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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 074 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 074

Décisions totales

383 581

Ordonnances

245 521

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ADOUEffacer tout
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504240

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 21 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant l'arrêté suffisamment précis sur les éléments de fait et de droit. Il a également jugé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux anciens, intenses et stables en France. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requérante, y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire et à l'interdiction de retour, ont été rejetées.

Avocat : BOUYADOU

12 novembre 2025• 4ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507482

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion immédiate des occupants sans titre installés sur plusieurs parcelles du domaine public universitaire de Pessac-Talence-Gradignan. Le juge a constaté que l'occupation non autorisée, accompagnée de raccordements électriques sauvages, causait des désagréments aux étudiants et présentait des risques graves pour la sécurité et la salubrité publiques, caractérisant ainsi une situation d'urgence et d'utilité. La décision s'appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques pour qualifier les parcelles de dépendances du domaine public. En l'absence de contestation sérieuse, le tribunal a enjoint aux occupants de quitter les lieux et de retirer leurs biens, sous peine de recours à la force publique.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL BERNADOU AVOCATS

12 novembre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2306677

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. et Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre deux permis de construire délivrés par le maire de Saint-Mamet à la SCCV Les Villas du Portillon pour un ensemble immobilier. Les requérants contestaient notamment l’incomplétude du dossier, la méconnaissance du plan local d’urbanisme (PLU) et du plan de prévention des risques naturels. La commune a soulevé des fins de non-recevoir, arguant de la tardiveté du recours contre le permis initial et du défaut d’intérêt à agir contre le permis modificatif. Le tribunal a examiné la recevabilité des conclusions en application des articles R. 600-2 et R. 424-15 du code de l’urbanisme, relatifs à l’affichage des permis sur le terrain.

Avocat : VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIÉS

12 novembre 2025• 6ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2312382

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 10 080 euros à Mme B... pour carence fautive dans son obligation de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 12 septembre 2018, n’avait pas reçu de proposition de logement, maintenant sa famille de six personnes dans une situation d’hébergement précaire puis dans un logement au loyer excessif. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, la période d’indemnisation courant à compter du 12 mars 2019. Cette somme répare les troubles dans les conditions d’existence subis du fait de cette carence.

Avocat : FADOUL

7 novembre 2025• 3ème Chambre (J.U)
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517737

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... et M. D... demandant la suspension de la décision du ministre de l'intérieur du 20 juin 2025 refusant un visa. Les requérants invoquaient l'urgence liée à l'état de santé et à l'isolement de Mme C..., ainsi que des moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du droit au regroupement familial. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence ou la fin de non-recevoir. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CADOUX

7 novembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311490

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête indemnitaire de M. A... C..., qui demandait 20 000 euros à l'État pour absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve que son logement actuel était insalubre, condition nécessaire pour établir un préjudice matériel et moral. La responsabilité de l'État n'a donc pas été engagée, faute de démonstration de la persistance de la situation ayant motivé la décision de la commission. Les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation ont été appliqués.

Avocat : FADOUL

7 novembre 2025• 3ème Chambre (J.U)
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2205355

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A..., infirmier au centre hospitalier des Pays de Morlaix, qui contestait la sanction d’exclusion temporaire de fonctions de dix-huit mois assortie d’un sursis de douze mois. Le tribunal a jugé que les faits reprochés, notamment le non-respect d’une consigne hiérarchique ayant impacté la prise en charge d’une patiente et des comportements inadaptés répétés, étaient établis et constituaient des fautes disciplinaires. Il a estimé que la sanction prononcée n’était pas disproportionnée au regard de la gravité des fautes, en application des articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

7 novembre 2025• 4ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2312387

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B..., qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 20 000 euros pour absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 9 octobre 2019. La requérante, en attente d’un logement social depuis 2015, invoquait un logement trop petit pour sa famille de quatre personnes. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l’État n’était pas engagée, car Mme B... n’a pas établi que son logement était inadapté, condition nécessaire pour caractériser un trouble dans ses conditions d’existence au sens de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est le rejet de l’intégralité des demandes, y compris les frais d’instance.

Avocat : FADOUL

7 novembre 2025• 3ème Chambre (J.U)
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507270

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. G... contre l'arrêté du préfet du Finistère du 20 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant de circuler pour trois ans. Le tribunal a d'abord constaté son incompétence pour statuer sur l'arrêté de placement en rétention du 28 octobre 2025, relevant de l'autorité judiciaire. Sur le fond, il a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision d'éloignement était suffisamment motivée, ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et que la menace à l'ordre public était établie. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

6 novembre 2025• Eloignement urgent
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302805

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... B... contestant sa radiation des effectifs pour abandon de poste par le centre hospitalier François Tosquelles. Le requérant n'a pas justifié de son absence à la reprise de ses fonctions le 22 mai 2023, malgré une mise en demeure claire et régulière, et n'a pas démontré que son supérieur hiérarchique avait validé une prolongation de son absence. La décision de radiation, fondée sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à l'abandon de poste, a été jugée légale.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIÉS

6 novembre 2025• 4ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2305148

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SAS Euronat de deux recours pour excès de pouvoir visant à annuler des délibérations du conseil municipal de Grayan-et-l'Hôpital du 20 juillet 2023. La première délibération approuvait l'envoi d'un courrier aux titulaires de droits de jouissance sur le terrain d'un centre naturiste pour les informer de leur droit de substitution en cas de résiliation du bail à construire, et la seconde approuvait l'envoi d'une mise en demeure à la société requérante. Le tribunal a relevé d'office que ces délibérations constituaient des mesures d'exécution d'un contrat de droit privé. En conséquence, il a jugé que la juridiction administrative était incompétente pour en connaître et a rejeté les requêtes comme portées devant un ordre de juridiction incompétent.

Avocat : SELARL BERNADOU AVOCATS

6 novembre 2025• 4ème chambre
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY02768

Avocat : CADOUX

6 novembre 2025• 4ème chambre - formation à 3
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407104

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. C..., agent public employé par la société Orange, contestant son exclusion temporaire de fonctions pour douze mois. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une procédure disciplinaire irrégulière (enquête partiale, violation des droits de la défense et du droit de se taire), et le caractère disproportionné de la sanction. La juridiction a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution s'appuie sur les principes généraux du droit disciplinaire et les dispositions du code de justice administrative.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

6 novembre 2025• 6ème Chambre
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2403312

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet des Alpes-de-Haute-Provence suspendant son permis de conduire pour six mois. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Mme B... n’ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal a donné acte de son désistement par ordonnance du 6 novembre 2025.

Avocat : BOUYADOU

6 novembre 2025
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301683

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la Société Rennaise de Restauration, qui demandait la condamnation de Rennes Métropole à l’indemniser de préjudices liés à l’exécution d’un contrat de concession de service public pour l’exploitation d’un café-restaurant. Le tribunal a jugé que la société n’établissait pas que l’organisation des « Cafés Philo » lui avait été imposée en dehors des stipulations contractuelles, et que l’installation d’un distributeur automatique de cafés ne constituait pas une faute du concédant en l’absence d’obligation contractuelle de protection contre la concurrence. Il a également estimé que le préjudice lié au défaut de signalétique n’était pas démontré. La requête a été rejetée, et la société a été condamnée à verser 1 500 euros à Rennes Métropole au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

5 novembre 2025• 2ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2204168

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D... contestant la taxe foncière sur les propriétés bâties due au titre de 2021 pour des lots d’une maison à Quimper, issus d’une indivision successorale. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par l’administration, reconnaissant la qualité pour agir de M. D... en tant que légataire universel. Sur le fond, il a jugé que les lots en cause constituaient des fractions de propriété distinctes au sens de l’article 1494 du code général des impôts, justifiant une imposition séparée. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

5 novembre 2025• 2ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500684

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant sur le recours en excès de pouvoir de M. A..., ressortissant albanais, a examiné sa demande d'indemnisation pour le préjudice subi suite au refus illégal de renouvellement de son titre de séjour pour raison médicale du 17 octobre 2022, annulé par la cour administrative d'appel de Lyon le 4 avril 2024. Le tribunal a reconnu que l'illégalité fautive de l'administration engage la responsabilité de l'État, ouvrant droit à réparation pour les préjudices financiers (perte de prestations sociales) et moraux subis par le requérant. En application des principes de la responsabilité administrative et des textes relatifs au séjour des étrangers et à l'action sociale, le tribunal a condamné l'État à verser à M. A... une provision de 43 386,40 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 28 octobre 2024.

Avocat : CADOUX

4 novembre 2025• 4ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2514508

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de police le 11 mai 2025. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en examinant la demande sur le seul fondement de l'accord franco-algérien, sans appliquer les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : SADOUN

4 novembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500685

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande indemnitaire de M. A..., ressortissant albanais, qui sollicitait réparation des préjudices subis suite à l'annulation par la cour administrative d'appel de Lyon de l'arrêté du 17 octobre 2022 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raison de santé. Le tribunal a reconnu que cette illégalité fautive engageait la responsabilité de l'État. Il a condamné l'État à verser à M. A... une somme de 33 386,40 euros en réparation de son préjudice financier (perte de l'allocation adulte handicapé, de la prestation de compensation du handicap et de l'aide personnelle au logement) et une somme de 3 000 euros au titre de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence, le tout assorti des intérêts au taux légal à compter du 28 octobre 2024. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.

Avocat : CADOUX

4 novembre 2025• 4ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507293

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du préfet de la Gironde refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant camerounais. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant étant déjà sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français exécutoire et d'une assignation à résidence, sans que le refus d'enregistrement ne modifie sa situation. Aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte ou la méconnaissance des articles L. 431-2 et D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la requête a été rejetée.

Avocat : CHADOURNE

4 novembre 2025