Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2411173

lundi 17 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2411173
TypeDécision
FormationPole Social (JU)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A pour contester le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement, en raison de son hébergement précaire et insalubre. Le tribunal a constaté que M. A avait été relogé dans un logement social le 29 novembre 2024, postérieurement à l'introduction de sa requête. Estimant que le litige avait perdu son objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le bien-fondé de la décision initiale. Cette solution est fondée sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 juillet 2024, M. B C A demande au tribunal d'annuler la décision en date du 5 juillet 2024 par laquelle la commission de médiation du département du Val-d'Oise a rejeté son recours amiable n°0952024002003 tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement.

Il soutient que :

- il est logé dans des logements précaires et transitoires depuis le 15 juillet 2022 ;

- depuis mai 2023, il s'est vu attribuer un logement par une association ; toutefois, ce logement de onze mètres carrés est insalubre.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 février 2025, le préfet du Val-d'Oise conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer et, à titre subsidiaire, au rejet de la requête.

Il fait valoir que M. A a été relogé le 29 novembre 2024.

Vu

- la décision attaquée ;

- les pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Lepetit-Collin, vice-présidente, pour statuer sur les litiges en application des dispositions de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Lepetit-Collin, magistrate désignée, a été entendu au cours de l'audience publique.

La clôture de l'instruction est intervenue après appel de l'affaire à l'audience en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. A a saisi la commission de médiation du département du Val-d'Oise d'un recours tendant à ce que sa demande de logement soit reconnue urgente et prioritaire en application du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Par une décision du 5 juillet 2024, la commission de médiation a rejeté son recours amiable. M. A demande l'annulation de cette décision.

2. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à la date d'introduction de la présente requête, le 29 novembre 2024, M. A a été relogé dans un logement social de type T2 situé à Evry Courcouronnes (91000). M. A ne soutient pas que ce logement ne correspondrait pas à sa situation. Par suite, la requête présentée par M. A doit être regardée comme ayant perdu son objet. Dès lors, il n'y a donc plus lieu d'y statuer.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête présentée par M. A.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C A et au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation.

Copie en sera adressée au préfet du Val-d'Oise.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mars 2025.

La magistrate désignée,

Signé

H. Lepetit-Collin

La greffière,

Signé

C. Mas

La République mande et ordonne au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition

La greffière

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