LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2512406

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2512406

jeudi 31 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2512406
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantASSOUS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête en tierce opposition formée par la Caisse des dépôts et consignations contre une ordonnance du 15 mai 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de surseoir à l'expulsion locative de Mme B jusqu'à proposition d'un logement adapté. Le juge a estimé que la Caisse des dépôts, bien que recevable à agir, n'apportait pas d'éléments suffisants pour remettre en cause la solution initiale, fondée sur le respect des droits de l'intéressée. La décision s'appuie notamment sur l'article R. 832-1 du code de justice administrative relatif à la tierce opposition.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête en tierce opposition enregistrée le 9 juillet 2025, la Caisse des dépôts et consignations, représentée par Me Assous, demande au juge des référés :

1°) de déclarer non avenue l'ordonnance n° 2508090 du 15 mai 2025 du juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, faisant injonction au préfet des

Hauts-de-Seine de surseoir à l'exécution de la décision du 18 février 2025 portant autorisation de prêter le concours de la force publique pour procéder à l'expulsion locative de Mme B jusqu'à ce qu'une proposition de logement adapté ait été faite à l'intéressée ;

2°) de rejeter la requête de Mme B ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat et de Mme B la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête en tierce opposition est recevable ;

- il y a urgence à procéder à l'expulsion de Madame B du logement occupé de manière illicite au regard de son préjudice financier qui ne cesse de croître et dès lors que cette dernière ne justifie d'aucune recherche effective de logement ;

- aucune atteinte grave et manifestement illégale n'a été portée aux droits de l'intéressée.

Par un mémoire enregistré le 22 juillet 2025, le préfet des Hauts-de-Seine conclut aux mêmes fins que la requête en tierce opposition. Il soutient que la condition d'urgence n'est pas réunie et qu'aucune atteinte manifestement illégale n'a été portée au droit de l'intéressée.

La requête a été communiquée à Mme B, qui n'a pas présenté d'observations.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de l'éducation ;

- le code des procédures civiles d'exécution ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Cantié, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 23 juillet 2025 à 10 heures 30, M. Cantié a constaté l'absence des parties et a prononcé la clôture de l'instruction.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 832-1 du code de justice administrative : " Toute personne peut former tierce opposition à une décision juridictionnelle qui préjudicie à ses droits, dès lors que ni elle ni ceux qu'elle représente n'ont été présents ou régulièrement appelés dans l'instance ayant abouti à cette décision ".

2. Par une ordonnance du 15 mai 2025, le juge des référés du tribunal a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de surseoir à l'exécution de la décision du 18 février 2025 portant autorisation de prêter le concours de la force publique pour procéder à l'expulsion locative de Mme B, domiciliée 98 rue de Longchamp à Neuilly-sur-Seine, jusqu'à ce qu'une proposition de logement adapté ait été faite à l'intéressée.

3. La Caisse des dépôts et consignations, propriétaire du logement occupé par Mme B, non mise en cause dans l'instance n° 2508090, doit être regardée comme contestant cette ordonnance par la voie de la tierce opposition. Toutefois, eu égard aux éléments dont la requérante fait état et aux explications fournies par le préfet des Hauts-de-Seine quant aux conditions dans lesquelles le relogement de l'intéressée et de son fils a été envisagé et recherché, il y a lieu de rejeter, par adoption des motifs de l'ordonnance, les conclusions tendant à ce que celle-ci soit déclarée non avenue.

4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de Mme B, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance. Les conclusions présentées par la requérante au titre des mêmes dispositions et dirigées contre l'Etat ne peuvent qu'être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la Caisse des dépôts et consignations est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la Caisse des dépôts et consignations, à Mme A B et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera transmise au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy, le 31 juillet 2025.

Le juge des référés,

Signé

C. Cantié

La République mande et ordonne à la ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions