Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2407759

vendredi 14 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2407759
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 mai 2024, Mme B A, représentée par Me Soh Mouafo, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour ou, à défaut, une attestation de dépôt de renouvellement de titre de séjour portant mention de ce qu'elle ouvre les mêmes droits que le titre de séjour qu'elle possède, dans un délai de cinq jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle doit disposer de son récépissé pour justifier de sa régularité au séjour auprès de son employeur, au risque de voir son contrat de travail résilié, alors qu'elle a déposé sa demande de renouvellement dès le 4 avril 2024 pour un titre de séjour qui expire le 4 juin 2024 ;

- la mesure sollicitée est utile.

Par une pièce, enregistrée le 10 juin 2024, le préfet des Hauts-de-Seine indique que la requérante s'est vue délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, valable du 31 mai au 30 août 2024.

Par un mémoire, enregistré le 11 juin 2024, Mme A se désiste de ses conclusions aux fins d'injonction au préfet des Hauts-de-Seine et maintient ses conclusions tendant à mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Poyet, premier conseiller, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A, ressortissante camerounaise, née le

30 août 1998 à Etetak au Cameroun, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour ou, à défaut, une attestation de dépôt de renouvellement de titre de séjour portant mention de ce qu'elle ouvre les mêmes droits que le titre de séjour qu'elle possède.

2. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire () ". Aux termes de l'article L. 521-3 du même code : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".

3. Par un mémoire, enregistré le 11 juin 2024, Mme A, d'une part, se désiste de ses conclusions aux fins d'injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour ou, à défaut, une attestation de dépôt de renouvellement de titre de séjour portant mention de ce qu'elle ouvre les mêmes droits que le titre de séjour qu'elle possède, et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte et, d'autre part, maintient ses conclusions tendant à mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme A de ses conclusions aux fins d'injonction au préfet des Hauts-de-Seine.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy, le 14 juin 2024.

Le juge des référés,

Signé

M. Poyet

La République mande au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.