Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2406065
lundi 29 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2406065 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 avril 2024, M. A B, représenté par Me Glilah, demande au juge des référés, statuant en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision du 18 avril 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de valider son stage de récupération de points, ensemble la décision 48 SI du 15 septembre 2022 l'informant d'un solde de points nul et qu'il n'a jamais reçue ;
2°) d'enjoindre au préfet de reconstituer ses points et de réexaminer sa situation, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'urgence est caractérisée, dès lors que la privation du permis de conduire menace sa situation professionnelle de responsable commercial ayant besoin de son véhicule pour remplir ses fonctions ;
- la notification régulière de la lettre 48 SI n'est jamais intervenue, faisant ainsi naître un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Vu :
- la requête n°2406126 enregistrée le 26 avril 2024 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision contestée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. d'Argenson, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de son article L. 522-3 : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. A l'appui de sa requête, M. B indique se trouver dans une situation d'urgence dès lors que le bon accomplissement de ses fonctions professionnelles requiert la possession du permis de conduire. Toutefois, si l'intéressé soutient que son permis a été invalidé, il produit un relevé d'information intégrale daté du 8 mars 2024 qui mentionne un permis valide en dépit d'un solde de point nul, ce qui peut résulter d'une simple erreur informatique. En outre, si l'intéressé indique avoir demandé la communication de la lettre 48 SI du 15 septembre 2022 l'informant supposément d'un solde de points nul, il se borne à produire une copie d'écran d'un recours effectué en ligne à une date indéterminée, et n'allègue pas avoir effectué une quelconque autre démarche pour obtenir la copie de cette décision. Dans ces conditions, M. B n'apporte pas la preuve que son permis de conduire aurait été effectivement invalidé. La condition d'urgence prévue par les dispositions précitées ne peut donc être regardée, en l'espèce, comme remplie.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée dans toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine et au ministre de l'intérieur.
Fait à Cergy, le 29 avril 2024.
Le juge des référés
signé
P.-H. d'Argenson
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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