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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

139 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

139

Décisions totales

383 581

Ordonnances

244 507

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : AINEEffacer tout
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2312795

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 918 euros à M. A... B... pour le préjudice subi du fait de son absence de relogement, après qu'il a été reconnu prioritaire par la commission de médiation le 3 juillet 2019. La carence fautive de l'État a été retenue à partir du 3 janvier 2020, date d'expiration du délai de six mois imparti au préfet pour proposer un logement, jusqu'au 15 septembre 2023. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que l'article R. 441-16-1 du même code, pour engager la responsabilité de l'État.

Avocat : HASSAINE

18 novembre 2025• 9ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2312823

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 15 000 euros à M. C..., reconnu prioritaire par la commission de médiation pour un relogement d'urgence, en raison de la carence fautive de l'administration à exécuter cette décision. La juridiction a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, engageant la responsabilité de l'État pour les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant, hébergé chez un particulier avec sa famille. La solution retenue indemnise les préjudices résultant du maintien de cette situation précaire depuis l'expiration du délai imparti au préfet pour proposer un logement.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : HASSAINE

18 novembre 2025• 9ème chambre (J.U)
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2200394

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A... d’une demande d’indemnisation de 300 000 euros pour les dommages causés à sa maison par des travaux publics de restauration de la berge de la Sarthe, menés par Le Mans Métropole et la société TLTP. En cours d’instance, M. A... s’est désisté de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté les conclusions des défendeurs présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation n’a donc été prononcée.

Avocat : SCP HAUTEMAINE AVOCATS

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303050

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de la SNC La Vabre, qui demandait réparation du préjudice économique subi lors de travaux publics réalisés d'octobre à décembre 2022 à proximité de son commerce à Vergèze. La société invoquait la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage (le syndicat intercommunal à vocation multiple du Moyen Rhôny) et la carence fautive de la commune de Vergèze dans la coordination des travaux et l'exercice de ses pouvoirs de police. Le tribunal a estimé que le préjudice allégué n'était ni anormal ni spécial, la société s'étant exposée en connaissance de cause aux nuisances liées aux travaux. Les conclusions indemnitaires ont donc été rejetées, sans qu'il soit besoin d'ordonner une expertise, sur le fondement des principes de la responsabilité pour travaux publics.

Avocat : CABINET FONTAINE & FLOUTIER

7 novembre 2025• 3ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2301446

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. B... d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant de sa prise en charge au centre hospitalier d’Avignon, en raison d’un défaut d’information et d’une manipulation inappropriée par un médecin. La responsabilité pour faute de l’hôpital a été retenue, l’expert ayant confirmé le lien entre le geste médical et les douleurs dorsales subies. Le tribunal a limité l’indemnisation aux préjudices personnels (déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées, préjudice d’agrément) et a rejeté les demandes relatives à la perte de chance, aux dépenses de santé non justifiées et aux pertes de gains professionnels, faute de lien direct et certain. La solution s’appuie sur les principes de responsabilité administrative et les dispositions du code de la santé publique.

Avocat : CABINET FONTAINE & FLOUTIER

6 novembre 2025• 4ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2103946

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme B... et de leur fils, qui demandaient l'indemnisation de leurs préjudices liés aux nuisances sonores des travaux de la ligne 15 du métro. La juridiction a jugé que les nuisances, bien que réelles, n'excédaient pas les sujétions normales imposées par un chantier d'intérêt général, d'autant que les requérants avaient emménagé après le début des travaux. La responsabilité sans faute de la société des Grands Projets n'a donc pas été engagée, et la demande d'expertise a été écartée comme inutile.

Avocat : DELAINE

6 novembre 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407085

Le Tribunal Administratif de MELUN (14ème chambre, DALO) a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire et devant être relogé en urgence depuis juin 2022, qui demandait réparation pour la carence de l'État à assurer son relogement. Le tribunal a constaté que l'État n'avait relogé le requérant que le 16 avril 2025, soit plus de vingt-sept mois après l'expiration du délai légal de six mois suivant la décision de la commission de médiation. Cette carence fautive a engagé la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est donc la condamnation de l'État à indemniser M. A... pour les troubles dans ses conditions d'existence subis durant cette période.

Avocat : DELAINE

29 octobre 2025• 14ème chambre, DALO
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402202

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en juge unique, rejette la requête de M. A... contestant une contrainte émise par la CAF de la Haute-Garonne pour le recouvrement de deux indus d’aide exceptionnelle de fin d’année (152,45 € chacun pour décembre 2018 et 2019). Le tribunal écarte les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et d’erreur de droit, en se fondant sur la délégation de signature régulière et la mise en demeure préalable conforme à l’article R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale. Il constate que le bien-fondé des indus a déjà été définitivement jugé par le tribunal (jugement n° 2204421 du 6 décembre 2023) et le Conseil d’État (décision n° 494240 du 25 octobre 2024), ce qui rend la contestation irrecevable. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. A..., y compris celles relatives aux dépens et à l’injonction.

Avocat : FAINE

29 octobre 2025• Cellule juge unique
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402362

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 192,01 euros pour la période de septembre 2021 à juin 2022. Le juge a écarté les moyens d’irrégularité, estimant que la décision attaquée était signée par une autorité compétente et dûment identifiée. Sur le fond, le tribunal a considéré que l’administration avait correctement calculé l’indu en tenant compte des indemnités journalières non déclarées par le requérant, et que ce dernier n’apportait pas la preuve d’une erreur matérielle. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles relatives au RSA et sur le code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : FAINE

29 octobre 2025• Cellule juge unique
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2401796

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. F... contestant un titre exécutoire émis par le département de la Haute-Garonne pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 521,68 euros. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le département, estimant que le requérant avait bien exercé un recours administratif préalable. Sur le fond, il a jugé que le titre exécutoire était régulier, notamment en ce qu’il mentionnait l’objet de la créance et que son signataire disposait d’une délégation de compétence. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la validité de l’avis de somme à payer.

Avocat : FAINE

29 octobre 2025• Cellule juge unique
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300432

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société Agora communication contestant la validité du marché public attribué par l'ADEME au groupement Consiliom-Plainitude pour l'organisation de voyages d'élus. La société invoquait son éviction irrégulière de la procédure, une pondération irrégulière des sous-critères, une erreur manifeste d'appréciation de son offre et un manquement au principe d'égalité de traitement. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par la société Agora communication n'étaient pas fondés et a rejeté l'ensemble de ses demandes, y compris celles indemnitaires et au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur les règles de la commande publique et les principes régissant le recours des tiers évincés contre un contrat administratif.

Avocat : SELAS SERY-CHAINEAU AVOCATS

22 octobre 2025• 2ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2112654

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme B..., agent de la fonction publique hospitalière, qui demandait la condamnation de l'EPSM de la Sarthe pour l'avoir maintenue en disponibilité d'office du 1er juillet 2017 au 8 août 2020, plutôt que de la reclasser ou de la placer en congé de longue maladie. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que l'établissement n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 et des décrets n° 88-386 et n° 88-976 de 1988 relatifs à la position de disponibilité dans la fonction publique hospitalière.

Avocat : SCP HAUTEMAINE AVOCATS

16 octobre 2025• 7ème Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512044

Cette décision du Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par Mme C..., agent de la Ville de Paris victime d’un accident de service. Le juge a ordonné cette mesure sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, la jugeant utile pour évaluer les préjudices subis. En revanche, la demande de provision de 5 000 euros a été rejetée, la créance n’étant pas suffisamment certaine en l’état de l’instruction. Enfin, la Ville de Paris a été condamnée à verser 1 500 euros à Mme C... au titre des frais de justice.

Avocat : DELAINE

16 octobre 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304251

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le syndicat intercommunal d’adduction d’eau potable et d’assainissement (SIAEPA) du Cubzadais-Fronsadais d’un recours en plein contentieux visant à contester un titre de perception de 1 049 313,15 euros émis par la région Nouvelle-Aquitaine et la décision de retrait d’une aide européenne FEDER. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation et l’absence de procédure contradictoire. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’affaire a été jugée après une audience publique, en application du code des relations entre le public et l’administration et du code de justice administrative.

Avocat : CABINET D'AVOCATS SEBAN NOUVELLE AQUITAINE

16 octobre 2025• 4ème chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400304

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SAS Gery-Schaepman, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour un garage situé à Saint-Denis. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions en annulation de la décision implicite de rejet de sa réclamation préalable, car cet acte est non détachable de la procédure d'imposition. Sur le fond, les conclusions en restitution ont été rejetées comme tardives, la société n'ayant pas présenté sa réclamation dans le délai raisonnable d'un an suivant la connaissance des impositions, conformément aux articles R.190-1 et R.196-2 du livre des procédures fiscales.

Avocat : FONTAINE AMANDINE

7 octobre 2025• R222-13 (JU 1)
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506021

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le centre intercommunal d'action sociale (CIAS) des Rives de la Laurence pour obtenir l'expulsion de Mme A B, occupante sans droit ni titre d'un logement d'urgence depuis le 18 juillet 2025. Le juge a fait droit à la demande, considérant que la prestation d'hébergement d'urgence assurée par le CIAS, établissement public administratif, constitue un service public administratif et que l'expulsion, utile et urgente, ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint à Mme B de libérer les lieux sous astreinte de 100 euros par jour de retard et autorisé le CIAS à procéder à son expulsion avec le concours de la force publique si nécessaire. La décision s'appuie sur les articles L. 123-5, L. 123-6 et L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : CABINET D'AVOCATS SEBAN NOUVELLE AQUITAINE

25 septembre 2025
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301268

Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d’office de Mme A, qui contestait un ordre de versement émis par l’EPIC Brides Tourisme en sa qualité de régisseur. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Le tribunal lui a donc donné acte de ce désistement par ordonnance.

Avocat : SPE SAS ANDERLAINE

24 septembre 2025
TA78Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2507073

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un titre de recette émis par la commune de Massy pour dépôt et abandon de déchets. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée du titre de recette attaqué, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée à l'intéressée, celle-ci n'a pas produit le document requis dans le délai imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a donc été rejetée par ordonnance.

Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE

19 septembre 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505485

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet du Bas-Rhin de lui délivrer un kit médical pour compléter sa demande de titre de séjour pour raisons de santé. Le tribunal a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à une décision administrative de refus de réexamen de sa situation, révélée par le mémoire en défense du préfet. Par conséquent, la condition de l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, les conclusions de M. B ont été rejetées, de même que sa demande au titre des frais de justice.

Avocat : FONTAINE

31 juillet 2025
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501830

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par la préfète des Vosges pour ordonner l'expulsion de M. C et Mme B d'un logement dépendant d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) qu'ils occupent indûment. Le juge a rejeté la requête préfectorale, considérant que les conditions d'urgence et d'utilité n'étaient pas suffisamment démontrées et qu'il existait une contestation sérieuse, notamment au regard de la situation médicale de Mme B et de l'intérêt supérieur des enfants mineurs scolarisés. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : COCHE-MAINENTE

15 juillet 2025