jeudi 31 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2512406 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | ASSOUS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête en tierce opposition enregistrée le 9 juillet 2025, la Caisse des dépôts et consignations, représentée par Me Assous, demande au juge des référés :
1°) de déclarer non avenue l'ordonnance n° 2508090 du 15 mai 2025 du juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, faisant injonction au préfet des
Hauts-de-Seine de surseoir à l'exécution de la décision du 18 février 2025 portant autorisation de prêter le concours de la force publique pour procéder à l'expulsion locative de Mme B jusqu'à ce qu'une proposition de logement adapté ait été faite à l'intéressée ;
2°) de rejeter la requête de Mme B ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat et de Mme B la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête en tierce opposition est recevable ;
- il y a urgence à procéder à l'expulsion de Madame B du logement occupé de manière illicite au regard de son préjudice financier qui ne cesse de croître et dès lors que cette dernière ne justifie d'aucune recherche effective de logement ;
- aucune atteinte grave et manifestement illégale n'a été portée aux droits de l'intéressée.
Par un mémoire enregistré le 22 juillet 2025, le préfet des Hauts-de-Seine conclut aux mêmes fins que la requête en tierce opposition. Il soutient que la condition d'urgence n'est pas réunie et qu'aucune atteinte manifestement illégale n'a été portée au droit de l'intéressée.
La requête a été communiquée à Mme B, qui n'a pas présenté d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de l'éducation ;
- le code des procédures civiles d'exécution ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Cantié, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 23 juillet 2025 à 10 heures 30, M. Cantié a constaté l'absence des parties et a prononcé la clôture de l'instruction.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 832-1 du code de justice administrative : " Toute personne peut former tierce opposition à une décision juridictionnelle qui préjudicie à ses droits, dès lors que ni elle ni ceux qu'elle représente n'ont été présents ou régulièrement appelés dans l'instance ayant abouti à cette décision ".
2. Par une ordonnance du 15 mai 2025, le juge des référés du tribunal a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de surseoir à l'exécution de la décision du 18 février 2025 portant autorisation de prêter le concours de la force publique pour procéder à l'expulsion locative de Mme B, domiciliée 98 rue de Longchamp à Neuilly-sur-Seine, jusqu'à ce qu'une proposition de logement adapté ait été faite à l'intéressée.
3. La Caisse des dépôts et consignations, propriétaire du logement occupé par Mme B, non mise en cause dans l'instance n° 2508090, doit être regardée comme contestant cette ordonnance par la voie de la tierce opposition. Toutefois, eu égard aux éléments dont la requérante fait état et aux explications fournies par le préfet des Hauts-de-Seine quant aux conditions dans lesquelles le relogement de l'intéressée et de son fils a été envisagé et recherché, il y a lieu de rejeter, par adoption des motifs de l'ordonnance, les conclusions tendant à ce que celle-ci soit déclarée non avenue.
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de Mme B, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance. Les conclusions présentées par la requérante au titre des mêmes dispositions et dirigées contre l'Etat ne peuvent qu'être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la Caisse des dépôts et consignations est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la Caisse des dépôts et consignations, à Mme A B et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera transmise au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 31 juillet 2025.
Le juge des référés,
Signé
C. Cantié
La République mande et ordonne à la ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026