mardi 25 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2407515 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | BAZIN & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 27 mai et 13 juin 2024, M. B A, représenté par Me Ferrand, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 28 mars 2024 par lequel le maire de la commune de Colombes a délivré à la société Mister Investissement un permis de construire pour l'extension d'une maison existante et la surélévation d'un garage existant et sa transformation en habitation, sur un terrain situé au sis 97 rue des Cerisiers à Colombes (92700) ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Colombes et à la société Mister Investissement la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est présumée remplie, dès lors que la construction autorisée présente un caractère difficilement réversible et que les travaux ne sont pas achevés mais en cours de réalisation ;
Les moyens suivants sont de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué :
- il est entaché d'un vice de procédure en ce que le dossier de demande de permis de construire est incomplet et présente des incohérences ;
- la présentation du dossier est entachée d'un caractère frauduleux quant au caractère de vis-à-vis entre les deux constructions sur le même terrain d'assiette ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 421-6 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions des articles UD 7, UD 8, UD 11 et UD 12 du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 juin 2024, la commune de Colombes, représentée par Me Bazin, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. A de la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir qu'aucun moyen n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 juin 2024, la société Mister Investissement, représentée par Me Pangallo, conclut à l'irrecevabilité et au rejet au fond de la requête et à la mise à la charge de M. A de la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que M. A est dénué de tout intérêt à agir ;
- aucun moyen n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué.
Vu :
- la requête n° 2407858, enregistrée le 27 mai 2024, par laquelle M. A demande l'annulation de l'arrêté attaqué ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Thobaty, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 13 juin 2024 à 14 heures.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme El Moctar, greffier d'audience :
- le rapport de M. Thobaty, juge des référés ;
- les observations de Me Ferrand, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens. ;
- les observations de Me Bazin, pour la commune de Colombes qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens ;
- les observations de Me Pangallo, pour la société Mister Investissement qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.
La clôture de l'instruction a été fixée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 28 mars 2024, le maire de la commune de Colombes a délivré à la société Mister Investissement un permis de construire n° PC 092 025 24 00012 concernant l'extension de la maison existante, la surélévation du garage existant et sa transformation en habitation sur le terrain sis 97 rue des Cerisiers. Par la présente requête, M. B A demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin de suspension de l'exécution de l'arrêté du maire de la commune de Colombe :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. En l'état de l'instruction aucun des moyens invoqués, tels qu'énoncés plus haut, n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de la décision attaquée doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
4. Il résulte des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, que le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée, et peut, même d'office, ou pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation.
5. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de M. B A une somme de 500 euros au titre des frais liés à l'instance engagés par la commune de Colombes en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et une somme de 500 euros au titre des frais liés à l'instance engagés par la société Mister Investissement, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.
Article 2 : M. B A versera la somme de 500 euros à la commune de Colombes au titre des frais liés à l'instance en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : M. B A versera la somme de 500 euros à la société Mister Investissement, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la commune de Colombes et de la société Mister Investissement est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à la société Mister Investissement et à la commune de Colombes.
Fait à Cergy, le 25 juin 2024.
Le juge des référés,
Signé
G. Thobaty
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026