Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2402592

lundi 26 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2402592
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 février 2024, M. B, doit être regardé comme demandant à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au chef d'établissement suspendre l'exécution de la décision " appel à contradictoire dans le cadre d'une procédure disciplinaire " ;

2°) de condamner l'autorité compétente de lui verser 1 euro de dommages et intérêts et de le changer d'établissement dans l'urgence.

Il soutient que :

- il y a urgence à suspendre la décision qui porte atteinte à sa scolarité ;

- il est en arrêt maladie, le lycée l'accuse à tort d'insolence, il est victime d'une procédure administrative et d'acharnement ; il a reçu une notification de six jours d'exclusion.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête n°2402600, enregistrée le 23 février 2024, par laquelle M. B demande l'annulation de la décision contestée.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Edert, vice-présidente, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Selon l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. Il résulte des dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative que, comme la requête en annulation dont l'existence conditionne leur recevabilité, les conclusions à fin de suspension ne peuvent être dirigées que contre une décision administrative.

3. M. B demande à la juge des référés d'ordonner la suspension de l'exécution de la convocation à appel à contradictoire dans le cadre de la procédure disciplinaire diligentée à son encontre par le proviseur du lycée Charles Baudelaire d'Enghien les Bains. Toutefois cette convocation prévue par les dispositions de l'article R. 421-10-1 du code de l'éducation n'a pas de caractère décisoire et ne lui fait pas grief. Sa légalité ne peut par elle-même être contestée, ne s'agissant en l'espèce que d'un acte préparatoire.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B est manifestement mal fondée. Il y a lieu, en application des dispositions précitées de l'article L.522-3 du code de justice administrative, de la rejeter dans toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Cergy, le 26 février 2024.

La juge des référés,

signé

S. Edert

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.