621 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
621
Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 271
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction pour une demande de renouvellement de carte de résident. La juridiction constate que l'administration a délivré le document sollicité après l'introduction de la requête, rendant ainsi la demande d'injonction sans objet. Elle condamne néanmoins l'Etat à verser à la requérante la somme de 800 euros au titre des frais exposés dans le litige, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCALBERT
Sujet principal : Demande d'injonction pour la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour autorisant le travail. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Le tribunal constate que la requérante a obtenu le récépissé sollicité en cours d'instance, rendant sa demande sans objet. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur l'injonction. L'État est toutefois condamné à verser 1 000 € à l'intéressée au titre des frais irrépétibles. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCALBERT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise classant sans suite la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B... Le juge a retenu que le refus d'enregistrement n'était pas légalement fondé, car il ne reposait pas sur l'incomplétude du dossier ou son caractère abusif, méconnaissant ainsi les articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été rejetée.
Avocat : SCALBERT
Avocat : ALBERTIN
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 11 novembre 2025 par lequel le préfet de Vaucluse a ordonné la remise aux autorités italiennes de M. B..., ressortissant marocain, assortie d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'un an. Le juge a estimé que la requête, présentée hors du délai de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour contester une décision de transfert, était irrecevable. En conséquence, la demande a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence ou les moyens soulevés.
Avocat : ALBERTIN
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à Mme B..., ressortissante malienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que le refus portait une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment à sa scolarité en BTS. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.
Avocat : SCALBERT
Avocat : ALBERTIN
Avocat : ALBERT ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 8 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que le droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) avait été respecté lors de l'audition en retenue. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Avocat : ALBERTIN
Le Tribunal administratif de Bastia, saisi par M. B... d’une requête en annulation d’un arrêté préfectoral portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et interdiction de retour, constate que l’intéressé a été transféré au centre de rétention administrative de Marseille. En application des articles R. 922-1 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au tribunal administratif de Marseille, dans le ressort duquel se situe le lieu de rétention.
Avocat : ALBERTINI
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation d'éloignement, a annulé l'arrêté du 26 mai 2025 par lequel la préfète de l'Ardèche refusait un titre de séjour à M. C..., ressortissant comorien, et lui faisait obligation de quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la violation de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le requérant justifiant d'une vie familiale intense avec sa compagne et ses enfants, dont il s'occupe quotidiennement. Le tribunal a également enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. C... dans un délai de deux mois.
Avocat : ALBERTIN
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 20 juin 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance des articles 7 et 9 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, au motif que le requérant ne justifiait pas d'un visa de long séjour et d'un contrat de travail visé, conditions nécessaires à la délivrance d'un certificat de résidence "salarié". Il a également jugé inopérants les moyens relatifs à l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, le préfet n'étant pas tenu de solliciter des pièces supplémentaires. La solution retenue confirme la légalité du refus de séjour et de la mesure d'éloignement.
Avocat : ALBERTINI
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C..., ressortissante ivoirienne, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 25 septembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, l’obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d’un an. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, une erreur de fait et de droit, ainsi que la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 432-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a examiné la légalité de l’arrêté au regard des dispositions du CESEDA et de la convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision porte sur le rejet ou l’annulation des mesures contestées.
Avocat : SCALBERT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, afin d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé un récépissé valable jusqu’au 6 juillet 2026. La juge des référés a constaté que les conclusions aux fins d’injonction avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant le surplus des demandes.
Avocat : TOBELEM ALBERT-DAVID
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. D... et Mme E... contestant les arrêtés du 25 septembre 2025 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. La préfète de la Drôme a retiré ces arrêtés le 18 novembre 2025, rendant sans objet les demandes d'annulation. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a également rejeté les demandes de frais de justice, les requérants n'étant pas la partie perdante.
Avocat : ALBERTIN
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre la décision du 8 décembre 2025 prolongeant son placement à l'isolement au centre pénitentiaire des Baumettes jusqu'au 9 mars 2026. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du vice de procédure, du défaut de motivation ou de l'erreur manifeste d'appréciation, n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire (articles L. 213-8 et R. 213-25) et du code de justice administrative.
Avocat : ALBERTINI
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 18 juin 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision était fondée au regard des articles L. 423-22, L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle devenue sans objet.
Avocat : SCALBERT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... épouse C.... Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, afin de pouvoir justifier de la régularité de son séjour et de travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure de sauvegarde dans un délai de 48 heures, n'était pas remplie, malgré la menace de suspension de son contrat de travail par son employeur.
Avocat : SCALBERT
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B..., ressortissante kosovare, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par la préfète de l'Ardèche. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision visait les textes applicables et exposait les éléments de fait pertinents. Il n'a pas retenu le défaut d'examen de la situation personnelle, considérant que la préfète avait suffisamment apprécié les circonstances de l'espèce. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les motifs indiquent un rejet partiel des moyens soulevés, en application des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ALBERTIN
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision du 3 novembre 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, le requérant étant privé de ressources et exposé à un risque d’expulsion locative, et qu’il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... sous quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous quarante-huit heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Avocat : SCALBERT