Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2400735

lundi 19 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2400735
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 janvier 2024, M. B A, demande au juge des référés, statuant en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour, ou tout autre document équivalent l'autorisant à séjourner et à travailler.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie, dès lors qu'il se trouve désormais en situation irrégulière, ce qui porte atteinte à sa situation professionnelle ;

- la mesure demandée est utile, dès lors qu'il est placé en situation irrégulière sur le territoire français et qu'en dépit des relances l'administration ne lui a pas délivrer de récépissé ;

- la mesure ne fait obstacle à aucune exécution d'une décision administrative.

Par une pièce, enregistrée le 12 février 2024, le préfet des Hauts-de-Seine informe le tribunal qu'il a délivré à M. A une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de titre de séjour valable du 2 février 2024 au 1er mai 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Poyet, premier conseiller, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant congolais né le 25 mai 1996 à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC), était titulaire d'un titre de séjour qui a expiré le 12 janvier 2024 et dont il a sollicité le renouvellement le 4 novembre 2023, auprès de la sous-préfecture d'Antony, pour laquelle il a obtenu une attestation de dépôt. N'ayant pas reçu de récépissé à l'issu de sa demande, il a demandé, à plusieurs reprises, à la préfecture, qu'il lui en soit délivré un, afin qu'il puisse continuer de travailler et de séjourner de manière régulière. Sa demande est restée sans réponse. Par la présente requête, M. A demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

3. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

4. Il résulte de l'instruction que le préfet des Hauts-de-Seine a délivré à M. A une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour, valable du 2 février 2024 au 1er mai 2024. Dans ces conditions, la requête est devenue sans objet, de sorte qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de se prononcer sur les conclusions aux fins d'injonction présentées par M. A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy, le 19 février 2024.

Le juge des référés,

signé

M. Poyet

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.