Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2405313

jeudi 2 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2405313
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 avril 2024, Mme A B, représentée par Me Hervet, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-3 du code de la justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise d'examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour et de changement de statut ou, le cas échéant, de lui délivrer un récépissé l'autorisant à séjourner et à travailler ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 avril 2024, le préfet du Val-d'Oise conclut au non-lieu à statuer dès lors que la requérante a été convoquée le 7 mai 2024 à la sous-préfecture d'Argenteuil, pour y accomplir les démarches en vue de l'instruction de son dossier.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Huon, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1.. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".

2. En premier lieu, il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet du Val-d'Oise a accordé à Mme B un rendez-vous pour le 7 mai 2024 en vue de poursuivre l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. L'intéressée doit ainsi être regardée comme ayant obtenu satisfaction, ce qu'elle ne conteste d'ailleurs pas. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction présentées par la requérante qui ont perdu leur objet.

3. En second lieu, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme que demande Mme B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera délivrée au Préfet du Val-d'Oise.

Fait à Cergy-Pontoise, le 2 mai 2024.

Le juge des référés,

Signé

C. Huon

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.