Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2402981

mercredi 29 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2402981
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 février 2024, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 26 janvier 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande de regroupement familial au bénéfice de son fils.

Elle soutient que :

- ses ressources ont augmenté entre l'envoi du dossier de sa demande de regroupement familial et l'adoption de la décision attaquée ;

- sa demande de regroupement familial se fonde sur le fait que son fils n'a pas pu naitre en France en raison de la fermeture des frontières lors de la crise sanitaire.

Vu les pièces du dossier ;

Vu :

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 26 janvier 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande de regroupement familial au bénéfice de son fils, motif pris de ce que son revenu mensuel brut, d'un montant de 976 euros, était inférieur au salaire minimum interprofessionnel de croissance.

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. / () ".

3. En premier lieu, si Mme A, qui ne conteste pas le motif de la décision attaquée, soutient que ses ressources ont augmenté entre l'envoi du dossier de sa demande de regroupement familial et l'adoption de cette décision, elle ne produit que quelques bulletins de salaires dont les montants sont manifestement insuffisants pour établir qu'elle bénéficiait des ressources requises.

4. En second lieu, la circonstance que le fils de Mme A n'a pas pu naître en France en raison de la fermeture des frontières lors de la crise sanitaire est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée, par application des dispositions de l'article R. 222-1, 7°, du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy-Pontoise, le 29 mai 2024.

Le président de la 2ème chambre,

signé

C. HUON

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.