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Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2619634

jeudi 1 octobre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2619634
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantROSIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 septembre 2026, Mme B... A..., représentée par Me Rosin, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) de modifier les injonctions prononcées par les articles 3 et 4 de l’ordonnance n°2610070 du 1er juin 2026 :
- par une injonction tendant au réexamen de sa situation par le préfet du Val-d’Oise, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ;
- par une injonction tendant au renouvellement de son autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, dans un délai de quarante-huit heures à compter de cette notification ;
- d’assortir ces injonctions d’une astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil, Me Rosin, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et, dans l’hypothèse où elle ne serait pas admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle, de lui verser directement cette somme sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que le préfet du Val-d’Oise n’a toujours pas réexaminé sa situation.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 septembre 2026, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que l’ordonnance du 1er juin 2026 est en cours d’exécution.

Vu :

- l’ordonnance n°2610070 du 1er juin 2026 de la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;
- l’ordonnance n°2617104 du 18 août 2026 de la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;
- l’ordonnance n°2617212 du 21 septembre 2026 de la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;
- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Fléjou, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience du 29 septembre 2026 à 11 heures.

Le rapport de Mme Fléjou, juge des référés, a été entendu au cours de l’audience publique, tenue en présence de Mme Babled, greffière d’audience.

Les parties n’étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin. ».

2. Par une ordonnance n° 2610070 du 1er juin 2026, la juge des référés du présent tribunal, saisie sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d’Oise de réexaminer la demande de Mme A..., dans un délai de deux mois à compter de sa notification et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, dans le délai de quinze jours à compter de cette même date. Par la présente requête, Mme A... saisit une troisième fois la juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, pour que les injonctions prescrites par l’ordonnance n° 2610070 du 1er juin 2026 soient modifiées.

3. Il résulte de l’instruction que Mme A... a été munie d’une attestation provisoire de séjour valable du 12 juin au 11 septembre 2026. En outre, le préfet du Val-d'Oise fait valoir en défense que le réexamen de sa demande de renouvellement de titre de séjour est en cours d’instruction. Il ajoute qu’il a demandé à la requérante une pièce complémentaire le 7 août 2026 et que l’intéressée ne l’a transmise que le 17 septembre suivant. Enfin, il fait valoir que son attestation provisoire de séjour ne peut être renouvelée dés lors que le dossier de l’intéressée ne contient pas les photographies ni le timbre fiscal requis. Mme A..., qui n’a pas produit d’écritures en réplique et qui n’était ni présente ni représentée lors de l’audience publique, ne le conteste pas. Dans ces conditions, l’ordonnance n°2610070 du 1er juin 2026 doit être regardée comme étant en cours d’exécution.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A... doit être rejetée, y compris ses conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sans qu’il y ait lieu d’admettre l’intéressée au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A..., à Me Pierre Rosin et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet du Val-d'Oise.


Fait à Cergy, le 1er octobre 2026.

La juge des référés,

Signé

V. Fléjou

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.