187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187
Décisions totales
383 581
Ordonnances
245 871
Avec résumé IA
Avocat : ABOUDAHAB
Avocat : SELARL ABOUDAHAB
Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 21 février 2024 par lequel la préfète de l'Ain a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien, et l'a obligé à quitter le territoire. La décision est motivée par la violation de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, l'intéressé participant activement à la prise en charge quotidienne de l'enfant français de son épouse, atteint d'un diabète sévère. Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer à M. B un titre de séjour "vie privée et familiale" et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. et Mme B, ressortissants malgaches, contre la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour en qualité de visiteurs. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision attaquée, fondée sur les mêmes motifs que les décisions consulaires, était légale. Il a notamment écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des décisions consulaires comme inopérant, la décision de la commission s'y étant substituée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen, était devenue sans objet. En effet, le préfet de l’Isère a délivré à l’intéressé une attestation de prolongation d’instruction, rapportant ainsi la décision implicite contestée. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Il a toutefois mis à la charge de l’État une somme de 600 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour, a admis provisoirement M. A au bénéfice de l’aide juridictionnelle. Le juge a rappelé que la condition d’urgence est présumée en cas de refus de renouvellement d’un titre de séjour, et a examiné l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le juge s’est fondé sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-22 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l’homme.