1 942 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 942
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 971
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation de première chambre, a rejeté la requête de l’association syndicale libre du lotissement Tombulu Biancu et de la SCI Joseph Marie. Celle-ci demandait l’annulation d’un arrêté du 4 septembre 2023 par lequel le maire de Furiani avait délivré un permis de construire à la SAS Le Village pour modifier et créer des ouvertures en façade. Le tribunal a examiné la recevabilité de la requête au regard de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, qui exige que le projet soit de nature à affecter directement les conditions de jouissance du bien du requérant. Après avoir apprécié les éléments fournis, le tribunal a conclu que les requérantes ne justifiaient pas d’un intérêt à agir suffisant, rendant leur recours irrecevable.
Avocat : CABINET D'AVOCATS LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant à M. B..., ressortissant algérien, un certificat de résidence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne démontrant pas que la situation de son enfant français, dont il a la charge principale, nécessitait une intervention immédiate. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE).
Avocat : MENAGE
Avocat : MENAGE
Avocat : SAS HUGLO LEPAGE AVOCATS
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement de Mme A..., qui contestait le refus implicite du préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. La requérante n'ayant pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée de ses demandes d'annulation et d'injonction. Ses conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont également été rejetées.
Avocat : GAGEY
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de police. Le tribunal a fait application de l'article 42 de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006, renvoyant à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que le requérant, employé en CDI depuis près de cinq ans comme enrouleur-soudeur avec des évaluations très positives, justifiait de motifs exceptionnels. Par conséquent, le tribunal a annulé l'arrêté du 21 mai 2025 et enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour mention "salarié".
Avocat : GAGEY
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation du refus de permis de construire opposé par le maire de Nice pour le changement de destination d'un local commercial en restauration. Le tribunal a rappelé que l'autorité administrative ne peut refuser un permis pour fraude que si elle dispose, sans instruction complémentaire, d'informations établissant que le pétitionnaire n'a aucun droit à déposer la demande. En l'espèce, le tribunal a jugé que la commune n'apportait pas la preuve d'une telle fraude et que le motif tiré de l'absence d'accord de l'assemblée générale des copropriétaires relevait du droit privé, non du contrôle de légalité urbanistique. Par conséquent, la décision de refus a été annulée, et il a été enjoint à la commune de délivrer le permis sous astreinte. Les articles R. 423-1, R. 431-5 et A. 424-8 du code de l'urbanisme ont été appliqués.
Avocat : DELAGE - DAN - LARRIBEAU - RENAUDOT
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait le refus implicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Malgré une demande de régularisation fondée sur l'article R. 412-1 du code de justice administrative, il n'a pas produit l'acte attaqué ni la preuve du dépôt de sa demande. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a donc été rejetée sans examen au fond.
Avocat : CABINET HAGEGE
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par la Société immobilière de Guyane d’une demande d’indemnisation de 3 874,55 euros pour le préjudice résultant du refus de l’État de prêter le concours de la force publique pour une expulsion. La société requérante s’est ensuite désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 12 novembre 2025, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.
Avocat : PAGE JULIE
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a partiellement fait droit à la demande de M. B..., fonctionnaire territorial, qui sollicitait une provision pour les préjudices subis suite à un accident de service et une rechute. La commune de Bastia a été condamnée à lui verser une provision de 32 700 euros, incluant l'indemnisation des déficits fonctionnels temporaire et permanent, des souffrances endurées, et des frais d'assistance à expertise. Le juge s'est fondé sur le rapport d'expertise judiciaire et a appliqué les dispositions de l'article R.541-1 du code de justice administrative, retenant que l'obligation de la commune n'était pas sérieusement contestable. La commune a également été condamnée à rembourser les frais d'expertise et à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET D'AVOCATS LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par les parents d'une enfant en situation de handicap afin d'obtenir l'affectation d'un accompagnant (AESH) individuel pour 75 % du temps scolaire, conformément à une décision de la CDAPH. Le juge a rappelé le droit à l'éducation et à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants handicapés, garanti par la Constitution et le code de l'éducation. Il a estimé que la carence persistante de l'administration à mettre en œuvre la notification de la CDAPH depuis plus de deux ans constituait une situation d'urgence et une carence caractérisée portant une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'éducation. En conséquence, le tribunal a enjoint à la rectrice de l'académie de Rennes d'affecter un AESH individuel à l'enfant dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Avocat : PAGES - BAKHOS
Avocat : HAGEGE
Avocat : MENAGE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de la décision du président du conseil départemental du Val-de-Marne mettant fin à sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la demande était manifestement irrecevable, car le requérant n'avait pas produit, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code, une copie de sa requête en annulation de la décision contestée. Par conséquent, l'ordonnance rejette l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris sa demande d'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : GAGEY
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. F..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de l'Ariège du 31 mai 2025 l'interdisant de circulation sur le territoire français pour 36 mois. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen de la situation personnelle. Il a jugé que la décision, fondée sur l'article L. 622-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était légalement justifiée. Par conséquent, la requête a été rejetée.
Avocat : SELARLU HAGEGE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 23 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour deux ans. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision légalement fondée. Elle a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son absence d'attaches et d'activité professionnelle en France. Enfin, le tribunal a considéré que le préfet avait suffisamment motivé l'interdiction de retour en tenant compte des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : HAGEGE
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B... et Mme A... demandant l'annulation de l'arrêté du maire d'Aydat refusant un permis de construire une maison d'habitation. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que les requérants, en tant que pétitionnaires, n'étaient pas tenus de produire un titre de propriété en vertu de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme. Sur le fond, il a considéré que le maire n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant la règle de retrait par rapport aux voies publiques à l'ensemble de la construction, et non à sa seule façade principale, conformément au règlement du plan local d'urbanisme et par analogie avec le règlement national d'urbanisme.
Avocat : BENAGES
Avocat : MENAGE
Avocat : ACHOU-LEPAGE
Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE