Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2406927
mardi 21 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2406927 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 14 et 16 mai 2024,
M. A B demande au juge des référés, statuant en application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de rendre une décision sur sa demande de titre de séjour présentée le 30 août 2022 et de lui délivrer le titre sollicité ou, à défaut, de lui délivrer un récépissé portant autorisation de travail le temps de l'examen de son dossier ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 100 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mai 2024, le préfet du Val-d'Oise conclut au non-lieu à statuer, l'intéressé s'étant vu délivrer un récépissé valable jusqu'au 15 août 2024 et son titre de séjour étant en cours de fabrication.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Poyet, premier conseiller, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour statuer sur les demandes en référé.
Les parties ont été régulièrement averties de la tenue de l'audience publique du
21 mai 2024 à 9 heures.
A été entendu, au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Bouayyadi, greffière d'audience, le rapport de M. Poyet, juge des référés, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant tunisien né le 4 janvier 1991 à Gabès en Tunisie, est entré sur le territoire français muni d'un visa long séjour valant titre de séjour le 25 septembre 2021. Il a engagé les démarches en vue d'en obtenir le renouvellement en sa qualité de conjoint de français et de parent d'enfant français, et a pu déposer son dossier, le 30 août 2022, devant le préfet du
Val-d'Oise, lequel a sollicité des pièces complémentaires par courrier du 2 janvier 2024 auquel M. B a répondu le 5 février suivant. Il a bénéficié au cours de l'instruction de sa demande de plusieurs récépissés, dont le dernier était valable jusqu'au 1er avril 2024 et pour lequel il a déposé une demande de renouvellement, le 7 mars 2024. Par la présente requête, M. B demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de rendre une décision sur sa demande de titre de séjour, présentée le 30 août 2022, et de lui délivrer le titre sollicité ou, à défaut, de lui délivrer un récépissé portant autorisation de travail.
2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ".
3. Il résulte de l'instruction que le préfet du Val-d'Oise a délivré à M. B un récépissé de demande de carte de séjour portant autorisation de travail valable jusqu'au 15 août 2024 et atteste que le titre de séjour correspondant est en cours de fabrication. Dans ces conditions, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction de la requête présentées sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la somme demandée au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension présentées par M. B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet du Val-d'Oise.
Fait à Cergy, le 21 mai 2024.
Le juge des référés
signé
M. Poyet
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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