Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2514473

lundi 23 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2514473
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSCHIANO-GENTILETTI FIONA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la SA BATIGÈRE de sa requête en réduction de taxe foncière. La société est réputée s'être désistée pour n'avoir pas confirmé le maintien de ses conclusions après une mise en demeure, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La procédure est ainsi éteinte.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 juillet 2025, la SA BATIGÈRE, représentée par Me Schiano Gentiletti, avocate, demande au Tribunal :

1°) de prononcer la réduction, pour un montant de 20 100 euros, de la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle elle a été assujettie au titre de l’année 2017 à raison d’immeubles situés 303-305 route d’Epinay à Argenteuil ;

2°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. ». Aux termes de l’article R. 611-8-2 du même code : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l’application informatique mentionnée à l’article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier (…) ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du code précité : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l’accusé de réception délivré par l’application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l’application, à l’issue de ce délai (…) ». Enfin, l’article R. 222-1 du code mentionné ci-dessus dispose : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements (…) ».

2. Il résulte de l’instruction que la demande prévue par les dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative a été transmise au conseil de la SA BATIGÈRE au moyen de l’application informatique mentionnée à l’article R. 414-1 du même code, dite « Télérecours », et que la « mise à disposition » et la « première consultation » de cette demande au sens de l’article R. 611-8-6 du code précité sont intervenues respectivement les 30 janvier et 3 février 2026. Le délai de quarante jours imparti à la société requérante à compter, en l’espèce, du 3 février à minuit, pour confirmer expressément le maintien de ses conclusions est venu à expiration sans qu’une telle confirmation soit intervenue. Dans ces conditions, la SA BATIGÈRE doit, en vertu des dispositions, ci-dessus rappelées, de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, être réputée s’être désistée de sa requête.


ORDONNE :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la SA BATIGÈRE.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SA BATIGÈRE et à la directrice départementale des finances publiques du Val-d’Oise.

Fait, à Cergy-Pontoise, le 23 mars 2026.

signé

K. Kelfani

La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.