LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2520231

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2520231

lundi 19 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2520231
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationEtrangers urgents
Avocat requérantAGUIRRE GUTIERREZ

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D... A..., ressortissante péruvienne, qui contestait les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine du 30 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de deux ans, et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la décision d'éloignement était signée par une autorité compétente, que l'intéressée ne justifiait pas d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle et familiale, et que les autres moyens étaient infondés. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er novembre 2025, Mme C... D... A..., représentée par Me Aguirre Gutierrez, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 30 octobre 2025, par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l’a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de deux ans.

2°) d’annuler l’arrêté du 30 octobre 2025, par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l’a assignée à résidence dans le département des Hauts-de-Seine pour une durée de quarante-cinq jours, renouvelable deux fois.

Elle soutient que :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d’une exception d’illégalité ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est illégale en ce qu’elle n’est pas fondée sur des raisons sérieuses et dès lors qu’elle n’a commis aucune infraction pénale ni même condamné en France.

En ce qui concerne la décision la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est illégale dès lors qu’elle serait en danger en cas de retour au Pérou.

En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :

- elle est illégale dès lors que l’obligation de pointage trois fois par semaine et l’interdiction de ne pas quitter le département des Hauts-de-Seine porte atteinte à sa liberté de circulation et d’aller et venir et l’empêche d’entamer des démarches administratives.

Par un mémoire, enregistré le 17 novembre 2025, le préfet des Hauts-de-Seine communique les pièces utiles du dossier.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné M. Belhadj, premier conseiller, en qualité de juge du contentieux des mesures d’éloignement des étrangers.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience du 18 novembre 2025 à 10 heures.

A été entendu au cours de l’audience publique, le rapport de M. Belhadj, magistrat désigné, les parties n’étant ni présentes, ni représentées.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D... A..., ressortissante péruvienne, née le 10 novembre 2004 à Lima (Pérou), déclare être entrée régulièrement sur le territoire le 13 mars 2024. Par un arrêté du 30 octobre 2025, le préfet des Hauts-de-Seine l’a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d’une de deux ans. Par un arrêté du même jour, le préfet des Hauts-de-Seine l’a assignée à résidence. Par la présente requête, Mme D... A... demande l’annulation de ces deux arrêtés.

Sur les conclusions à fin d’annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

2. En premier lieu, l’arrêté en litige a été signé par Mme B... E..., adjointe au chef de bureau des examens spécialisés et de l’éloignement à la préfecture des Hauts-de-Seine laquelle a reçu du préfet de ce département, en vertu d’un arrêté SGAD
n°2025-01 du 15 janvier 2025 régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture des Hauts-de-Seine, délégation à l’effet de signer notamment les décisions d’obligation de quitter le territoire français assorties ou non d’un délai de départ volontaire et fixant le pays de renvoi, ainsi que les décisions d’interdiction de retour sur le territoire français. Dès lors, le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur la décision contestée manque en fait et doit, par suite, être écarté.

3. En deuxième lieu, si Mme D... A... soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en raison d’une exception d’illégalité, elle n’apporte aucune précision au soutien de cette allégation permettant d’en apprécier le bien-fondé.

4. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que la requérante est présente en France depuis moins de deux ans, qu’elle est célibataire, sans enfant à charge, et qu’elle n’établit pas être dépourvue de liens personnels et familiaux dans son pays d’origine, où elle a vécu jusqu’à l’âge de 20 ans et où réside sa famille. Par ailleurs, elle ne démontre pas l’intensité des liens qu’elle entretiendrait avec les membres de sa famille en France. En outre, si Mme D... A... soutient qu’elle ne représente pas une menace pour l’ordre public, il ressort du dossier que le préfet n’a pas fondé l’obligation de quitter le territoire français sur un tel motif. Par conséquent, le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

5. Si Mme D... A... soutient que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale dès lors qu’elle n’a commis aucune infraction pénale, le préfet, pour prendre l’arrêté attaqué, ne s’est pas fondé sur ce motif.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

6. Si Mme D... A... soutient que en cas de retour dans son pays d’origine elle serait en danger notamment au regard des persécutions qu’elle aurait subis de la part de son ancien compagnon, elle n’apporte aucun élément permettant d’en apprécier le bienfondé. Ce moyen doit être écarté.


En ce qui concerne les conclusions à fin d’annulation de la décision portant assignation à résidence :


7. Si Mme D... A... soutient que la décision attaquée porte atteinte à son droit de circuler et à a liberté d’aller et venir notamment en ce que cela l’empêche d’entamer une demande d’asile, elle n’a entrepris aucune démarche ce sens. Par suite ce moyen doit être écarté.


8. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation présentées par Mme D... A... doivent être rejetées.



D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme D... A... doit être rejetée.



Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C... D... A... et au préfet des Hauts-de-Seine.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 janvier 2026.




Le magistrat désigné,

Signé

J. Belhadj





La greffière,

Signé

O. El-Moctar





La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne
ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606980

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Norvège, responsable de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, le préfet ayant visé le règlement et indiqué que Mme B... détenait un visa norvégien périmé depuis moins de six mois. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, incluant sa vulnérabilité, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606981

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant libyen, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant l'accueil au seul motif que M. C... avait présenté une demande de réexamen, et que le requérant n'avait pas démontré que sa vulnérabilité ou la dignité humaine avaient été méconnues. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-15, et la directive 2013/33/UE.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606983

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante burkinabée, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Belgique pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, en application de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4, 5, 21 et 3 du règlement (UE) n°604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur le visa délivré par les autorités belges.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606985

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E..., ressortissant érythréen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Suisse, pays responsable de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation des droits à l'information et à l'entretien individuel, ainsi que l'existence de défaillances systémiques en Suisse. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle de l'intéressé ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

01/06/2026

← Retour aux décisions