Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2401455
jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2401455 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 11ème Chambre |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, un mémoire complémentaire et des pièces complémentaires, enregistrées le 1er février 2024, le 26 mars 2024 et le 30 avril 2024 sous le numéro 2401511, M. B F, représenté par Me Dandaleix, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 décembre 2023 par lequel le préfet du Val d'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet du Val d'Oise de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " ou " salarié " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans les mêmes conditions de délais et d'astreinte et de lui délivrer, dans cette attente, une attestation provisoire de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
- il a été pris par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
- elle méconnaît l'article 7 de l'accord franco-tunisien ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation au regard du pouvoir discrétionnaire du préfet ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnait l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de destination :
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant obligation de remettre son passeport :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 février 2024, le préfet du Val d'Oise conclut au rejet de la requête et communique l'ensemble des pièces utiles en sa possession.
Vu les autres pièces du dossier ;
II. Par une requête, un mémoire complémentaire et des pièces complémentaires, enregistrés le 31 janvier 2024, le 19 avril 2024 et le 30 avril 2024 sous le numéro 2401455,
Mme A C épouse F, représentée par Me Dandaleix, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 décembre 2023 par lequel le préfet du Val d'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet du Val d'Oise de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " ou " salarié " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer, dans cette attente, un récépissé de demande de titre de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnait l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de destination :
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant obligation de remettre son passeport :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 février 2024, le préfet du Val d'Oise conclut au rejet de la requête et communique l'ensemble des pièces utiles en sa possession.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 en matière de séjour et de travail ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de Mme Bocquet, conseillère ;
-et les observations de Me Dandaleix, représentant M. et Mme F.
Considérant ce qui suit :
1. M. B F, ressortissant tunisien né le 22 septembre 1975, et Mme A C, épouse F, ressortissante tunisienne née le 22 janvier 1983, déclarent être entrés en France respectivement le 20 août 2015 et le 12 mai 2017. Ils ont sollicité leur admission au séjour sur le fondement de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par deux arrêtés du
26 décembre 2023, le préfet du Val d'Oise a refusé de leur délivrer les titres de séjour sollicités, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, de remettre leur passeport ou tout autre document d'identité ou de voyage, et a fixé le pays de destination. Par les présentes requêtes, M. et Mme F demandent l'annulation de ces arrêtés.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n°2401511 et 2401455 concernent les membres d'une même famille, posent à juger des questions comparables concernant leur droit au séjour et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un même jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les deux arrêtés pris dans leur ensemble :
3. Il ressort des pièces du dossier que par un arrêté n°23-071 du 22 décembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Val-d'Oise du même jour, M. E D, directeur des migrations et de l'intégration, a reçu délégation à l'effet de signer notamment les actes relatifs au séjour, les obligations de quitter le territoire français avec fixation d'un délai de départ volontaire ainsi que les décisions fixant le pays de destination. Par conséquent, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des arrêtés, qui manque en fait, doit être écarté.
4. Les arrêtés attaqués comportent les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Dès lors, le moyen tiré d'une insuffisance de motivation doit être écarté.
5. Il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes des décisions contestées que le préfet du Val d'Oise n'aurait pas procédé, avant leur édiction, à l'examen particulier de la situation de M. et Mme F.
6. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Et aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. "
7. M. et Mme F soutiennent résider en France depuis respectivement huit et six ans en compagnie de leurs deux enfants, de nationalité tunisienne, âgés de quinze et seize ans, dont l'ainé est né sur le territoire français en avril 2008. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la cellule familiale s'est constituée en Tunisie, pays où les époux F se sont mariés et où est né leur second enfant en avril 2009. Par ailleurs, si les requérants se prévalent de la scolarisation de leurs enfants en France, il n'est pas établi que celle-ci ne pourrait pas se poursuivre dans leur pays d'origine. Enfin, M. et Mme F ne sont pas dépourvus d'attaches dans leur pays d'origine où ils ont vécu respectivement jusqu'à l'âge de trente-neuf ans et de trente-quatre ans et où résident notamment le père de M. F et les parents, la mère et la sœur de Mme F. Dans ces conditions, les requérants ne démontrent pas l'existence d'obstacles réels et sérieux à une reconstitution de la cellule familiale en Tunisie. Ainsi, alors même qu'ils seraient insérés professionnellement à la société française, les requérants ne démontrent pas que le préfet aurait porté une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale. Dès lors, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés. Il en est de même de celui tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation de leur situation personnelle et familiale.
8. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article
L. 432-14. ".
9. Portant sur la délivrance des catégories de cartes de séjour temporaire qu'il prévoit, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'institue pas une catégorie de titres de séjour distincte mais est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France soit au titre de la vie privée et familiale, soit au titre d'une activité salariée. Il fixe ainsi, notamment, les conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France au titre d'une activité salariée. Dès lors que l'article 3 de l'accord franco-tunisien prévoit la délivrance de titres de séjour au titre d'une activité salariée et
l'article 7 au titre de la vie privée et familiale, un ressortissant tunisien souhaitant obtenir un titre de séjour au titre d'une telle activité ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article
L. 435-1 à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national en tant que salarié, s'agissant d'un point déjà traité par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, au sens de l'article 11 de cet accord. Toutefois, les stipulations de cet accord n'interdisent pas au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, en fonction de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation à un ressortissant tunisien qui ne remplirait pas les conditions auxquelles est subordonnée la délivrance de plein droit d'un titre de séjour en qualité de salarié ou au titre de sa vie privée et familiale.
10. D'une part, si les requérants soutiennent résider en France depuis 2015 et 2017, une durée de huit et six ans n'est pas suffisante à elle-seule pour constituer un motif exceptionnel au séjour. D'autre part, si les requérants font état de leurs efforts d'intégration sociale et professionnelle, il ressort des pièces du dossier que M. F a exercé deux emplois en qualité de plombier depuis février 2020 jusqu'au mois d'août 2022, pour une durée totale établie de deux ans et six mois à la date de la décision attaquée, et que Mme C épouse F a exercé des emplois de femme de ménage du mois d'octobre 2019 jusqu'en janvier 2024 pour une durée de travail totale établie de trois ans et deux mois à la date de la décision attaquée. Ainsi, compte tenu de leur faible durée et de l'absence de qualification particulière, les expériences professionnelles dont se prévalent les requérants sont insuffisantes pour caractériser un motif d'admission exceptionnelle au titre du travail. Enfin, la vie familiale en France des intéressés ne relève d'aucun motif exceptionnel ou humanitaire, la circonstance que leurs deux enfants, de nationalité tunisienne, dont l'un est né en France, soient scolarisés en France n'ouvrant aucun droit particulier au séjour. En tout état de cause, ils ne font état d'aucun obstacle à leur retour avec leurs enfants dans leur pays d'origine, où ils n'établissent pas être dépourvus d'attaches. C'est donc sans méconnaitre l'article L. 435-1 précité ni commettre une erreur manifeste d'appréciation que le préfet du Val-d'Oise a refusé de leur délivrer, à titre exceptionnel, un titre de séjour.
11. Aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, de tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ".
12. Pour les motifs exposés au point 7 du présent jugement, dès lors que la cellule familiale des requérants peut se reconstituer dans leur pays d'origine et que la décision attaquée n'a ni pour objet ni pour effet de séparer les enfants mineurs du couple d'un de leurs parents,
M. et Mme F ne sont pas fondés à soutenir que le préfet du Val-d'Oise aurait méconnu les stipulations précitées de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français :
13. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale et d'une erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
14. Pour les motifs exposés au point 7 du présent jugement, dès lors que la cellule familiale des requérants peut se reconstituer dans leur pays d'origine et que la décision attaquée n'a ni pour objet ni pour effet de séparer les enfants mineurs du couple d'un de leurs parents,
M. et Mme F ne sont pas fondés à soutenir que le préfet du Val-d'Oise aurait méconnu les stipulations précitées de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de destination :
15. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale et d'une erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant obligation de remettre son passeport :
16. Les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français étant légales, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par voie de conséquence, à l'encontre des décisions portant obligation de remettre leur passeport doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. et Mme F doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, leurs conclusions aux fins d'injonction sous astreinte et celles relatives aux frais d'instance.
D É C I D E :
Article 1er : La requête n°2401511 de M. F est rejetée.
Article 2 : La requête n°2401455 de Mme C épouse F est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B F, à Mme A C épouse F et au préfet du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 27 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. d'Argenson, président,
M. Robert, premier conseiller,
Mme Bocquet, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2024.
La rapporteure,
signé
P. Bocquet
Le président,
signé
P.-H. d'Argenson
Le greffier,
signé
V. Guillaume
La République mande et ordonne au préfet du Val d'Oise en ce qui le concerne, et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2401511-2401455
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