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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2509331

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2509331

lundi 23 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2509331
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait une mise à charge de 14 534 euros par la caisse d'allocations familiales. Le juge a constaté que le requérant, bien qu'invité à régulariser sa demande, n'avait pas fourni d'argumentation suffisamment étayée pour apprécier le bien-fondé de ses prétentions. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes insuffisamment motivées après une mise en demeure infructueuse.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 mai 2025, M. A... B... demande au tribunal d’annuler la décision par laquelle la caisse d’allocations familiales des Hauts-de-Seine a mis à sa charge la somme de 14 534 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

D’une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…)7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…). ».

D’autre part, aux termes de l’article R. 772-6 du code de justice administrative : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ».

Par un courrier daté du 28 mai 2025, notifié au moyen de l’application « Télérecours citoyens », M. B... a été invité par le tribunal à compléter sa requête en application de l’article R. 772-6 du code de justice administrative et a été informé de ce que, à défaut de régularisation dans un délai d’un mois, sa requête pourrait être rejetée par ordonnance à l’expiration du délai. M. B... n’a pas répondu à cette demande dans le délai imparti d’un mois, ni même à la date de la présente ordonnance. Or, en se bornant à affirmer dans sa requête qu’il a quitté le logement situé au 8 allée Jules Vallès depuis le mois de novembre 2013 et qu’il réside de manière permanente au 5 rue de Strasbourg à Nanterre, le requérant n’a pas assorti son argumentation de précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé.

Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B... ne peut qu’être rejetée en application des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Cergy, le 23 mars 2026.


La première vice-présidente,


Signé


S. Marzoug


La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.




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