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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2600024

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2600024

jeudi 22 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2600024
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantTOBELEM ALBERT-DAVID

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, afin d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé un récépissé valable jusqu’au 6 juillet 2026. La juge des référés a constaté que les conclusions aux fins d’injonction avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant le surplus des demandes.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 janvier 2026, M. A... B..., représenté par Me Tobelem, demande à la juge des référés, statuant en application des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer afin de lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de la présente ordonnance et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de M. B... la somme de 2 000 euros au titre es dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que l’absence délivrance de ces documents l’empêche notamment de voyager.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 janvier 2026, préfet des Hauts-de-Seine conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Il fait valoir que le requérant bénéficie d’un récépissé valide du 7 janvier 2026 au 6 juillet 2026.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
-
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
-
le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Goudenèche, conseillère, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Considérant ce qui suit :

M A... B..., ressortissante algérien né le 4 juin 1987, a déposé une demande de titre de séjour portant la mention « salarié » le 20 novembre 2025. Par la présente requête, il demande à la juge des référés, statuant par application des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer afin de lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour.

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ». Si le juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521‑3 du code de justice administrative, peut prescrire en cas d’urgence, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures, autres que celles régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 du même code, notamment sous forme d’injonctions adressées tant à des personnes privées que, le cas échéant, à l'administration, c’est à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse, et sous réserve qu’elles ne fassent pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu’il ne s’agisse de prévenir un péril grave.

Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’enregistrement de la requête, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré au requérant un récépissé valide jusqu’au 6 juillet 2026. Par suite, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’injonction du requérant, qui ont perdu leur objet.

Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme que M. B... demande au titre des frais liés à l’instance.



O R D O N N E :


Article 1er :
Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d’astreinte de la requête de M. B....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.












Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M A... B... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy, le 22 janvier 2026.

La juge des référés,


signé

C. Goudenèche

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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