Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2403919
mardi 16 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2403919 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 mars 2024 M. A B, représenté par Me Iharkane, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision implicite en date du 6 janvier 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé sa demande de renouvellement de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa demande dans un délai de sept jours et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 20 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est présumée, dès lors qu'il s'agit d'un refus de renouvellement de titre de séjour, il se trouve placé en situation irrégulière sur le territoire français et ne perçoit plus son allocation pôle emploi, ce qui a pour conséquence de l'empêcher de contribuer à l'entretien et à l'éducation de ses trois enfants français, en outre, il peut faire l'objet de mesures d'éloignements ;
Les moyens de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L.423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il remplit les conditions pour l'obtention de sa demande ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de ma convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, en ce qu'elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect à la vie privée et familiale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle et familiale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 avril 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête. Il fait valoir qu'une nouvelle attestation de dépôt de titre de séjour valable du 28 mars 2024 au 27 juin 2024, a été générée le 28 mars 2024.
Par un mémoire enregistré le 12 avril 2024, M. B se désiste de ses conclusions à fin de suspension et d'injonction et maintient ses demandes au titre des frais irrépétibles. Il soutient que le préfet des Hauts-de-Seine lui a fait part qu'une carte de résident de dix ans était en cours de fabrication.
Vu :
- la requête n° 2403951, enregistrée le 19 mars 2024, par laquelle M. B demande l'annulation de la décision contestée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Thobaty, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 16 avril 2024 à 14 heures.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Soulier, greffière d'audience :
- le rapport de M. Thobaty, juge des référés.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un mémoire enregistré le 12 avril 2024, M. B a déclaré se désister de ses conclusions à fin de suspension de la décision attaquée et tendant au prononcé d'une injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
2. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par le requérant au titre des frais liés à l'instance en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins de suspension et d'injonction de M. B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, au préfet des Hauts-de-Seine et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait, à Cergy, le 16 avril 2024.
Le juge des référés,
signé
G. Thobaty
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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