Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2501884

jeudi 10 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2501884
TypeOrdonnance
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A contestant le retrait de 3 points de son permis de conduire pour usage du téléphone au volant. La requérante soutenait ne pas avoir pu commettre l'infraction en raison de l'utilisation d'un kit mains libres. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car l'appréciation de l'imputabilité de l'infraction relève du juge judiciaire et non du juge administratif. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 janvier 2025, Mme A demande au tribunal d'annuler la décision référencée " 48 M " du 16 janvier 2025, par laquelle le ministre de l'intérieur a retiré 3 points de son permis de conduire à la suite de l'infraction commise le 4 juillet 2024.

Elle soutient qu'ayant une connexion " mains libres ", elle n'a pas pu commettre l'infraction qui lui reprochée, à savoir téléphoner au volant.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. L'appréciation de l'imputabilité à un conducteur de l'infraction à raison de laquelle des points ont été retirés au capital affecté à son permis de conduire relève de l'office du juge judiciaire dans le cadre de la procédure pénale. Le moyen invoqué par Mme A, tiré de ce qu'elle n'est pas pu commettre l'infraction contestée, à l'origine d'un retrait de 3 points sur son permis de conduire, est par conséquent inopérant pour contester devant le juge administratif la légalité de la décision " 48 M " du 16 janvier 2025.

3. La requête de Mme A ne comporte qu'un moyen inopérant. Dès lors, à défaut de moyen utile soulevé dans le délai de recours contentieux, il y a lieu de rejeter la requête de Mme A, qui n'a pas annoncé de mémoire complémentaire, sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Par ces motifs, le tribunal ordonne :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Cergy, le 10 avril 2025.

La présidente de la 3ème chambre,

signé

C. Oriol

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.