vendredi 26 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2517277 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | KOC AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 septembre 2025, M. E D, M. B D et M. C D, représentés par Me Koc, demandent au juge des référés :
1°) de suspendre, sur le fondement des dispositions des articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 521-4 du même code, l'exécution des décisions, prises respectivement les 21 mars 2025 et 6 mai 2025, de limitation des thérapeutiques actives et d'arrêt des soins prodigués à Mme F D, hospitalisée au sein de l'hôpital Nord-Ouest Val-d'Oise (Novo) ;
2°) d'enjoindre à l'hôpital Novo de poursuivre tous soins nécessaires à la protection de la vie de Mme D ;
3°) d'enjoindre à l'hôpital Novo de faire procéder, dans une unité neuro-vasculaire appropriée, à savoir le service de réanimation de l'hôpital de la Pitié Salpêtrière, à toutes investigations et soins médicalement compatibles avec l'état général de l'intéressée pour traiter spécifiquement l'affection neurologique dont elle est atteinte ;
4°) de mettre à la charge de l'hôpital Novo une somme de 3 000 euros à verser à
M. E G D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la condition d'urgence est satisfaite eu égard à l'imminence de la décision de l'équipe médicale de procéder à l'arrêt de la ventilation mécanique de Mme D ;
- deux certificats médicaux préconisent une poursuite de la prise en charge dans une unité adaptée ;
- l'hôpital NOVO ne lui délivre pas les soins appropriés.
Vu :
- l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise n°2507793 du 24 juin 2025 ;
- l'ordonnance du juge des référés du Conseil d'Etat n°505573 du 18 juillet 2025 ;
- l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise n°2514532 du 11 août 2025 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Belhadj, premier conseiller, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F D, alors âgée de 54 ans, a été victime le 12 janvier 2025 d'un accident vasculaire cérébral et a été admise en réanimation au sein de l'hôpital Novo à Pontoise. Elle a été diagnostiquée, à la suite d'un examen d'IRM réalisé le 25 janvier 2025 comme souffrant d'une lésion ischémique récente du bras postérieur de la capsule interne gauche et du pédoncule cérébral gauche associée à de multiples lacunes millimétriques évoquant des lésions emboliques récentes issues du thrombus carotidien gauche. Après avoir constaté l'absence d'évolution clinique et conclu à un pronostic fonctionnel neurologique très péjoratif aux plans ventilatoire, moteur et cognitif, l'équipe médicale de l'hôpital Novo a estimé que la poursuite de thérapeutiques actives constituerait une obstination déraisonnable dans des traitements apparaissant inutiles, disproportionnés ou sans autre effet que le seul maintien artificiel de la vie. Elle a en conséquence décidé, le 21 mars 2025, de limiter les thérapeutiques actives prodiguées à Mme D, puis l'arrêt des soins par une décision du 6 mai 2025. Par une ordonnance du 24 juin 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. E D, époux de l'intéressée, et de ses fils, A. B et C D, tendant à la suspension de l'exécution des décisions des 21 mars 2025 et 6 mai 2025. Par une ordonnance du 18 juillet 2025, le juge des référés du Conseil d'Etat, saisi par voie d'appel et statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de MM. D. Par une ordonnance du 11 août 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. E D, époux de l'intéressée, et de ses fils, A. B et C D, tendant à la suspension de l'exécution des décisions des 21 mars 2025 et 6 mai 2025. Dans la présente instance, les requérants demandent à titre principal, sur la base d'éléments nouveaux, de suspendre, sur le fondement des articles L. 521-2 et L. 521-4 du code de justice administrative, l'exécution des décisions, prises respectivement les 21 mars 2025 et 6 mai 2025, de limitation des thérapeutiques actives et d'arrêt des soins prodigués à Mme D.
2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. () ". L'article L. 522-3 du même code dispose que : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".
3. Aux termes de l'article L. 521-4 du même code : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ".
4. Aux termes de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
5. Pour contester les décisions de limitation et d'arrêt des soins de Mme D des 21 mars 2025 et 6 mai 2025, les requérants considèrent que des éléments nouveaux mettent sérieusement en doute la légalité des décisions contestées. Toutefois, les certificats médicaux, datés des 13 août et 21 août 2025, rédigés par un médecin généraliste et un neurologue, ont été établis plus d'un mois avant l'introduction de la présente requête et ne peuvent être regardés comme des éléments nouveaux. Ainsi, la condition d'urgence, qui doit s'analyser globalement et concrètement, ne peut être tenue pour satisfaite.
6. Il s'ensuit que la requête présentée par M. E D, M. B D et M. C D est manifestement mal fondée et doit être rejetée dans toutes ses conclusions par application de l'article L. 522-3 précité du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. E D, M. B D et M. C D est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. E D, à M. B D et à M. C D.
Fait à Cergy, le 26 septembre 2025.
Le juge des référés
SignJ. Belhadj
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°25172770
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026