Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2619388
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2619388 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 10 et 29 septembre 2026, M. B... A... demande à la juge des référés d’enjoindre au préfet des Hauts‑de‑Seine de procéder à l’examen de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un document provisoire l’autorisant à travailler
Il soutient que :
- il a sollicité un changement de statut afin de se voir délivrer un titre de séjour portant la mention « salarié » dans le but de pouvoir commencer à travailler dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée ;
- l’urgence est caractérisée dès lors que son contrat devait débuter le 10 août 2026 mais que sa situation administrative l’empêche de travailler ;
- la mesure sollicitée est utile dès lors qu’il n’a pas obtenu de réponse de la préfecture malgré sa demande complète et les relances qu’il a adressées à la préfecture.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Fléjou, première conseillère, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. A..., ressortissant camerounais né en 1996, est titulaire d’une carte de séjour pluriannuelle portant la mention « étudiant » valable jusqu’au 16 février 2027. Le 30 juin 2026, il a demandé la délivrance d’un titre de séjour portant la mention « salarié » sur la plateforme de l’administration numérique des étrangers en France (ANEF). Par la présente requête, il doit être regardé comme demandant à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d’instruire sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler.
2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ». Aux termes de l’article L. 522‑3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1. ».
3. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l’article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 du même code. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu’il ne s'agisse de prévenir un péril grave.
4. Pour justifier de l’urgence de sa situation, M. A... fait valoir qu’étant titulaire d’un titre de séjour portant la mention « étudiant », il est dans l’impossibilité de commencer à travailler dans le cadre du contrat à durée indéterminée que lui a proposé la société Veolia. Toutefois, d’une part, le requérant est autorisé à travailler à titre accessoire et, d’autre part, il ne justifie pas avoir adressé de relance aux services de la préfecture depuis le dépôt de son dossier au mois de juin dernier. Il en résulte qu’il n’établit ni l’urgence ni le caractère utile de sa demande et que celle-ci, ne répond pas aux conditions auxquelles l’article L. 521-3 du code de justice administrative subordonne l’intervention du juge des référés.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée en toutes ses conclusions sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Cergy, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
Signé
V. Fléjou
La République mande et ordonne à la ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 10 et 29 septembre 2026, M. B... A... demande à la juge des référés d’enjoindre au préfet des Hauts‑de‑Seine de procéder à l’examen de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un document provisoire l’autorisant à travailler
Il soutient que :
- il a sollicité un changement de statut afin de se voir délivrer un titre de séjour portant la mention « salarié » dans le but de pouvoir commencer à travailler dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée ;
- l’urgence est caractérisée dès lors que son contrat devait débuter le 10 août 2026 mais que sa situation administrative l’empêche de travailler ;
- la mesure sollicitée est utile dès lors qu’il n’a pas obtenu de réponse de la préfecture malgré sa demande complète et les relances qu’il a adressées à la préfecture.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Fléjou, première conseillère, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. A..., ressortissant camerounais né en 1996, est titulaire d’une carte de séjour pluriannuelle portant la mention « étudiant » valable jusqu’au 16 février 2027. Le 30 juin 2026, il a demandé la délivrance d’un titre de séjour portant la mention « salarié » sur la plateforme de l’administration numérique des étrangers en France (ANEF). Par la présente requête, il doit être regardé comme demandant à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d’instruire sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler.
2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ». Aux termes de l’article L. 522‑3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1. ».
3. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l’article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 du même code. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu’il ne s'agisse de prévenir un péril grave.
4. Pour justifier de l’urgence de sa situation, M. A... fait valoir qu’étant titulaire d’un titre de séjour portant la mention « étudiant », il est dans l’impossibilité de commencer à travailler dans le cadre du contrat à durée indéterminée que lui a proposé la société Veolia. Toutefois, d’une part, le requérant est autorisé à travailler à titre accessoire et, d’autre part, il ne justifie pas avoir adressé de relance aux services de la préfecture depuis le dépôt de son dossier au mois de juin dernier. Il en résulte qu’il n’établit ni l’urgence ni le caractère utile de sa demande et que celle-ci, ne répond pas aux conditions auxquelles l’article L. 521-3 du code de justice administrative subordonne l’intervention du juge des référés.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée en toutes ses conclusions sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Cergy, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
Signé
V. Fléjou
La République mande et ordonne à la ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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