Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2403446

jeudi 13 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2403446
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 mars 2024, Mme A B demande au tribunal d'annuler la décision du 5 mars 2024 par laquelle la commission d'attribution des logements de la SA d'HLM Immobilière 3 F a rejeté sa candidature à l'attribution d'un logement social situé rue des monts à Clamart (92140).

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. Aux termes de l'article R. 772-6 du même code : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".

3. Enfin, aux termes de l'article R. 611-8-6 de ce code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. () ".

4. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal d'annuler la décision du 5 mars 2024 par laquelle la commission d'attribution des logements de la SA d'HLM Immobilière 3 F a rejeté sa candidature à l'attribution d'un logement social situé à Clamart au motif de la production de pièces irrégulières par la requérante. A l'appui de sa demande d'annulation, la requérante, qui ne conteste pas le motif de rejet opposé par la commission d'attribution des logements dans sa décision, se borne à indiquer, dans sa requête, qu'elle ne comprend pas le rejet de sa demande alors que sa cellule familiale est notamment composée de neuf enfants bientôt et qu'elle rencontre des difficultés pour trouver un logement adapté. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée, via l'application Télérecours, le 28 mars 2024, et dont l'intéressée a accusé lecture le jour même, Mme B n'a pas, à l'expiration du délai d'un mois qui lui était imparti, produit d'écritures complémentaires.

5. Par suite, sa requête, qui ne fait état que de moyens inopérants et de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien, doit être rejetée par application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Copie en sera adressée à la SA d'HLM Immobilière 3 F.

Fait à Cergy, le 13 juin 2024.

La vice-présidente,

H. Lepetit-Collin

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.