Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2619720
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2619720 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CLORIS |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 14 et 22 septembre 2026, M. A... C... B..., représenté par Me Cloris, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions des articles L. 521-4 et L. 911-7 du code de justice administrative :
1°)
de modifier l’ordonnance n°2613123 du 6 juillet 2026 en enjoignant au préfet de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de vingt-quatre heures à compter la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par heure de retard ;
2°)
de procéder à la liquidation provisoire des astreintes à hauteur de 10 750 euros ;
3°)
de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l’ordonnance n°2606694 du 9 avril 2026 n’a toujours pas été exécutée, malgré ses relances régulières ;
- la capture d’écran versée par le préfet à l’instance ne permet pas de justifier de l’exécution des injonctions prononcées par le tribunal.
Par un mémoire en défense et une pièce complémentaire enregistrés les 21 et 28 septembre 2026, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu’il a exécuté l’ordonnance du 9 avril 2026.
Vu :
- l’ordonnance n°2606694 du 9 avril 2026 de la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;
- l’ordonnance n°2613123 du 6 juillet 2026 de la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Fléjou, première conseillère, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience du 29 septembre 2026 à 11 heures.
Le rapport de Mme Fléjou, juge des référés, a été entendu au cours de l’audience publique, tenue en présence de Mme Babled, greffière d’audience.
Les parties n’étaient ni présentes, ni représentées.
La clôture d’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance n°2606694 du 9 avril 2026, la juge des référés du tribunal, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a implicitement refusé de renouveler le titre de séjour de M. B... et a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans un délai de quinze jours et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler. Par une ordonnance n°2613123 du 6 juillet 2026, la juge des référés a modifié le dispositif des articles 2 et 3 de l’ordonnance n°2606694 du 9 avril 2026 en assortissant les injonctions d’une astreinte de 100 euros à l’expiration d’un délai de dix jours suivant sa notification. Par la présente requête, M. B... demande à la juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, de modifier l’injonction tendant au réexamen de sa situation en portant l’astreinte à une somme de 100 euros par heure de retard au terme d’un dans un délai de vingt-quatre heures à compter la notification de l’ordonnance à intervenir et de procéder à la liquidation provisoire des astreintes.
Sur les conclusions à fin de modification de précédentes ordonnances :
2. Aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d’un élément nouveau, modifier les mesures qu’il avait ordonnées ou y mettre fin ».
3. Si l’exécution d’une ordonnance prononçant la suspension d’une décision administrative sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative peut être recherchée dans les conditions définies par les articles L. 911-4 et L. 911-5 du même code, l’existence de cette voie de droit ne fait pas obstacle à ce qu’une personne intéressée demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du même code, de compléter la mesure de suspension demeurée sans effet par une injonction et une astreinte destinée à en assurer l’exécution.
4. Il résulte de l’instruction qu’une carte de séjour temporaire valable du 9 septembre 2026 au 8 septembre 2027 est en cours de fabrication. Le préfet des Hauts-de-Seine doit ainsi être regardé comme ayant exécuté l’injonction tendant au réexamen de la situation de M. B... prononcée à son encontre. Ces conclusions doivent par suite être rejetées.
Sur les conclusions à fin de liquidation des astreintes :
5. Aux termes de l’article L. 911-6 du code de justice administrative : « L'astreinte est provisoire ou définitive. Elle doit être considérée comme provisoire à moins que la juridiction n'ait précisé son caractère définitif. Elle est indépendante des dommages et intérêts ». Aux termes de l’article L. 911-7 du même code : « En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. / Sauf s'il est établi que l'inexécution de la décision provient d'un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l'astreinte définitive lors de sa liquidation. / Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée ». Enfin, l’article L. 911-8 du même code dispose que « La juridiction peut décider qu'une part de l'astreinte ne sera pas versée au requérant. Cette part est affectée au budget de l'Etat. ».
6. Il appartient au juge qui a assorti d’une astreinte l’injonction faite à l’une des parties, de statuer sur les conclusions tendant à ce que cette astreinte soit liquidée. Il peut alors procéder à cette liquidation s’il constate que les mesures qu’il avait prescrites n’ont pas été exécutées ou l’ont été tardivement. Il peut la modérer ou la supprimer compte tenu notamment des diligences accomplies par les parties en vue de procéder à l’exécution de la chose ordonnée, sans toutefois pouvoir remettre en cause les mesures décidées par le dispositif de la décision juridictionnelle dont l’exécution est demandée.
En ce qui concerne l’injonction à la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour :
7. Par une ordonnance n°2606694 du 9 avril 2026, la juge des référés a prononcé une astreinte à l’encontre du préfet des Hauts-de-Seine s’il ne justifiait pas avoir, dans les quinze jours suivant sa notification, délivré une autorisation provisoire de séjour autorisant M. B... à travailler et jusqu’à la date de cette exécution. Par la même décision, le taux de cette astreinte a été fixé à 50 euros. Il résulte de l’instruction que l’ordonnance a été notifiée au préfet des Hauts-de-Seine le jour-même via l’application Télérecours. Le délai imparti pour exécuter cette ordonnance en délivrant à M. B... une autorisation provisoire de séjour a donc expiré le 24 avril 2026. Il résulte en outre de l’instruction que, face à l’inexécution de cette injonction, par l’ordonnance n°2613123 du 6 juillet 2026, notifiée au préfet des Hauts‑de‑Seine le jour‑même via l’application Télérecours, la juge des référés a porté le montant de l’astreinte à 100 euros à compter de l’expiration d’un délai de dix jours suivant sa notification. Ce délai a expiré le 16 juillet suivant.
8. Le montant de l’astreinte à liquider pour la période du 25 avril 2026, premier jour de retard à compter de l’expiration du délai imparti au préfet pour exécuter l’injonction par l’ordonnance n° 2606694 du 9 avril 2026, au 16 juillet 2026, dernier jour de retard au taux de 50 euros, s’élève à 4 150 euros. Il y a lieu de procéder à la liquidation de cette astreinte. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de moduler son montant en le fixant à la somme de 1 000 euros.
9. Le montant de l’astreinte à liquider pour la période du 17 juillet 2026, premier jour de retard à compter de l’expiration du délai imparti au préfet pour exécuter l’injonction par l’ordonnance n°2613123 du 6 juillet 2026, au 23 juillet 2026, date à laquelle M. B... s’est vu remettre un récépissé s’élève quant à lui à un montant de 700 euros pour 7 jours compte tenu du taux de 100 euros par jour de retard. Il y a lieu de procéder à la liquidation de cette astreinte. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de moduler son montant en le fixant à la somme de 200 euros.
En ce qui concerne l’injonction au réexamen :
10. Par l’ordonnance n°2613123 du 6 juillet 2026, notifiée au préfet des Hauts‑de‑Seine le jour-même via l’application Télérecours, le juge des référés a assorti cette injonction d’une astreinte de 100 euros par jour à compter de l’expiration d’un délai de dix jours suivant sa notification. Ce délai a expiré le 16 juillet suivant.
11. Le montant de l’astreinte à liquider pour la période du 17 juillet 2026, premier jour de retard à compter de l’expiration du délai imparti au préfet pour exécuter cette injonction, au 9 septembre 2026, date à laquelle le préfet doit être regardé comme ayant statué sur la demande de M. B..., s’élève à un montant de 5 500 euros compte tenu du taux journalier de 100 euros. Il y a lieu de procéder à la liquidation de cette astreinte. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de moduler son montant en le fixant à la somme de 1 500 euros.
Sur les frais liés à l’instance :
12. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme de 800 euros à verser à M. B... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : L’Etat est condamné à verser la somme de 2 700 euros à M. B....
Article 2 : L’Etat versera la somme de 800 euros à M. B... sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B... est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
Signé
V. Fléjou
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 14 et 22 septembre 2026, M. A... C... B..., représenté par Me Cloris, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions des articles L. 521-4 et L. 911-7 du code de justice administrative :
1°)
de modifier l’ordonnance n°2613123 du 6 juillet 2026 en enjoignant au préfet de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de vingt-quatre heures à compter la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par heure de retard ;
2°)
de procéder à la liquidation provisoire des astreintes à hauteur de 10 750 euros ;
3°)
de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l’ordonnance n°2606694 du 9 avril 2026 n’a toujours pas été exécutée, malgré ses relances régulières ;
- la capture d’écran versée par le préfet à l’instance ne permet pas de justifier de l’exécution des injonctions prononcées par le tribunal.
Par un mémoire en défense et une pièce complémentaire enregistrés les 21 et 28 septembre 2026, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu’il a exécuté l’ordonnance du 9 avril 2026.
Vu :
- l’ordonnance n°2606694 du 9 avril 2026 de la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;
- l’ordonnance n°2613123 du 6 juillet 2026 de la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Fléjou, première conseillère, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience du 29 septembre 2026 à 11 heures.
Le rapport de Mme Fléjou, juge des référés, a été entendu au cours de l’audience publique, tenue en présence de Mme Babled, greffière d’audience.
Les parties n’étaient ni présentes, ni représentées.
La clôture d’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance n°2606694 du 9 avril 2026, la juge des référés du tribunal, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a implicitement refusé de renouveler le titre de séjour de M. B... et a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans un délai de quinze jours et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler. Par une ordonnance n°2613123 du 6 juillet 2026, la juge des référés a modifié le dispositif des articles 2 et 3 de l’ordonnance n°2606694 du 9 avril 2026 en assortissant les injonctions d’une astreinte de 100 euros à l’expiration d’un délai de dix jours suivant sa notification. Par la présente requête, M. B... demande à la juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, de modifier l’injonction tendant au réexamen de sa situation en portant l’astreinte à une somme de 100 euros par heure de retard au terme d’un dans un délai de vingt-quatre heures à compter la notification de l’ordonnance à intervenir et de procéder à la liquidation provisoire des astreintes.
Sur les conclusions à fin de modification de précédentes ordonnances :
2. Aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d’un élément nouveau, modifier les mesures qu’il avait ordonnées ou y mettre fin ».
3. Si l’exécution d’une ordonnance prononçant la suspension d’une décision administrative sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative peut être recherchée dans les conditions définies par les articles L. 911-4 et L. 911-5 du même code, l’existence de cette voie de droit ne fait pas obstacle à ce qu’une personne intéressée demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du même code, de compléter la mesure de suspension demeurée sans effet par une injonction et une astreinte destinée à en assurer l’exécution.
4. Il résulte de l’instruction qu’une carte de séjour temporaire valable du 9 septembre 2026 au 8 septembre 2027 est en cours de fabrication. Le préfet des Hauts-de-Seine doit ainsi être regardé comme ayant exécuté l’injonction tendant au réexamen de la situation de M. B... prononcée à son encontre. Ces conclusions doivent par suite être rejetées.
Sur les conclusions à fin de liquidation des astreintes :
5. Aux termes de l’article L. 911-6 du code de justice administrative : « L'astreinte est provisoire ou définitive. Elle doit être considérée comme provisoire à moins que la juridiction n'ait précisé son caractère définitif. Elle est indépendante des dommages et intérêts ». Aux termes de l’article L. 911-7 du même code : « En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. / Sauf s'il est établi que l'inexécution de la décision provient d'un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l'astreinte définitive lors de sa liquidation. / Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée ». Enfin, l’article L. 911-8 du même code dispose que « La juridiction peut décider qu'une part de l'astreinte ne sera pas versée au requérant. Cette part est affectée au budget de l'Etat. ».
6. Il appartient au juge qui a assorti d’une astreinte l’injonction faite à l’une des parties, de statuer sur les conclusions tendant à ce que cette astreinte soit liquidée. Il peut alors procéder à cette liquidation s’il constate que les mesures qu’il avait prescrites n’ont pas été exécutées ou l’ont été tardivement. Il peut la modérer ou la supprimer compte tenu notamment des diligences accomplies par les parties en vue de procéder à l’exécution de la chose ordonnée, sans toutefois pouvoir remettre en cause les mesures décidées par le dispositif de la décision juridictionnelle dont l’exécution est demandée.
En ce qui concerne l’injonction à la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour :
7. Par une ordonnance n°2606694 du 9 avril 2026, la juge des référés a prononcé une astreinte à l’encontre du préfet des Hauts-de-Seine s’il ne justifiait pas avoir, dans les quinze jours suivant sa notification, délivré une autorisation provisoire de séjour autorisant M. B... à travailler et jusqu’à la date de cette exécution. Par la même décision, le taux de cette astreinte a été fixé à 50 euros. Il résulte de l’instruction que l’ordonnance a été notifiée au préfet des Hauts-de-Seine le jour-même via l’application Télérecours. Le délai imparti pour exécuter cette ordonnance en délivrant à M. B... une autorisation provisoire de séjour a donc expiré le 24 avril 2026. Il résulte en outre de l’instruction que, face à l’inexécution de cette injonction, par l’ordonnance n°2613123 du 6 juillet 2026, notifiée au préfet des Hauts‑de‑Seine le jour‑même via l’application Télérecours, la juge des référés a porté le montant de l’astreinte à 100 euros à compter de l’expiration d’un délai de dix jours suivant sa notification. Ce délai a expiré le 16 juillet suivant.
8. Le montant de l’astreinte à liquider pour la période du 25 avril 2026, premier jour de retard à compter de l’expiration du délai imparti au préfet pour exécuter l’injonction par l’ordonnance n° 2606694 du 9 avril 2026, au 16 juillet 2026, dernier jour de retard au taux de 50 euros, s’élève à 4 150 euros. Il y a lieu de procéder à la liquidation de cette astreinte. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de moduler son montant en le fixant à la somme de 1 000 euros.
9. Le montant de l’astreinte à liquider pour la période du 17 juillet 2026, premier jour de retard à compter de l’expiration du délai imparti au préfet pour exécuter l’injonction par l’ordonnance n°2613123 du 6 juillet 2026, au 23 juillet 2026, date à laquelle M. B... s’est vu remettre un récépissé s’élève quant à lui à un montant de 700 euros pour 7 jours compte tenu du taux de 100 euros par jour de retard. Il y a lieu de procéder à la liquidation de cette astreinte. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de moduler son montant en le fixant à la somme de 200 euros.
En ce qui concerne l’injonction au réexamen :
10. Par l’ordonnance n°2613123 du 6 juillet 2026, notifiée au préfet des Hauts‑de‑Seine le jour-même via l’application Télérecours, le juge des référés a assorti cette injonction d’une astreinte de 100 euros par jour à compter de l’expiration d’un délai de dix jours suivant sa notification. Ce délai a expiré le 16 juillet suivant.
11. Le montant de l’astreinte à liquider pour la période du 17 juillet 2026, premier jour de retard à compter de l’expiration du délai imparti au préfet pour exécuter cette injonction, au 9 septembre 2026, date à laquelle le préfet doit être regardé comme ayant statué sur la demande de M. B..., s’élève à un montant de 5 500 euros compte tenu du taux journalier de 100 euros. Il y a lieu de procéder à la liquidation de cette astreinte. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de moduler son montant en le fixant à la somme de 1 500 euros.
Sur les frais liés à l’instance :
12. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme de 800 euros à verser à M. B... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : L’Etat est condamné à verser la somme de 2 700 euros à M. B....
Article 2 : L’Etat versera la somme de 800 euros à M. B... sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B... est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
Signé
V. Fléjou
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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