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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2606524

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2606524

vendredi 27 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2606524
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantGONZALEZ

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet des Hauts-de-Seine pour obtenir la convocation et la délivrance d'un récépissé dans le cadre d'un renouvellement de titre de séjour. La juridiction constate que la convocation a été délivrée postérieurement à l'introduction de la requête, rendant la demande d'injonction sans objet. Elle condamne néanmoins l'État à verser 2 000 euros au requérant au titre des frais exposés pour la défense de ses intérêts, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 mars 2026, M. C... A... B..., représentée par Me Gonzalez, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour l’enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à séjourner et à travailler sur le territoire français jusqu’à ce qu’il soit statué de manière expresse sur sa demande de renouvellement de titre de séjour, dans le délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l’ordonnance à venir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d’urgence est remplie, dès lors que faute de pouvoir justifier de la régularité de son séjour auprès de son employeur, son contrat de travail a été suspendu le 18 mars 2026, et il y sera mis fin à compter du 1er avril 2026 ;
- la carence de la préfecture des Hauts-de-Seine porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d’aller et de venir et à son droit à travailler.

Le préfet des Hauts-de-Seine à qui la requête a été communiquée, n’a pas produit de mémoire en défense.


Vu les autres pièces du dossier.



Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné Mme Cordary, première conseillère, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience du 26 mars 2026 à 16 heures 15.

Ont été entendus au cours de l’audience publique, tenue en présence de Mme Bouayyadi, greffière d’audience :
- le rapport de Mme Cordary juge des référés ;
- les observations de Me Gonzalez, représentant M. A... B..., présent, qui informe le tribunal que ce dernier a reçu le jour même une convocation en préfecture pour le 14 avril 2026 ;
- les observations de M. A... B....

Le préfet des Hauts-de-Seine n’était ni présent ni représenté.


La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :

En premier lieu, il résulte de l'instruction, notamment des observations orales durant l’audience, que, postérieurement à l’introduction de sa requête, M. A... B... a reçu une convocation en préfecture pour le 14 avril 2026 afin de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Dans ces conditions, les conclusions à fin d’injonction sous astreinte de la requête sont devenues sans objet. Par suite, il n’y a plus lieu d’y statuer.

2. En second lieu, dans les circonstances de l’espèce, l’Etat versera à M. A... B... la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction sous astreinte de M. A... B....

Article 2 : L’Etat versera à M. A... B... la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.


Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A... B... et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.


Fait à Cergy, le 27 mars 2026.


La juge des référés,

Signé

C. Cordary

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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