Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2620029
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2620029 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LUJIEN |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 septembre 2026, Mme B... A..., représentée par Me Lujien, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) de modifier les ordonnances n°2517159, 2610863, 2616487 et 2618200 rendues respectivement les 13 octobre 2025, 22 juin, 18 août et 11 septembre 2026 par les juges des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, en enjoignant au préfet des Hauts‑de‑Seine, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ;
- de lui délivrer un justificatif attestant de la régularité de son séjour et l’autorisant à travailler et ce, sans interruption jusqu’à ce que le préfet statue sur sa demande ou jusqu’à ce que le tribunal se prononce sur sa requête en annulation, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
- de réexaminer sa situation, dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761‑1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve qu’il renonce à percevoir la part contributive de l’Etat.
Elle soutient que :
- le préfet des Hauts-de-Seine n’a pas exécuté les ordonnances précitées du juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;
- elle se trouve dans une situation de précarité administrative, professionnelle et financière depuis qu’elle a demandé le renouvellement de son titre de séjour, il y a plus de deux ans.
Le préfet des Hauts-de-Seine a produit une pièce enregistrée le 23 septembre 2026.
Vu :
- la requête n°2517158, enregistrée le 23 septembre 2025, par laquelle Mme A... demande l’annulation de la décision contestée ;
- les ordonnances n°2517159, 2610863, 2616487 et 2618200 rendues respectivement les 13 octobre 2025, 22 juin, 18 août et 11 septembre 2026 par les juges des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Fléjou, première conseillère, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience du 29 septembre 2026 à 11 heures.
Ont été entendus au cours de l’audience publique, tenue en présence de Mme Babled, greffière d’audience :
- le rapport de Mme Fléjou, juge des référés ;
- les observations orales de Me Goul, substituant Me Lujien, représentant Mme A..., qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et ajoute que l’injonction au réexamen n’est toujours pas exécutée, que l’attestation provisoire de séjour n’ouvre pas les mêmes droits que le titre de séjour demandé et que cette situation porte gravement préjudice à Mme A..., notamment d’un point de vue financier, alors qu’elle a deux enfants à charge ;
- le préfet des Hauts-de-Seine n’était ni présent, ni représenté.
La clôture d’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A..., ressortissante ivoirienne née en 1977, s’est vu délivrer une carte de séjour pluriannuelle dont elle a demandé le renouvellement le 13 novembre 2024 au moyen du téléservice de l’administration numérique des étrangers en France (ANEF). Par une ordonnance n°2517159 du 13 octobre 2025, le juge des référés du présent tribunal, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’une part, a ordonné la suspension de l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté cette demande et, d’autre part, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de Mme A... dans un délai d’un mois à compter de la notification de ladite ordonnance et de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler dans un délai de dix jours à compter cette notification. Par une ordonnance n°2610863 du 22 juin 2026, le juge des référés a modifié l’article 3 du dispositif de cette ordonnance pour qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation dans le délai d’un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. A nouveau, par une ordonnance n° 2616487 du 18 août 2026, la juge des référés a modifié cet article 3 pour qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation dans le délai d’un mois, sous astreinte de 75 euros par jour de retard. Enfin, par une ordonnance n°2618200 du 11 septembre 2026, la juge des référés a modifié ce même article 3 en enjoignant de délivrer à l’intéressée une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler dans un délai de trois jours à compter de sa notification. Par la présente requête, Mme A... demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d’une part, de lui délivrer un justificatif attestant de la régularité de son séjour et l’autorisant à travailler sans interruption jusqu’à ce que le préfet statue sur sa demande ou jusqu’à ce que le tribunal se prononce sur sa requête en annulation, dans un délai de vingt‑quatre heures, et d’autre part de procéder au réexamen de sa situation sous sept jour, le tout sous une astreinte journalière de 1 000 euros.
Sur la demande d’admission à l’aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. Aux termes de l’article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : « Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. (…) ».
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, et eu égard à l’urgence qui s’attache à ce qu’il soit statué sur la requête de Mme A..., de prononcer l’admission provisoire de l’intéressé à l’aide juridictionnelle
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :
4. Aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d’un élément nouveau, modifier les mesures qu’il avait ordonnées ou y mettre fin. ».
5. Les décisions du juge des référés statuant en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative sont, conformément au principe rappelé à l’article L. 11 du code de justice administrative, exécutoires en vertu de l’autorité qui s’attache aux décisions de justice.
6. Si l’exécution d’une ordonnance prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative peut être recherchée dans les conditions définies par l’article L. 911-4 dudit code, l’existence de cette voie de droit ne fait pas obstacle à ce qu’une personne intéressée demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521‑4 du code précité, de compléter ou de modifier la décision demeurée sans effet. L'inexécution d’une décision juridictionnelle présente le caractère d’un « élément nouveau » au sens des dispositions de ce dernier article.
7. En premier lieu, il est contant que le préfet des Hauts-de-Seine a délivré à Mme A... une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 22 décembre 2026, de sorte qu’il n’y a pas lieu à ce stade de modifier l’injonction à la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction prévue à l’article 3 de l’ordonnance n°2517159 du 13 octobre 2025 sur ce point.
8. En second lieu, le préfet des Hauts-de-Seine n’établit, ni même n’allègue, avoir réexaminé la situation de l’intéressée. Ce défaut d’exécution justifie que soit complété le dispositif de l’ordonnance n° 2517159 du 13 octobre 2025, tel que modifié par les ordonnances n°2610863 et 2616487 des 22 juin et 18 août 2026 sur ce point. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de porter le montant de l’astreinte assortissant l’injonction en litige à une somme journalière de 300 euros par jour de retard, faute d’exécution dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Sur les frais de l’instance :
9. Il ressort de ce qui est énoncé au point 3 que Mme A... est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l’aide juridictionnelle. Ainsi, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Par suite, il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, et sous réserve, d’une part, de l’admission définitive de la requérante à l’aide juridictionnelle, et d’autre part, que Me Lujien, avocate de Mme A..., renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros à verser à Me Lujien.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme A... est admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : L’injonction prévue à l’article 3 de n°2517159 du 13 octobre 2025, telle que modifiée par les ordonnances n°2610863 et 2616487 des 22 juin et 18 août 2026, faisant obligation au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de Mme A... et de statuer expressément sur la demande de renouvellement de titre de séjour présentée par l’intéressée dans un délai d’un mois, est assortie d’une astreinte journalière de 300 euros à compter d’un délai de quinze jours après notification de la présente ordonnance et jusqu'à la date à laquelle cette ordonnance aura reçu exécution. Le préfet communiquera au greffe du tribunal copie des actes justifiant des mesures prises pour exécuter la présente ordonnance.
Article 3 : Sous réserve de l’admission de Mme A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre définitif, l’Etat versera la somme de 800 euros hors taxes à Me Lujien, son conseil, au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A... est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A..., à Me Cannelle Lujien et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
Signé
V. Fléjou
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 16 septembre 2026, Mme B... A..., représentée par Me Lujien, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) de modifier les ordonnances n°2517159, 2610863, 2616487 et 2618200 rendues respectivement les 13 octobre 2025, 22 juin, 18 août et 11 septembre 2026 par les juges des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, en enjoignant au préfet des Hauts‑de‑Seine, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ;
- de lui délivrer un justificatif attestant de la régularité de son séjour et l’autorisant à travailler et ce, sans interruption jusqu’à ce que le préfet statue sur sa demande ou jusqu’à ce que le tribunal se prononce sur sa requête en annulation, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
- de réexaminer sa situation, dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761‑1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve qu’il renonce à percevoir la part contributive de l’Etat.
Elle soutient que :
- le préfet des Hauts-de-Seine n’a pas exécuté les ordonnances précitées du juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;
- elle se trouve dans une situation de précarité administrative, professionnelle et financière depuis qu’elle a demandé le renouvellement de son titre de séjour, il y a plus de deux ans.
Le préfet des Hauts-de-Seine a produit une pièce enregistrée le 23 septembre 2026.
Vu :
- la requête n°2517158, enregistrée le 23 septembre 2025, par laquelle Mme A... demande l’annulation de la décision contestée ;
- les ordonnances n°2517159, 2610863, 2616487 et 2618200 rendues respectivement les 13 octobre 2025, 22 juin, 18 août et 11 septembre 2026 par les juges des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Fléjou, première conseillère, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience du 29 septembre 2026 à 11 heures.
Ont été entendus au cours de l’audience publique, tenue en présence de Mme Babled, greffière d’audience :
- le rapport de Mme Fléjou, juge des référés ;
- les observations orales de Me Goul, substituant Me Lujien, représentant Mme A..., qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et ajoute que l’injonction au réexamen n’est toujours pas exécutée, que l’attestation provisoire de séjour n’ouvre pas les mêmes droits que le titre de séjour demandé et que cette situation porte gravement préjudice à Mme A..., notamment d’un point de vue financier, alors qu’elle a deux enfants à charge ;
- le préfet des Hauts-de-Seine n’était ni présent, ni représenté.
La clôture d’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A..., ressortissante ivoirienne née en 1977, s’est vu délivrer une carte de séjour pluriannuelle dont elle a demandé le renouvellement le 13 novembre 2024 au moyen du téléservice de l’administration numérique des étrangers en France (ANEF). Par une ordonnance n°2517159 du 13 octobre 2025, le juge des référés du présent tribunal, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’une part, a ordonné la suspension de l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté cette demande et, d’autre part, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de Mme A... dans un délai d’un mois à compter de la notification de ladite ordonnance et de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler dans un délai de dix jours à compter cette notification. Par une ordonnance n°2610863 du 22 juin 2026, le juge des référés a modifié l’article 3 du dispositif de cette ordonnance pour qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation dans le délai d’un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. A nouveau, par une ordonnance n° 2616487 du 18 août 2026, la juge des référés a modifié cet article 3 pour qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation dans le délai d’un mois, sous astreinte de 75 euros par jour de retard. Enfin, par une ordonnance n°2618200 du 11 septembre 2026, la juge des référés a modifié ce même article 3 en enjoignant de délivrer à l’intéressée une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler dans un délai de trois jours à compter de sa notification. Par la présente requête, Mme A... demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d’une part, de lui délivrer un justificatif attestant de la régularité de son séjour et l’autorisant à travailler sans interruption jusqu’à ce que le préfet statue sur sa demande ou jusqu’à ce que le tribunal se prononce sur sa requête en annulation, dans un délai de vingt‑quatre heures, et d’autre part de procéder au réexamen de sa situation sous sept jour, le tout sous une astreinte journalière de 1 000 euros.
Sur la demande d’admission à l’aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. Aux termes de l’article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : « Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. (…) ».
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, et eu égard à l’urgence qui s’attache à ce qu’il soit statué sur la requête de Mme A..., de prononcer l’admission provisoire de l’intéressé à l’aide juridictionnelle
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :
4. Aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d’un élément nouveau, modifier les mesures qu’il avait ordonnées ou y mettre fin. ».
5. Les décisions du juge des référés statuant en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative sont, conformément au principe rappelé à l’article L. 11 du code de justice administrative, exécutoires en vertu de l’autorité qui s’attache aux décisions de justice.
6. Si l’exécution d’une ordonnance prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative peut être recherchée dans les conditions définies par l’article L. 911-4 dudit code, l’existence de cette voie de droit ne fait pas obstacle à ce qu’une personne intéressée demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521‑4 du code précité, de compléter ou de modifier la décision demeurée sans effet. L'inexécution d’une décision juridictionnelle présente le caractère d’un « élément nouveau » au sens des dispositions de ce dernier article.
7. En premier lieu, il est contant que le préfet des Hauts-de-Seine a délivré à Mme A... une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 22 décembre 2026, de sorte qu’il n’y a pas lieu à ce stade de modifier l’injonction à la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction prévue à l’article 3 de l’ordonnance n°2517159 du 13 octobre 2025 sur ce point.
8. En second lieu, le préfet des Hauts-de-Seine n’établit, ni même n’allègue, avoir réexaminé la situation de l’intéressée. Ce défaut d’exécution justifie que soit complété le dispositif de l’ordonnance n° 2517159 du 13 octobre 2025, tel que modifié par les ordonnances n°2610863 et 2616487 des 22 juin et 18 août 2026 sur ce point. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de porter le montant de l’astreinte assortissant l’injonction en litige à une somme journalière de 300 euros par jour de retard, faute d’exécution dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Sur les frais de l’instance :
9. Il ressort de ce qui est énoncé au point 3 que Mme A... est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l’aide juridictionnelle. Ainsi, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Par suite, il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, et sous réserve, d’une part, de l’admission définitive de la requérante à l’aide juridictionnelle, et d’autre part, que Me Lujien, avocate de Mme A..., renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros à verser à Me Lujien.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme A... est admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : L’injonction prévue à l’article 3 de n°2517159 du 13 octobre 2025, telle que modifiée par les ordonnances n°2610863 et 2616487 des 22 juin et 18 août 2026, faisant obligation au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de Mme A... et de statuer expressément sur la demande de renouvellement de titre de séjour présentée par l’intéressée dans un délai d’un mois, est assortie d’une astreinte journalière de 300 euros à compter d’un délai de quinze jours après notification de la présente ordonnance et jusqu'à la date à laquelle cette ordonnance aura reçu exécution. Le préfet communiquera au greffe du tribunal copie des actes justifiant des mesures prises pour exécuter la présente ordonnance.
Article 3 : Sous réserve de l’admission de Mme A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre définitif, l’Etat versera la somme de 800 euros hors taxes à Me Lujien, son conseil, au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A... est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A..., à Me Cannelle Lujien et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
Signé
V. Fléjou
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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