vendredi 21 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2402661 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SAVIGNAT |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler l'arrêté du 22 janvier 2021 par lequel le maire d'Osny a refusé de lui délivrer un permis de construire en vue de l'édification d'un bâtiment comprenant quatre logements, l'arrêté du 31 mars 2021 par lequel le maire d'Osny a retiré le permis de construire tacite dont il est titulaire, ainsi que l'arrêté du 14 avril 2021 par lequel le maire d'Osny a rectifié son arrêté du 31 mars 2021, et d'enjoindre au maire d'Osny de lui délivrer un certificat relatif au permis de construire dont il est titulaire.
Par un jugement n°2104218, n°2107632 du 17 janvier 2023, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du maire d'Osny du 22 janvier 2021 et rejeté le surplus des conclusions de ces demandes.
Par une décision n°4722161 du 12 février 2024, le Conseil d'État, statuant au contentieux, saisi d'un pourvoi présenté pour M. B A, a d'une part, rejeté les conclusions de M. A tendant à l'annulation de l'article 1er du jugement du tribunal administratif du 17 janvier 2023, d'autre part, annulé l'article 2 de ce jugement en tant que les deux notes en délibéré, enregistrées les 6 et 9 janvier 2023 au greffe de cette juridiction n'ont pas été mentionnées dans les visas de ce jugement, enfin, a renvoyé les deux affaires à ce même tribunal dans la mesure de la cassation ainsi prononcée.
Procédure devant le tribunal :
Par une requête n° 2107632 et des mémoires, enregistrés les 10 juin 2021, 21 juin 2021, 1er juillet 2022, 23 septembre 2022, 6 et 9 janvier 2023 et 12 mai 2024, M. A, représenté par Me Laplante, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 31 mars 2021 par lequel le maire de la commune d'Osny a procédé au retrait du permis de construire tacite dont il était bénéficiaire depuis le 13 janvier 2021, portant sur la construction d'un bâtiment comprenant 4 logements sur un terrain cadastré Section AB n°198, sis 18 bis chemin des Marais, lot B à Osny ;
2°) d'annuler l'arrêté rectificatif du 14 avril 2021 par lequel le maire de la commune a rectifié une erreur matérielle contenue dans l'arrêté du 31 mars 2021 et confirmé le retrait du permis de construire tacite dont il était titulaire ;
3°) d'enjoindre à la commune d'Osny de lui délivrer un certificat justifiant du permis de construire dont il est titulaire ;
4°) de mettre à la charge de la commune la somme de 3 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- les arrêtés contestés sont illégaux dès lors qu'ils ont pour objet de procéder au retrait d'un permis de construire tacite ayant déjà été retiré par l'arrêté du 22 janvier 2021 portant refus de permis de construire ;
- ils sont illégaux dès lors que l'arrêté du 22 janvier 2021 n'a pas été précédé d'une procédure contradictoire ;
- ils méconnaissent les dispositions de l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme : le projet ne pouvait être refusé sur le fondement du plan local d'urbanisme révisé le 26 juin 2019 dès lors qu'il a bénéficié, le 12 avril 2019, d'une décision tacite de non-opposition à la déclaration préalable enregistrée sous le n° 9547619U0051 et qu'en application de ces dispositions, le permis de construire tacite dont il était bénéficiaire depuis le 16 janvier 2021 ne pouvait être retiré sur le fondement de dispositions d'urbanisme nouvelles intervenues postérieurement à la date de délivrance de cette décision tacite de non-opposition ;
- ils méconnaissent les dispositions de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, dès lors que le maire n'a pas procédé au retrait du permis de construire tacite dont il est titulaire depuis le 16 janvier 2021 dans le délai de trois mois suivant la date de cette dernière décision ;
- il a été pris en méconnaissance de l'article UG 2.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme d'Osny dès lors que le projet, qui est implanté au sein d'un ilot urbain hétérogène, présente un gabarit similaire à celui des constructions existantes dans ce secteur qui ne présente au demeurant pas d'intérêt particulier ;
- il a été pris en méconnaissance de l'article 2.5.2 et du chapitre XIII des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que son projet prévoit, conformément au règlement du plan local d'urbanisme dans sa version modifiée le 23 juin 2016, une place de stationnement par logement ainsi que des voies d'accès d'une largeur de 3,50 mètres ;
- il a été pris en méconnaissance de l'article UG 3.1- B du règlement du plan local d'urbanisme d'Osny dès lors que ces dispositions qui ne visent que les voies privées, ne sont pas applicables au chemin des Marais qui constitue une voie publique ; en tout état de cause, le projet litigieux est conforme à ces dispositions dès lors qu'il prévoit une largeur de chaussée de 3,50 mètres ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juillet 2020, le 1er octobre 2020, le 30 mars 2021, le 6 mai 2021, le 31 mai 2022, le 11 juillet 2022 et 26 avril 2024, la commune d'Osny, représentée par Me Savignat conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés ;
- à titre subsidiaire, l'arrêté en litige est également fondé sur l'absence de conformité du projet à l'article 13 de l'annexe 2 du plan local d'urbanisme dans sa version modifiée le 23 juin 2016 dès lors qu'il ne prévoit pas une chaussée d'une largeur minimale de 3,50 mètres.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Zaccaron Guérin, rapporteure,
- les conclusions de M. Louvel, rapporteur public,
- les observations de Me Laplante, représentant M. A,
- et les observations de Me Savignat, représentant la commune d'Osny.
Considérant ce qui suit :
1. Par une demande enregistrée le 6 août 2020, M. A a sollicité auprès du maire d'Osny la délivrance d'un permis de construire en vue de l'édification d'un bâtiment comprenant quatre logements. Par un arrêté du 22 janvier 2021, le maire d'Osny a refusé le permis de construire demandé. Par un arrêté du 31 mars 2021, le maire d'Osny a retiré le permis de construire tacite dont M. A était titulaire. Par un arrêté du 14 avril 2021, le maire d'Osny a rectifié son arrêté du 31 mars 2021. Par le jugement susvisé du 17 janvier 2023, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a, d'une part, annulé pour excès de pouvoir l'arrêté du maire d'Osny du 22 janvier 2021 et, d'autre part, rejeté les demandes de M. A tendant à l'annulation pour excès de pouvoir des arrêtés du maire d'Osny des 31 mars et 14 avril 2021 et à ce qu'il soit enjoint au maire d'Osny de lui délivrer un certificat relatif au permis de construire dont il serait titulaire.
2. M. A s'étant pourvu en cassation, le Conseil d'Etat statuant au contentieux, a, par une décision du 12 février 2024, d'une part, rejeté les conclusions de M. A tendant à l'annulation de l'article 1er du jugement du tribunal administratif du 17 janvier 2023, d'autre part, annulé l'article 2 de ce jugement en tant que les deux notes en délibéré, enregistrées les 6 et 9 janvier 2023 au greffe de cette juridiction n'ont pas été mentionnées dans les visas de ce jugement, enfin, a renvoyé les deux affaires à ce même tribunal dans la mesure de la cassation ainsi prononcée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré du non-respect de la procédure contradictoire :
3. La circonstance alléguée que l'arrêté du 22 janvier 2021 a été édicté en méconnaissance du principe du contradictoire est dépourvue de lien, et par suite, sans incidence sur la régularité de la procédure d'édiction des arrêtés des 31 mars et 14 avril 2021. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que le maire de la commune d'Osny a, par courrier du 3 février 2021, informé M. A qu'en application de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, il était susceptible de procéder au retrait du permis de construire tacite dont il était titulaire, et lui a laissé un délai de 15 jours pour formuler ses observations. M. A a formulé des observations par courrier du 18 février 2021. Ainsi, l'arrêté du 31 mars 2021, a été édicté au terme d'une procédure régulière. L'arrêté du 14 avril 2021 a été édicté dans l'unique but de rectifier une erreur matérielle contenue dans l'arrêté du 31 mars 2021 et n'avait dès lors pas à faire l'objet d'une procédure contradictoire préalable.
En ce qui concerne le moyen tiré de la tardiveté des arrêtés portant retrait du permis né tacitement le 16 janvier 2021 :
4. Aux termes de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme : " La décision de non-opposition à une déclaration préalable ou le permis de construire () tacite ou explicite, ne peuvent être retirés que s'ils sont illégaux et dans le délai de trois mois suivant la date de ces décisions. Passés ce délai, () et le permis ne peuvent être retirés que sur demande expresse de leur bénéficiaire. () "
5. La notification d'une décision administrative est réputée accomplie à la date de sa réception effective par son destinataire, ou à défaut, à la date de première présentation de ce pli s'il s'abstient de le retirer dans le délai réglementaire de quinze jours. Toutefois, pour apprécier la légalité du retrait au regard des dispositions de l'article L. 424-5 précité, est celle de la première présentation du pli, s'agissant d'une notification permettant d'interrompre un délai qui court en défaveur de l'administration.
6. Il ressort des pièces produites par la commune d'Osny, et notamment de la copie des bordereaux d'accusé de réception des deux arrêtés litigieux, qui font foi en l'absence de preuve contraire, que ces arrêtés ont été respectivement présentés, une première fois les 2 et 16 avril 2021, soit dans le délai de trois mois prévu par les dispositions de l'article
L. 424-5 précité. Par suite le moyen tiré de l'absence de notification dans le délai de trois mois doit être écarté.
En ce qui concerne l'autorisation de lotir :
7. Aux termes de l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme : " Lorsque le lotissement a fait l'objet d'une déclaration préalable, le permis de construire ne peut être refusé ou assorti de prescriptions spéciales sur le fondement de dispositions d'urbanisme nouvelles intervenues depuis la date de non-opposition à la déclaration préalable, et ce pendant cinq ans à compter de cette même date. () " L'article L. 442-1 de ce code dispose : " Constitue un lotissement la division en propriété ou en jouissance d'une unité foncière ou de plusieurs unités foncières contiguës ayant pour objet de créer un ou plusieurs lots destinés à être bâtis. "
8. En l'absence de tout transfert de propriété ou de jouissance du lot dont aurait résulté la division d'une parcelle, le bénéficiaire d'un arrêté de non-opposition à déclaration préalable de lotissement ne peut se prévaloir, à l'occasion d'une demande de permis de construire, des droits attachés, en vertu de l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme, au lotissement autorisé, dont le projet de construction ne pouvait relever.
9. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la parcelle cadastrée section AB n°67 ayant fait l'objet d'une déclaration préalable de lotissement au sens de l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme, appartenait, à la date du dépôt de cette déclaration préalable, à M. A. Le 12 avril 2019, une décision de non-opposition à cette déclaration préalable lui a été délivrée et a ainsi conduit à autoriser la création " future " de deux lots à bâtir (lot A de 304 mètres carrés et lot B de 526 mètres carrés).
10. Toutefois, d'une part, il ressort des pièces du dossier et notamment du formulaire Cerfa renseigné par M. A à l'occasion du dépôt de sa demande le 6 août 2020, que le projet de construction est prévu sur le lot B et qu'il a pour finalité de mettre en location les quatre logements construits, sans que cette location ne soit consentie en vue de l'implantation de ces bâtiments. Ainsi, dès lors que le droit d'usage conféré à un simple locataire n'entraîne aucune division foncière, M. A doit être regardé comme ayant conservé la propriété et la jouissance du lot B qui devait résulter de la division de sa parcelle. D'autre part, il ressort également des pièces du dossier que le lot A, n'a été vendu par M. A, à la société BT Conception, que le 10 mars 2021, soit postérieurement à la date de dépôt par M. A de sa demande de permis de construire. Ainsi, M. A conservait la propriété et la jouissance du lot A dont qui devait résulter la division de sa parcelle à la date de la demande de permis de conduire.
11. Il résulte de ce qui précède que M. A ne peut utilement se prévaloir des droits attachés, en vertu de l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme, au lotissement autorisé, dont le projet de construction ne pouvait relever. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la légalité du projet dont l'autorisation d'urbanisme a été retirée au regard du règlement du plan local d'urbanisme :
12. En premier lieu, aux termes de l'article UG 2.2.1 dans sa rédaction issue de la révision du règlement du plan local d'urbanisme d'Osny approuvée le 26 juin 2019 : " La règlementation de l'aspect extérieur des constructions concerne les bâtiments eux-mêmes ainsi que tout ce qui relève du champ d'application du droit des sols et notamment des abords des constructions, incluant les clôtures. L'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier ne doit pas être de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites et paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives. La forme, le volume des constructions, le percement des baies, la couleur, la nature des matériaux utilisés doivent être en harmonie avec l'environnement existant. "
13. Il résulte de ces dispositions que, si les constructions projetées portent atteinte aux paysages naturels avoisinants, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à un paysage naturel de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site naturel sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.
14. Il ressort des pièces du dossier que l'immeuble dont la construction est envisagée chemin des Marais doit être implanté au sein d'un îlot urbain résidentiel, constitué de pavillons et d'immeubles d'habitation qui ne présentent pas entre eux d'homogénéité, ni d'intérêt architectural particulier. En outre, il ressort de ces mêmes pièces que sont présentes, dans un périmètre immédiat, des habitations présentant des dimensions similaires à celles de la construction projetée. La circonstance que cette construction accueillera quatre logements n'est pas à elle-seule suffisante pour la regarder comme portant atteinte à l'environnement bâti, alors que par ailleurs, tant son gabarit que ses autres caractéristiques sont semblables à ceux des constructions implantées dans ce secteur. Dans ces conditions, M. A est fondé à soutenir qu'en refusant de lui accorder le permis de construire sollicité au motif d'une atteinte portée à l'environnement urbain avoisinant, le maire de la commune d'Osny a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions précitées de l'article UG 2.2.1 du règlement du plan local d'urbanisme.
15. En deuxième lieu, aux termes de l'article UG 3.1 - Desserte par les voies publiques ou privées, dans sa rédaction issue de la révision du règlement du plan local d'urbanisme d'Osny approuvée le 26 juin 2019 : " Les terrains doivent être desservis par les voies publiques ou privées, dans des conditions répondant à l'importance et à la destination de l'immeuble ou de l'ensemble d'immeubles à édifier, notamment en ce qui concerne la commodité, la sécurité de la circulation et des accès, ainsi que les moyens d'approche permettant une lutte efficace contre l'incendie. () B. Voirie : / Les dimensions, formes et caractéristiques techniques des voies privées doivent être adaptées aux usages qu'elles supportent et aux opérations qu'elles doivent desservir. () "
16. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le chemin des Marais dessert déjà diverses constructions et il ne ressort pas des pièces du dossier que les dimensions, formes et caractéristiques techniques de la voie d'accès du chemin des Marais ne sont pas adaptées à la circulation engendrée par la création de quatre logements sur le terrain d'assiette du projet qu'elle desservira. Dans ces conditions, M. A est fondé à soutenir qu'en refusant de lui délivrer le permis de construire qu'il sollicitait, motif pris que le projet de construction en litige, qui prévoit de réaliser quatre logements, " entraînera une augmentation de la circulation sur le chemin des Marais qui n'est pas adapté ", a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation dans l'application de l'article UG 3.1 B précité.
17. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens invoqués n'est susceptible, en l'état du dossier, de fonder cette annulation.
18. Si le maire d'Osny ne pouvait légalement se fonder sur les motifs énoncés aux points 14 et 16 pour procéder au retrait du permis tacitement délivré à M. A le 16 janvier 2021, il ressort des mentions des arrêtés des 31 mars et 14 avril 2021, que le maire s'est également fondé sur les motifs tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article UG 2.5.2 du règlement du plan local d'urbanisme révisé le 26 juin 2019.
19. Aux termes de l'article UG 2.5.2 du règlement du plan local d'urbanisme, dans sa version révisée le 26 juin 2019 : " A. Logement en accession : / 2 places par logement auxquelles peuvent s'ajouter, 1 pl/50 m2 SDP (entamées) () ".
20. Il résulte de ces dispositions que la création de quatre logements à usage d'habitation doit s'accompagner de la création de huit places de stationnement. Or, il ressort des pièces du dossier de demande de permis de construire en litige, et n'est d'ailleurs pas contesté par M. A, que seules cinq places de stationnement sont prévues. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'en refusant de lui délivrer le permis de construire qu'il sollicitait, le maire a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation dans l'application de l'article UG 2.5.2 précité.
21. Il résulte de l'instruction que le motif précité tiré de l'absence de conformité du projet à l'article UG 2.5.2 du règlement du plan local d'urbanisme d'Osny relatif au nombre de places de stationnement prévu par le projet litigieux suffisait, à lui-seul, à justifier légalement le retrait du permis tacitement délivré à M. A le 16 janvier 2021.
22. Il résulte de ce qui précède que l'arrêté du 31 mars 2021, rectifié le 14 avril 2021, et portant retrait, dans le délai de trois mois suivant sa naissance, du permis tacitement délivré à M. A, a bien été précédé d'une procédure contradictoire et est par ailleurs justifié par l'illégalité dont est entachée ce permis tacite.
23. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la substitution de motif sollicitée par la commune d'Osny, que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés des 31 mars 2021 et 14 avril 2021. Par voie de conséquence, ses conclusions afin d'injonction doivent également être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
24. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. "
25. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d'Osny qui n'est pas la partie perdante à l'instance, la somme demandée à ce titre par M. A. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire application de ces dispositions pour mettre à la charge de M. A les sommes demandées à ce titre par la commune d'Osny.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 :Les conclusions présentées par la commune d'Osny sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A ainsi qu'à la commune d'Osny.
Délibéré après l'audience du 4 juin 2024 à laquelle siégeaient :
Mme Edert, présidente,
M. Baude, premier conseiller,
Mme Zaccaron Guérin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juin 2024.
La rapporteure,
signé
C. Zaccaron Guérin La présidente,
signé
S. Edert
Le greffier,
signé
F. Lux
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 24026612
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026