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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2503170

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2503170

vendredi 22 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2503170
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantJUDIJURISOL

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine mettant fin à son revenu de solidarité active. La requête, présentée par un avocat, n’a pas été adressée par voie électronique via l’application informatique dédiée, comme l’exige l’article R. 414-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 28 février 2025, cette obligation n’a pas été respectée dans le délai imparti. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance de renvoi du 13 décembre 2024, le président du tribunal judiciaire de Nanterre a transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, la requête enregistrée au greffe de ce tribunal sous le n° RG 24/00892, le 20 mars 2024.

Par cette requête enregistrée le 12 février 2025 au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, Mme A C née B, représentée par Me Boureboune, conteste une décision du 12 juin 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine lui a notifié l'arrêt du bénéfice du revenu de solidarité active.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (). ".

2. Aux termes de l'article R. 414-1 du code de justice administrative : " Lorsqu'elle est présentée par un avocat, un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, une personne morale de droit public autre qu'une commune de moins de 3 500 habitants ou un organisme de droit privé chargé de la gestion permanente d'un service public, la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être adressée à la juridiction par voie électronique au moyen d'une application informatique dédiée accessible par le réseau internet. La même obligation est applicable aux autres mémoires du requérant. ". Aux termes de l'article R. 611-8-2 du même code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier (). ". Aux termes de l'article R. 611-8-6 du même code : " () Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles (). ".

4. La requête de Mme C née B, représentée par Me Boureboune, a été adressée au tribunal sans qu'il soit recouru à l'application informatique dédiée mentionnée à l'article R. 414-1 du code de justice administrative. En dépit de la demande de régularisation qui a été adressée à son mandataire par un courrier du 26 février 2025, dont le pli a été distribué le 28 février 2025, la requête n'a pas été présentée au moyen de cette application à l'expiration du délai de quinze jours imparti. Par suite, la requête de Mme C née B est manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme C née B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C née B.

Fait à Cergy, le 22 août 2025.

La première vice-présidente,

Signé

C. Grenier

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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