pas la matérialité de son allégation. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions combinées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
S'agissant de la décision d'interdiction de retour sur le territoire pendant une durée d'un an :
18. La décision faisant à M. D obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le moyen tiré de l'illégalité de cette décision, dirigé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision lui faisant interdiction de retour pendant une durée d'un an ne peut qu'être écarté.
19. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité de la requête, que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 7 décembre 2023 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et relatives aux frais de procédure.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
20. Aux termes de l'article 7 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " L'aide juridictionnelle est accordée à la personne dont l'action n'apparaît pas, manifestement, irrecevable, dénuée de fondement ou abusive en raison notamment du nombre des demandes, de leur caractère répétitif ou systématique ". Aux termes de l'article 20 de cette loi : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ". Et, aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelle : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence, notamment lorsque la procédure met en péril les conditions essentielles de vie de l'intéressé ou en cas d'exécution forcée emportant saisie de biens ou expulsion. Elle est accordée de plein droit au demandeur et au défendeur lorsque la procédure concerne la délivrance d'une ordonnance de protection./ L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué".
21. Dès lors que l'action est manifestement mal fondée, il n'y a pas lieu d'admettre le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
D E C I D E :
Article 1er : M. D n'est pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de M. D est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D, à Me Debazac et au préfet des Hauts-de-Seine
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 février 2024.
La magistrate désignée,
Signé
C. Charlery La greffière,
Signé
O. El Moctar
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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