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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2506502

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2506502

mercredi 11 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2506502
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. La requérante demandait une indemnisation à l'État pour son absence de relogement, mais elle n'avait pas joint à sa demande l'acte administratif attaqué ni la preuve d'une réclamation préalable obligatoire. Le tribunal a appliqué les articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, constatant que la requête n'avait pas été régularisée malgré une mise en demeure, justifiant ainsi son rejet en vertu de l'article R. 222-1.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 avril 2025, Mme B... A... doit être regardée comme demandant au tribunal de condamner l’État à l’indemniser du préjudice subi en raison de son absence de relogement.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque (…) qu’elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…). ». Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « (…) Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. (…). ». Enfin, aux termes de l’article R. 612-1 de ce même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. ».

3. Mme A... demande à être indemnisée par l’État des préjudices qu’elle subit en raison de son absence de relogement alors que sa demande de logement social a été reconnue comme prioritaire et urgente par une décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine. Toutefois, Mme A... n’a joint à sa requête ni la décision expresse du préfet des Hauts-de-Seine rejetant une demande indemnitaire qu’elle aurait formée, ni la réclamation préalable adressée au préfet des Hauts-de-Seine par laquelle elle aurait demandé réparation des préjudices qu’elle estime avoir subis. En conséquence, par un courrier du 16 avril 2025, le greffe du tribunal a invité Mme A... à régulariser sa requête en produisant dans le délai d’un mois la décision attaquée ou, à défaut, la preuve du dépôt d’une demande préalable indemnitaire auprès de l’administration. En dépit de cette invitation, Mme A... n’a pas procédé à la régularisation demandée dans le délai qui lui était imparti.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A... ne satisfait pas aux exigences posées par les articles R. 412-1 et R. 421-1 précités du code de justice administrative et doit dès lors, être rejetée comme manifestement irrecevable en application du 4° de l’article R. 222-1 du même code.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Cergy, le 11 mars 2026.


Le Président,

Signé


F. Beaufa s


La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


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