LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2417965

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2417965

mardi 4 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2417965
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation2ème Chambre
Avocat requérantCABINET FOUSSARD FROGER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la commune de Saint-Cloud d’un recours en plein contentieux contre l’arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 10 octobre 2024 fixant sa contribution au Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC) pour 2024. La commune soutenait notamment que cet arrêté méconnaissait les règles de consultation, était insuffisamment motivé, et violait les principes constitutionnels de libre administration et d’égalité, en faisant application de dispositions du b) de l’article L. 5219-8 du code général des collectivités territoriales déclarées inconstitutionnelles par le Conseil constitutionnel. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser dans l’extrait fourni la solution retenue sur le fond. La décision s’inscrit dans le cadre des articles L. 2336-1 et suivants du code général des collectivités territoriales et de la loi de finances pour 2025.

Texte intégral

(2ème chambre)Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 11 décembre 2024 et 14 février 2025, la commune de Saint-Cloud, représentée par la SCP Foussard-Froger, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’annuler l’arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 10 octobre 2024 portant prélèvement sur les ressources de l’ensemble intercommunal Paris-Ouest La Défense au titre du Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC) pour l’année 2024, ainsi que la fiche de notification jointe au courrier de l’arrêté ou, à tout le moins, de les annuler en tant qu’ils fixent le montant de la contribution de la commune de Saint-Cloud au FPIC pour l’année 2024 ;
2°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d’édicter un nouvel arrêté fixant la répartition entre les communes membres de leur contribution leur restant due au titre du FPIC l’année 2024, conformément à l’article L.5219-8 du code général des collectivités territoriales dans sa rédaction issue de l’article 183 de la loi de finances pour 2025, et de produire une nouvelle fiche de notification 2024, sous une astreinte que le tribunal fixera ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 3 000 euros en application de l’article L. 761‑1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

le préfet des Hauts-de-Seine a méconnu les dispositions réglementaires prises pour la mise en œuvre des articles L. 2336-1 et suivants du code général des collectivités territoriales, en ne procédant pas aux consultations requises avant l’adoption de son arrêté, s’agissant en particulier des élus de l’établissement public territorial Paris-Ouest La Défense et de chacune de ses communes membres ;
l’arrêté préfectoral, ainsi que la fiche de notification, sont insuffisamment motivés, faute de mentionner les bases de liquidation de la contribution mise à la charge de la commune de Saint-Cloud ;
l’arrêté préfectoral méconnaît le principe de libre administration des collectivités territoriales consacré aux articles 72 et 72-3 de la Constitution, ainsi que les traités internationaux et, en particulier, la Charte européenne de l’autonomie locale du 15 janvier 1985 ;
il méconnaît les principes d’égalité devant la loi et d’égalité devant les charges publiques entre collectivités territoriales ;
il est privé de base légale depuis la décision n° 2024-1085 QPC du 25 avril 2024 du Conseil constitutionnel ;
le préfet des Hauts-de-Seine, en faisant application, pour fixer le montant du prélèvement sur les ressources des communes membres de l’ensemble intercommunal POLD au titre du FPIC, des dispositions du b) de l’article L.5219-8 du code général des collectivités territoriales, déclarées inconstitutionnelles, et non de celles issues de l’article 183 de la loi du 14 février 2025 de finances pour 2025, par laquelle le législateur a tiré toutes les conséquences de la censure prononcée par la Conseil constitutionnel, a commis une erreur de droit.

Par des mémoires en défense enregistrés les 5 février et 28 août 2025, ce dernier n’ayant pas été communiqué, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

La requête a été communiquée le 16 décembre 2024 à l’Établissement public territorial Paris Ouest La Défense (POLD), en sa qualité d’observateur, qui n’a pas produit d’observations.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la Constitution, notamment son article 61-1 ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- la loi de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Viain, rapporteur,
- les conclusions de Mme Richard, rapporteure publique,
- et les observations de Me Froger, représentant la commune de Saint-Cloud.


Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 10 octobre 2024, le préfet des Hauts-de-Seine a fixé le montant de la contribution de la commune de Saint-Cloud restant due au titre du Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC) pour l’année 2024 et a joint au courrier de l’arrêté une fiche de notification. La commune de Saint-Cloud demande l’annulation de cet arrêté, à tout le moins en tant qu’il fixe le montant de sa contribution au FPIC pour l’année 2024 et, ensemble, de la fiche de notification qui lui est jointe.

Sur les conclusions aux fins d’annulation :
2. L’article L. 5219-8 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction issue de la loi n° 2021-1900 du 30 décembre 2021 de finances pour 2022, prévoit, pour la métropole du Grand Paris, des modalités de financement du FPIC qui dérogent, sur plusieurs points, aux articles L. 2336-1 à L. 2336-7 du code général des collectivités territoriales. Il prévoit que les établissements publics territoriaux constituent, avec les communes qui en sont membres, des ensembles intercommunaux pour l’application des articles L. 2336-1 à L. 2336-7 et contribuent au FPIC. S’agissant de la répartition du prélèvement, il dispose en son 2° que : « Par dérogation aux premier et dernier alinéas du II de l'article L. 2336-3, le prélèvement calculé pour chaque ensemble intercommunal est réparti entre l'établissement public territorial et ses communes membres de la manière suivante : / a) Le prélèvement supporté par l'établissement public territorial est égal à la somme des prélèvements supportés en 2015 par les groupements à fiscalité propre qui lui préexistaient ; / b) Le reste du prélèvement de chaque ensemble intercommunal est réparti entre les communes membres d'un même établissement public territorial en fonction des prélèvements de chaque commune calculés en 2015 en application du premier alinéa du II de l'article L. 2336-3 et, pour les communes n'appartenant pas à un groupement à fiscalité propre en 2015, en fonction des prélèvements calculés en 2015 en application du I du même article. ». Par sa décision n° 2024-1085 QPC du 25 avril 2024, le Conseil constitutionnel a déclaré les dispositions du b) du 2° de l’article L. 5219-8 du code général des collectivités territoriales contraires à la Constitution au motif qu’elles méconnaissent le principe d’égalité devant les charges publiques. Il a précisé, d’une part, que l’abrogation immédiate des dispositions déclarées inconstitutionnelles aurait des conséquences manifestement excessives et qu’il y avait lieu, par suite, de reporter au 1er janvier 2025 la date d’abrogation de ces dispositions, d’autre part, qu’afin de préserver l’effet utile de sa décision pour la solution des instances en cours ou à venir, il appartenait aux juridictions saisies de surseoir à statuer jusqu’à l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi dans les procédures dont l’issue dépend de l’application des dispositions déclarées inconstitutionnelles. L’article 183 de cette nouvelle loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 prévoit : « L'article L. 5219-8 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction résultant du 2° du I du présent article, est applicable aux instances en cours à la date de la publication de la présente loi. ».
3. Il en résulte que l’arrêté du 10 octobre 2024, qui a pour seul objet de mettre en œuvre au titre de l’année 2024 les dispositions du b) du 2° de l’article L. 5219-8 du code général des collectivités territoriales, dans leur rédaction issue de la loi n° 2021-1900 du 30 décembre 2021 de finances pour 2022, déclarées contraires à la Constitution, est privé de base légale. Dès lors, l’arrêté contesté doit être annulé, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête, en tant seulement qu’il fixe le montant de la contribution de la commune de Saint-Cloud restant due au titre du FPIC pour l’année 2024, cet arrêté étant un acte divisible et la commune de Saint-Cloud n’ayant d’intérêt à agir que pour la contribution qui la concerne directement. Par voie de conséquence, la fiche de notification jointe à cet arrêté doit être annulée dans la même mesure.

Sur les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte :

4. Au regard des dispositions de l’article L. 911-2 du code de justice administrative, le présent jugement implique nécessairement que le préfet des Hauts-de-Seine prenne un nouvel arrêté fixant le montant de la contribution de la commune de Saint-Cloud au titre du Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC) pour l’année 2024, sur le fondement du b) du 2° de l’article L. 5219-8 du code général des collectivités territoriales dans sa rédaction issue du 2° du I de l'article 183 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025, dans un délai qu’il y a lieu de fixer à quatre mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu’il soit besoin de prononcer une astreinte.

Sur les frais liés à l’instance :

5. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la commune de Saint-Cloud et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : L’arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 10 octobre 2024 portant prélèvement sur les ressources de l’ensemble intercommunal Paris-Ouest La Défense au titre du Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC) pour l’année 2024, ainsi que la fiche de notification qui lui est jointe, sont annulés en tant qu’ils fixent le montant de la contribution de la commune de Saint-Cloud au FPIC pour l’année 2024.

Article 2 : Il est enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de prendre un nouvel arrêté fixant le montant de la contribution de la commune de Saint-Cloud au titre du Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC) pour l’année 2024, sur le fondement du b) du 2° de l’article L. 5219-8 du code général des collectivités territoriales dans sa rédaction issue du 2° du I de l'article 183 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025, dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L’État versera la somme de 1 000 euros à la commune de Saint-Cloud sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de la commune de Saint-Cloud est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Saint-Cloud, au préfet des Hauts-de-Seine et à l’Établissement public territorial Paris Ouest La Défense.

Délibéré après l’audience du 14 octobre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Grenier, présidente,
M. Viain, premier conseiller,
Mme Froc, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 novembre 2025.

Le rapporteur,

Signé

T. VIAIN
La présidente,

Signé

C. GRENIERLa greffière,

Signé

A. TAINSA

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions