Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2621039
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2621039 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 septembre 2026, Mme C... B..., agissant en sa qualité de représentante légale de son fils M. A... B..., demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°)
d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision laquelle le recteur de l'académie de Versailles a laissé son fils A... sans affectation en classe de 1ère « sciences et technologies du management et de la gestion » (STMG) au titre de l’année scolaire 2026‑2027 ;
2°) d’enjoindre au recteur de l'académie de Versailles ou au directeur académique des services de l’éducation nationale des Hauts-de-Seine de l’affecter à titre provisoire dans une classe de 1ère STMG dans un délai de trois jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Fléjou, première conseillère, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (...). ». L’article L. 522-3 du code précité dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ». L’article R. 522-1 du même code dispose que : « (…) A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ». Enfin, il résulte de l’article R. 522-2 du même code que le juge des référés n’est pas tenu d’adresser aux parties une invitation à régulariser leur requête avant d’en constater l’irrecevabilité.
3. Il résulte des dispositions combinées des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative précitées que les demandes tendant à la suspension d’un acte administratif doivent, sous peine d’irrecevabilité, être accompagnées de l’introduction d’un recours au fond tendant à l’annulation de l’acte dont il est demandé la suspension.
4. En l’espèce, la requête de Mme B..., à fin de suspension de l’exécution de la décision par laquelle le recteur de l'académie de Versailles n’a pas affecté son fils A... dans un lycée en classe de 1ère STMG au titre de l’année scolaire 2026‑2027 n’est pas accompagnée d’une copie de son recours au fond contre cette décision. Dans ces conditions, cette requête est manifestement irrecevable et ne peut qu’être rejetée en toutes ses conclusions sur le fondement des dispositions de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B....
Fait à Cergy, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
Signé
V. Fléjou
La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 28 septembre 2026, Mme C... B..., agissant en sa qualité de représentante légale de son fils M. A... B..., demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°)
d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision laquelle le recteur de l'académie de Versailles a laissé son fils A... sans affectation en classe de 1ère « sciences et technologies du management et de la gestion » (STMG) au titre de l’année scolaire 2026‑2027 ;
2°) d’enjoindre au recteur de l'académie de Versailles ou au directeur académique des services de l’éducation nationale des Hauts-de-Seine de l’affecter à titre provisoire dans une classe de 1ère STMG dans un délai de trois jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Fléjou, première conseillère, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (...). ». L’article L. 522-3 du code précité dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ». L’article R. 522-1 du même code dispose que : « (…) A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ». Enfin, il résulte de l’article R. 522-2 du même code que le juge des référés n’est pas tenu d’adresser aux parties une invitation à régulariser leur requête avant d’en constater l’irrecevabilité.
3. Il résulte des dispositions combinées des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative précitées que les demandes tendant à la suspension d’un acte administratif doivent, sous peine d’irrecevabilité, être accompagnées de l’introduction d’un recours au fond tendant à l’annulation de l’acte dont il est demandé la suspension.
4. En l’espèce, la requête de Mme B..., à fin de suspension de l’exécution de la décision par laquelle le recteur de l'académie de Versailles n’a pas affecté son fils A... dans un lycée en classe de 1ère STMG au titre de l’année scolaire 2026‑2027 n’est pas accompagnée d’une copie de son recours au fond contre cette décision. Dans ces conditions, cette requête est manifestement irrecevable et ne peut qu’être rejetée en toutes ses conclusions sur le fondement des dispositions de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B....
Fait à Cergy, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
Signé
V. Fléjou
La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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